CHASTETÉ
CHASTETÉ. Il est des ordrcj^ ou l'on ne serait pas admis si Fon n'avait pas oonservé sa chasteté ; il en est d'autres où il est de rigueur de l'avoir perdue avant d'y entrer. ( Koyex^ Filles iCEPENTiEs. ) Mais , dés qu'on a mis le pied dans une communauté , quelle qu'elle soit , la continence devieni une loi sacrée^ qu'on ne saurait ei^reindre san$ en porter la peine et dans ce bas-monde et dans f éternité!
Qu'on ne s'ima^ne pas qu'en soumet^nt les religieux au vdeu de chasteté , on veuilie^ étein-
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dre eiï eux toutes les jouissances de la- nature^ et les conduire âu port sans orages ; quel mérite alors resterait au Chrétien? U faut qu^il dis* pute , qu'il arraclie la victoire au démon : aussi , dans bien des couvens , n'attrait^oti pas admis un homme mutilé (i). On lit dans la Chronique des Chanoines réguliers de Saint - Jean-* deS'* Fiffnes, de Soissons , par le P. Legris ( édition de 1617 , ch. 8 , pag. 290 ) : Intérim àmedico et ehirurgo visitêtur No^itiusj ne eunuchus re^ cipiatur. Si on reconnaissait au postulant pri^ mum quod animale^ il était reçu à bras ouverts^ dans Tcspérance qu'il pourrait acquérir dans la suite id quod spiritiude ; mais si y au contraire , il était du notobrè de ceux dont il est parlé dans te chapitre defrigidis et rnaleficia^ tis y il était renvoyé : c'est que, pour faire vœu de chasteté, il faut pouvoir le transgresser:
(i) Nous yerroDsdans Vartide consacré wxFraneiscains que les premiers Frères Mineurs, ayant remarqué qu'un des leurs était comme insensible aux attaques des passions et aux mouremens de Thumanité^ le soupçoûnérent d^étre femaie, et ordonnèrent une enquête pour éeiaircir leurdoute. Les Jésuites c|ui se trouyaient à la cour dePbUIppç II» Roi d'Espagne , étaient tellement impassibles , qu'on les soupçonnait d'avoir des berbes pour éteindre la concupiscence. (^ojezCKiMts atrocks.)