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Les rayons les moins réfrangibles vont se réunir plus loin que les autres , et forment l'aberration en longueur. Les plus grands recouvrent en partie ceux dont la lumière est la plus vive , et les entourent non seulement d'un nuage , mais d'une sorte de couronne diversement colorée , ce qui forme l'aberration en largeur ; les images que l'œil aperçoit alors sont tellement diffuses qu'on a de la peine à reconnaître les objets qu'elles représentent. On a détruit ces deux aberrations en construisant des lunettes achromatiques. (Payez Achromatisme et surtout Lun. achrom. )
L'aberration , en astronomie , est une illusion d'optique qui nous fait voir les étoiles où elles ne sont réellement pas. Elle a sa cause dans le mouvement progressif de la lumière , combiné avec le mouvement annuel de la terre.
La lumière que lancent les étoiles frappe notre œil , mais elle en est frappée aussi à cause du mouvement rapide de la terre dans son orbite. Les vitesses inégales de la lumière et de la terre nous font éprouver une sensation que nous ne devons pas , d'après les lois de la mécanique , rapporter au point où est le corps lumineux. En effet, si l'on représente par deux lignes le rapport de ces vitesses , et qu'on en construise un parallélogramme, sa diagonale sera l'expression de ces deux vitesses , et notre œil rapportera l'étoile observée dans la direction de celte diagonale , tandis qu'elle sera réellement dans la direction du côté qui représente la vitesse de la lumière.
Or, quelques étoiles fixes semblent d'écrire des ellipses de 4<>" de diamètre ; la vitesse de la lumière étant à celle de la terre comme îoSiSest à 1 , on trouve , en combinant ces deux vitesses comme nous venons de l'indiquer, qu'une étoile placée au pôle de Pécliptique devrait être vue à 20" de distance du point où elle est, ou bien se mouvoir dans un orbite de 4<>" de diamètre , ce qui s'accorde exactement avec l'observation.
On conçoit d'après cela que les ellipses produites par les mouvements apparents des étoiles placées hors du pôle