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r.iantur. Sacerdos candidâ veste cullus arborem scandit. Falce aureâ demelit. Candldo id excipitur sago. Tune demum victimas immolant, precantes ut suum donum Drus prosperum facial fus quibus dederit. Fecunditatem eo polo dari cuicumque animali sterili arbitrantur , contràque venena omnia esse remedio. Tanta gentium in rébus frivolis plerumque religio est! Le gui est le même symbole que !e 'rameau d'or, et l'âge d'or, par ses baies d'or et ses feuilles jaunes. Le chêne, qui dans sa vieillesse porte ce nouveau rejeton , est le symbole de l'intersection solsticiale du tropique du caper et de l'écliptique , qui finit et commence l'année : c'est l'arbre du bien et du mal ; c'est Janus h deux visages. ( V oyez Gui. ) E. J.

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AIDE-MAJOR. Voyez Service de santé.

AIDE MAJOR et AIDE-MAJOR-GÉNÉRAL. Voyez État- major.

AIDE DE CAMP. [Art militaire.) La dénomination (Vaille de camp est ancienne; les fonctions, fort inexac te m en t désignées par elle , le sont davantage. C'est , en effet , en considérant comme aides de camp les officier* spécialement attachés aux commandants des armées que Quintus Icilius fut un des aides de camp de César.

Il y eut de tout temps, et sous différents noms, des aides de camp dans nos armées.

So.us la première race de nos rois, des barons 1 étaient leurs aides de camp.

Avant Philippe-Auguste, des places d'aides de camp des rois de France* furent remplies par les connétables elles maréchaux, dont les attributions étaient mal déterminées.

Les rois de France , commandant leurs armées , ont toujours eu auprès d'eux, et comme aides de camp, plusieurs

■ Barons, de baro, pour vir, homme vaillant, etc.

. AID 415 seigneurs, au nombre desquels leur écuyer était de droit. Ces seigneurs, dit Lerouge J, furent les seuls qui eurent sous eux d'autres aides de camp ; et ces derniers / pris parmi les pages de la grande et de la petite écurie 2.

Les aides de camp ne furent pas toujours de simples porteurs d'ordre; ils eurent des fonctions particulières, et même des commandements. Ils étaient brevetés par le roi , distinction qui prouvait la juste importance que Ton mettait à leur choix.

Bientôt' cependant ce litre d'aide de camp se donna aux officiers qui aidaient le maréchal de camp à faire la répartition des différents quartiers dans un campement 3.

Plus tard on attacha des aides de camp à chacun des officiers généraux employés dans les armées.

Lors de la révolution, il y avait en France un corps de trois cents aides de camp. *

Ce corps fut détruit; et les généraux prirent daus les régiments d'infanterie et de cavalerie des aides de camp**, dont le nombre et les grades varièrent en raison de l'élévation des grades ou de l'emploi des généraux.

Ces dispositions ont été remplacées en 1818 par la création du corps royal de l'état major, corps alimenté par une école spéciale, et dans lequel seul les aides de camp peuvent être pris aujourd'hui.

Il est difficile de déterminer, de préciser les attributions

• Auteur du Parfait aide de camp. Paris, 1760.

» 11 y eut, sous Louis XIII, et au commencement du règne de Louis XIV, des aide» de camp d' 'armées ; il y eut, sous le ministère du duc de Choiseuil, des aides de camp de régiment. Les premiers n'eurent rien de commun, avec les aides de camp des généraux; les seconds étaient, dans l'acception actuelle du mot, les aides de camp des colonels; ils sont devenus les adjudants des régiments. En Allemagne, en Russie, etc., les aides de camp se nomment adjudants de généraux; en Espagne et en Italie , adjudants de camp.

J Dans 1 armée du roi, commandée par le duc d'Enghien, au siège de Thionville en i643, il y eut, dit Lerouge, jusqu'à vingt-deux aides de camp.

4 Pendant la terreur, les généraux purent prendre pour aides de camp jusqu'à des soldats.

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et les fonctions de ces officiers , presque tout résultant à cet égard de leur zèle et de leur mérite.

Entièrement au choix des généraux, ils doivent tout faire pour mériter leur confiance.

