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gées en épi , ainsi qu'on en voit encore dans les galeries du Colisée à Rome, à la ville Aérienne, à Pompeia, etc. La pente de ces terrasses était d'à peu près deux pouces par toise. On avait soin , chaque année , de leur donner une couche d'huile pour les préserver de l'humidité et de la gelée.
Selon Vitruve , les Romains fabriquaient pour leurs salles à manger, et leurs chambres d'hiver, une autre espèce d'aire h la manière des Grecs , et qu'ils appelaient àaap*™; elles ne se composaient que d'une forte couche de rudus, et d'une plus faible de nucleus , dans laquelle ils ajoutaient du charbon pilé , qui, bien broyé avec le tuileau et la chaux, formait un stuc presque noir, et fort agréable à la vue. La propriété de cet enduit était d'absorber à l'instant le vin que les convives pouvaient répandre , ou toute autre cause d'humidité.
Aires modernes. Les aires qui s'exécutent de nos jours tant à Naples qu'à Rome et autres contrées de l'Italie se font presque de la même manière qùe les aires antiques; le lastrlca des Napolitains, avec lequel ils font non seulement leurs planchers intérieurs , mais aussi les terrasse* qui couvrent leurs bâtiments , est composé de deux par ties pouzzolane une partie tuile, et deux parties chaux me.
L'aire à la vénitienne, appelée composto, est également composée de pouzzolane , brique pilée et chaux vire; mais avec cette différence, que la deuxième couche, quon pourrait appeler nucleus, est faite de chaux, de pouz zolane passée au tamis, et de fragments de marbres les plus précieux. C'est avec étonnement qu'on remarque dan* le plancher de la grande salle du palais du doge non seulement du porphyre et du serpentin, mais encore fa jaspes et jusqu'à du lapis.
Depuis dix ans l'aire à la vénitienne s'exécute à Paris, non seulement avec le plus grand succès comme solidité . mais encore avec une telle précision qu'on en fait des compartiments dont le seul tracé présente de grande* difficultés. Dans ce genre, nous devons à MM. Pcrcier et
Fontaine l'aire de la colonnade du Louvre , du côté de Saint-Germain-l'Auxerrois.
Aire de plâtre. C'est l'enduit qui se fait sur le lattis des planchers.
Aire de grange. Se pratique au moyen de mortier, de ciment, ou même de salpêtre fortement massivé.
On fait encore des aires en plâtre gâché , avec une eau décolle forte, de la suie, ou avec du sang de bœuf. Ces aires acquièrent une grande solidité si, surtout lorsqu'elles sont bien ressuyées , on a soin de passer dessus une forte couche d'huile chaude. D...T.
AIRE. {Marine.) Vitesse d'un navire. On dit d'un bâtiment qu'il a beaucoup ou peu à* aire, c'est-à-dire qu'il se meut vite ou lentement.
AIRES ( pbincipe des). {Mécanique.) Lorsqu'il arrive que les forces accélératrices qui sollicitent un point matériel ont des moments égaux et contraires par rapport à un point fixe , pris pour origine des coordonnées, les équations du mouvement conduisent à une conséquence remarquable qui constitue ce qu'on nomme en mécanique le principe des aires , et qu'on peut énoncer ainsi : les aires comprises entre les rayons recteurs , menés de l'origine à trois points d'une trajectoire, étant projetées sur un plan quelconque qui passe par le point pris pour origine, sont proportionnelles aux temps employés à décrire les arcs interceptés , lorsque le mobile ne se meut qu'en vertu d'une impulsion , ou lorsque les forces accélératrices qui l'animent sont constamment dirigées vers cette origine. La réciproque de cette proposition est également vraie.
Nous ne nous arrêterons pas à démontrer ce théorème , qui n'est qu'une conséquence des équations de mouvement ; on la trouvera développée ailleurs. {Voyez Mouvement.)
Il faut en dire autant du principe de la conservation des aires y dont nous nous contenterons de donner l'énoncé. Dans le mouvement d'un système de points matériels, liés fixement entre eux , soumis à leur attraction mutuelle , et