‹ Encyclopédie moderne, ou, Dictionnaire abrégé des sciences, des lettres et des artsChapitre 53 sur 62 · AIS · texte numérisé non relu

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qui ne sont sollicités par aucune force accélératrice, les sommes des aires décrites autour d'un point quelconque sont proportionnelles aux temps employés à les décrire, lorsqu'il n'existe aucun point fixe dans le système.

Le principe des aires reçoit en astronomie une application d'une grande importance. Comme chaque planète se meut dans une orbite elliptique dont le soleil occupe le foyer (du moins lorsqu'on fait abstraction des perturbations) , et que cette révolution est produite par l'attraction mutuelle que ces deux astres exercent l'un sur l'autre, on se trouve dans les circonstances où nous venons de dire que le principe des aires a lieu. Si on imagine une droite menée du soleil à la planète , droite qui est appelée rayon recteur , et si la planète entraîne cette ligne avec elle dans son mouvement, elle formera dans ses positions successives des secteurs elliptiques, dont la surface sera constante , si on la considère après des intervalles de temps égaux quelconques. Ainsi lorsque la planète sera plus rapprochée du soleil , elle devra courir avec plus de rapidité, pour que , dans le temps dont il s'agit , le sectear décrit ait la même surface ; la hauteur de ce secteur étant plus petite , il faut que la base soit plus longue pour que l'aire reste la même. Au contraire , et par la même raison , quand la planète se trouvera dans la région la plus éloignée do soleil, elle devra aller plus lentement.

C'est en cette proposition que consiste la première des lois de Kepler, qu'on énonce ainsi : le rayon recteur d'une planète décrit autour du soleil des aires proportionnelles aux temps employés à les parcourir. Les conséquences de ce théorème seront développées. {F oyez Lois de Képler) Nous montrerons que les variations de vitesse dues au mouvement elliptique d'une planète autour du soleil sont principalement déterminées par cette propriété qui donne la première et la plus forte inégalité , connue sous le nom à'èquation du centre, F.

AIS. {Architecture.) Signifie en général une planche

AIT 4&9 d'une longueur et d'une largeur indéterminées , sans avoir égard à la qualité du bois. 11 se disait autrefois plus particulièrement des planches à coulisse qui servaient à fermer la devanture des boutiques.

AIÏRES. {Architecture.) Vieux mot qui signifie les dépendances d'un bâtiment ; de là est venu connaître les êtres fVune maison.

AJOURNEMENT, (législation.) Voyez Citation. AJUSTEMENT. (Architecture.) On entend par ajustement la disposition des formes ou des ornements employés à la décoration tant intérieure qu'extérieure des .édifices.'

AJUSTEUR. (Technologie.) Dans. l'art du monnayage, on appelle ajusteur l'ouvrier qui est chargé de donner aux flans des monnaies le poids déterminé par la loi. Les flans sont des pièces de métal rondes, destinées à être frappées sous le balancier. Avant de recevoir l'empreinte , le poids en est vérifié par l'ajusteur, qui les met dans une balance nommée ajustoir, à cause de son usage ; les flans qui se trouvent peser trop ou trop peu, sont ramenés au poids légal par une soustraction ou une addition de matière , sauf une légère tolérance accordée pour la facilité de l'opération.

Les flans de monnaies doivent peser , savoir :

La pièce d'argent de 1 franc — 5 grammes.

La pièce d'or de 20 65

Dans plusieurs arts mécaniques, on donne encore le nom d'ajusteur à l'ouvrier qui rassemble les parties d'une machine , les fait cadrer les unes avec les autres , et les fait fonctionner. C'est souvent la partie la plus difficile et la

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plus délicate d'un art , et surtout celle qui exige le plus d'exactitude et de précision. L'ouvrier qui ajuste les pièces d'horlogerie est connu sous le nom de finisseur.

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