Rien de ce qu'un général peut désirer savoir, vérifier, connaître, n'est au-dessus de la position d'un aide de camp et ne doit être au-dessous de son dévouement.

Les reconnaissances, les visites, les tournées, sont éminemment de leur ressort.

Les moindres détails relatifs aux individus, aux services, aux localités , à la disciplinent aux opérations de la guerre , sont de leur compétence. 1

Toujours auprès de leurs généraux, ne les quittant que pour remplir avec célérité les missions qu'ils en reçoivent, signalant leur zèle , leur activité par tous les moyens possibles , et également hommes d'épée , de cheval et de plume , les aides de camp doivent être , dans les marches, les batailles, les manœuvres, l'œil et l'oreille ({e leurs généraux; dans les cabinets, les rédacteurs de leur correspondance, et hors de là les porteurs de leurs ordres écrits ou verbaux.

On le voit, dans l'intérêt des généraux et des troupes, les places d'aides de camp ne devraient être occupées que par des sujets instruits et distingués ; et cependant des considérations personnelles les ont trop souvent fait confier à des jeunes gens sans capacité , sans mode.stie et sans expérience.

Il est au resle peu de preuves de valeur et de talents que des aides de camp n'aient données dans le cours de nos immortelles campagnes ; et plusieurs d'entre eux , parvenus aux premiers grades militaires , ont honorablement attaché leurs noms à celte grande époque de guerre devant laquelle pâlissent les plus mémorables faits d'armes des temps anciens et modernes, et qui, dans les siècles les plus éloignés, brillera comme un météore. {Voyez État major. ) Le G" Tu... t.

AIG 4ly AIGLE. ( Antiquités. ) Ce roi des oiseaux a été consacré à Jupiter depuis le jour qu'ayant consulté les augures dans l'île de Naxos, avant d'entreprendre la guerre contre les titans, il parut un aigle qui lui fut d'un heureux présage. La fable dit aussi qu'un aigle eut soin de fournir à Jupiter du nectar pendant son enfance; et pour l'en récompenser le père des dieux plaça cet oiseau parmi les astres. L'aigle se voit ordinairement dans les images de Jupiter , tantôt aux pieds du dieu, tantôt tenant la foudre entre ses serres. Les Grecs observaient le vol, de l'aigle quand ils prenaient les auspices. Priam, voulant attaquer la flotte des Grecs pour ravoir son fils Hector, pria Jupi- , ter de lui annoncer sa protection par l'apparition d'un aigle volant à sa droite. C'est d'une apparition semblable, dont Romulus fut favorisé lors de la fondation de Rome , que vient l'enseigne des légions romaines, qui était une aigle d'or ou d'argent posée sur une pique les ailes ployées et tenant un foudre dans une de ses serres. Par suite, les Romains rendaient un culte aux aigles , aux enseignes militaires, et aux empereurs déifiés, dont elles portaient les médaillons, clypei. Ils faisaient des libations en leur honneur, les frottaient avec des parfums et les couronnaient de fleurs. Une aigle avec le mot -consecratio désigne sur les médailles l'apothéose d'un empereur. On trouve quelquefois des aigles pour marquer la consécration des princesses , telle que Marciana. Cette apothéose est ordinairement annoncée par le symbole du paon , parce que cet oiseau était le symbole de Junon, comme l'aigle était celui de Jupiter. On voit des aigles sur les médailles, sur les arcs de triomphe et sur les colonnes. La ligure de l'aigle y est quelquefois surmontée de la représentation d'un petit temple. E. J.

AIGLE. (Histoire naturelle. ) Habitués à la servitude presque des l'origine de l'état social , les hommes la virent partout. Comme ils avaient des rois, ils imaginèrent que les animaux en devaient avoir. Pour eux l'aigle devint celui

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des oiseaux , et le lion fut le roi des quadrupèdes. La force, l'audace , un goût de rapine et l'habitude de verrerie sang, furent les marques auxquelles on crut reconnaître les dominateurs de créatures qui, plus indépendantes que nous, n'en ont jamais reconnu. La mythologie fit de l'aigle l'oiseau de Jupiter, parce que, dans son vol hardi, il semblait s'élancer aux cieux, où l'on plaçait le trône de la divinité.

Les aigles ont le bec fort et tranchant , les pieds nerveux, les doigts robustes , armés d'ongles puissants et très aigus , les ailes étendues et infatigables , la vue perçante , l'air farouche, et le caractère féroce. Ils se retirent dans les rochers inaccessibles, où l'énorme quantité de nourriture , qu'exige leur insatiable appétit les force à vivre solitaires au milieu des ossements blanchis de leurs victimes.

Long-temps les aigles ont été pour les naturalistes un genre d'oiseaux de rapine que leur force et leur taille semblaient isoler au milieu des êtres que l'on regardait comme leurs sujets. Linné , que n'a point ébloui une suprématie purement hypothétique, n'a vu en eux que de simples faucons , et les a rangés avec la plupart des oiseaux de proie , soit qu'ils fussent réputés nobles , soit qu'on les regardât comme ignobles, dans un seul et même genre, dont ils ne forment véritablement qu'une simple section. {Voyez Faucon.) ■

Comme l'aigle était sensé l'oiseau du maître du tonnerre , on en fit aussi le symbole de la puissance , et le compagnon de tous les dominateurs. De là l'usage d'en porter l'image en tête des gens de guerre, usage qui, des légions romaines transmis jusqu'à nous, se perpétua d'empire en empire, parce qu'il est de la nature humaine d'imiter toujours ce qui se fit une fois. Et comme l'adoption de l'aigle pour insigne de l'empire passa des Romains aux peuples modernes dans ces temps de barbarie où l'ignorance fut presque toujours la compagne du pouvoir, en devenant un caractère héraldique, le nom de l'animal

AIG 421 changea de genre; de sorte qu'en ternie de blason, on dit Paigle autrichienne ou impériale, tandis que dans le langage scientifique ou habituel le mot aigle est masculin. On appelle aiglon le petit de l'aigle.

Cependant en cherchant dans la force et dans la férocité de l'aigle l'image de la royauté, on ne cessa de l'ennoblir ; partout ce compagnon de Jupiter le suit et veille à la garde de ses foudres vengeurs : mais soit que Jupiter courroucé punisse les hommes en les exterminant par les eaux d'un déluge , soit qu'il les frappe et les anéantisse des feux de son tonnerre, il ne fait jamais de son aigle l'exécuteur de ses sentences sanglantes ou le bourreau de ses victimes; c'est le vautour qui, dans de telles circonstances, est chargé d'un horrible ministère que les rois de la terre n'ont pas toujours regardé comme indigne d'eux. Dans un temps voisin de l'époque actuelle , on a vu un monarque réformateur d'un grand empire, dont l'aigle est aussi l'emblème, couper lui-même la tête des coupables qu'il avait condamnés.

L'énorme quantité de nourriture qu'exige le vorace appé tit de l'aigle le force à vivre solitaire ; à peine souffre- t-il que la femelle habite le domaine où il s'est établi. Avide de carnage, il méprise pourtant une proie timide et trop facile : ce n'est que lorsque la faim l'y oblige qu'il se jette sur les petits oiseaux. 11 dévore la chair palpitante, il se délecte du sang encore vivant; c'est le tigre de l'air. La plus grande détresse peut seule l'obliger à s'abattre sur des cadavres; nous l'avons vu plus d'une fois planant dans les cieux au-dessus d'un champ de bataille dédaigner d'y descendre , tandis que l'abject vautour y déchirait le corps des braves demeurés sans sépulture. L'aigle supporte des jeûnes rigoureux, et peut vivre long-temps sans manger; il n'en devient que plus redoutable. Quelques espèces vivent de poisson. Ce sont celles-ci qui sont fort grandes et qu'on aperçoit quelquefois perchées , immobiles sur les rochers du rivag-c dont elles ont la couleur , guetter au loin leur

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proie à travers les vagues , soit pendant le jour douteux des tempêtes , soit pendant les jours sans nuage des temps les plus sereins , sans que jamais l'obscurité ou l'immense lumière paraisse fatiguer leurs yeux perçants. Les aigles dis tinguent du plus haut des airs l'humble reptile rampant sur l'herbe, et ne dédaignent pas de fondre sur lui comme un trait. S'il faut en croire Klein, leur existence s'étendrait à plusieurs siècles.

Les naturalistes ont décrit un assez grand nombre d'aigles de toutes les contrées de l'univers où ces oiseaux se trouvent répandus. Parmi ces espèces on doit citer VaigL impérial, dont la femelle n'a pas moins de trois pieds de hauteur. Cet oiseau , dont le cri est sonore et menaçant, quille rarement les hautes montagnes; il donne la chasse aux daims et aux chevreuils, dont il emporte des quartiers entiers dans son aire , établi dans les rochers inaccessibles , et qui devient un charnier infect par la continuité de tels repas. Ce nid, bâti solidement avec de fortes pièces de bois qui l'étaient, est, comme celui des autres aigles, large et plat; il reçoit chaque année deux et quelquefois trois œufs ovales alongés; l'incubation dure trente jours, et dès que les petits sont assez grands pour pourvoir à leur nourriture ils sont aussitôt chassés non seulement de l'asile paternel, mais eucore du canton, qui bientôt ne pourrait plus suffire à la consommation de la famille augmentée.

Le Jeanle-Blanc. Ce nom, bien ignoble pour ud aigle , fut imposé par Buflbn ; l'oiseau qui le porte construit son aire sur les sapins les plus élevés des grandes forêts de la France et de l'Allemagne ; il donne de préférence la chasse aux reptiles. . v

Le pygargue, dont l'orfraie ou grand aigle de mer n'est qu'un état dans le jeune âge, est celui qui préfère le poisson aux animaux à sang chaud. On admire l'adresse avec laquelle il le saisit de ses serres à la surface d'un étang; sa chair en contracte un goût insupportable.

Vaigle royal» celui de Jupiter, ou le plus commun,

AIG 423 habite nos grandes forêts , et n'en sort que pour se jeter sur nos troupeaux; les faons, les agneaux et les lièvres composent ordinairement ses repas. Il vient enlever audacieusement les seconds au milieu de leurs pareils, sans que les cris des bergers paraissent l'effrayer beaucoup.

On a quelquefois étendu le nom d'aigle à d'autres animaux de classe différente au sein des mers , ainsi une raie qui figure assez bien un aigle volant a-t-elle été appelée par les naturalistes raia aquila. Il n'est pas jusqu'à une coquille qui porte le nom d'aigle ; celle-ci (bulimus bicarinatus 9 Brug. ) , qui appartient au genre agatine du savant 1M. de Lamark, était naguère une des plus rares et hors de prix. On n'en connaissait guère que trois dans les collectious; elle s'y est récemment un peu plus répandue , mais n'y est pas moins encore estimée 1 5o francs. B. de St.-V.

AIGRE. (Agriculture. ) On dit d'une terre qu'elle est aigre quand elle est essentiellement marneuse. Cette nature de terrain est difficile à cultiver ; elle offre une texture impénétrable à Peau , devient dure comme la pierre par la sécheresse , et se transforme en marais par la pluie.

AIGU. (Musique.) Se dit d'un son perçant ou élevé par rapporté un autre son. On voit. par cette définition que le mot aigu est opposé au mot grave, mais qu'il faut toujours une comparaison entre deux sons pour donner une idée juste du grave et de l'aigu; car un son grave, par rapport à un plus aigu , peut devenir lui - même aigu par rapport à un plus grave ; mais , pour la définition la plus juste, il faut dire que, dans deux sons comparés, plus les vibrations du corps sonore sont fréquentes , plus le son est aigu. x B...N.

AIGUADE. (Marine.) Lieu où les navires peuvent trouver de l'eau douce pour remplacer celle qu'ils ont consommée à la mer.

AIGUILLE. (Architecture.) Monument égyptien dont les Grecs ont fait o&Xoç, qui signifie broche. (V oyez Obélisque.)

De nos jours , on appelle ainsi l'espèce de pyramide en charpente qu'on élevait sur le comble et au centre de la croisée des églises gothiques.

Cette construction prend son nom d'une pièce de bois principale appelée aiguille, qui, placée au centre de la pyramide, s'élève de sa base jusqu'à son sommet. [^oyc:

FlECHE.) v D...T.

AIGUILLE AIMANTÉE. ( Marine. ) {Voyez Bous

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