JÉSUS
La Société; trouvant cette épitaphe trop simple pour un béros si sublime ^ y substitua celle-ci :
Qai que tu sois^
Qui te représentes dans ton esprit
L'image du grand Pompée ,
De César ou d'Alexandre ,
Ouvre les yeux à la vérité ,
Et tu verras sur ce marbre
Qu'Inigo
A été plus grand
.Que tous ces conquérans.
Parmi les lettres «t les papiers de feu ma* dame la Ducbesse de Longueville/se trouva la copiç d'un vœu quç M, le prince de Conti avait fait en i653 , à Bordeaux , d'entrer et de mourir dans la Compagnie de Jésus* Le voici tel qu'il a
a66 BNGTCLOPÉBIE
été ecMttmu nique par M. Aubert, Ancien aumônier de madame de Lôùgueville :
iésxk&j Marie, Joseph ^ Ange gardieti , bienheureux Père Ignace.
« Dieu tout-puissant et éternel, moi Armand w Bourbon « quoiqu'indigne de me présenter de- » vaut vous, m'appujant néanmoins sur vos bon- » tés et sur vos miséricordes infinies, et poussé » du désir de vous servir, j'ai fait vœu à Votre » Divine Majesté de dhasteté perpétuelle, en » prÀence de la Très-Sainte Vierge et de toute » la Cour céleste, et je me propose fermement » d'entrer dans la Compagnie de Jésus , dans » laquelle je désire ardemment de vivre et mou- M rir pour votre plus grande gloire. Je supplie » donc votre bonté et votre clémence infinies , M par le mérite du sang de Jesus^ Christ , d'a- » gréer cet holocauste, et de me donner la grâce » d'accomplir ce vœu , comme vous me l'avez » donnée abondante pour m'en inspirer le désir « et pour vous offrir ce sacrifice. » Ainsi soit- il. Fait à Bordeaux , te 2 de février, fête de la Purification de la Sienhéureuse Vierge Marie , et signé de mon sang, l'an de notre salût i653 , et de mon âge aS et quatre mots.
a Sainte Marie > Mère de Dieu et Vierge^ je D vous choisis pour ma protectrice et mon avo- » cate, et vous supplie très-instamment de m'ai^ » der à garder mon vœu et à mettre à éxecution » ce que je me propose. » Ainsi soit*iL
Ce Prince ne s'acquitta point de son vœu ; il épousa, en 1654) Anne-Marie Martinozzi , nièce du Cardinal Mazarin. Mémoires historiques y politiques, critiques d^Amelot de la Houssaje, X. a y art. Gondé-GontI; page 422.
Le Jésuite est semblable aii cbat , Qdi poût mietnc mordre nott» caresse ; Mais le traître ^ quaùd il oo^obat , A des griffes d^une autre espèce.
Aussi rancunier qu*un minet , Et plus téirribte en sa vengeance , Il cbercfae & ëertir de hochet Quand sa patte tient un stylet , Car le meurtre est sa jouissance.
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MORDACHE.
MORDACHE. Espèce de pinces dont les no- Vices se serraient les lèvres^ afin de s'accoutumer au silence religieux.
MORT (PiKEs BB la).
MORT (Pères db la)^ ou religieux de Sainte- Paul. Prendre l'habit , c'est mourir au monde; maiS; de tous les ordres religieux^ il n'en est point où l'on puisse mourir plus promptement et plus souvent que chez les Frères de Saint-Paul.
A la profession , le religieux est mis dans un cercueil^ recouvert d'un drap mortuaire, et après toutesles prières pour les défunts ^ chaque Frère jette de l'eau bénite sur le profès , en lui disant : Mon Frère , vous êtes mort. Charles- Quint ^ qui s'était aiSlié à cet ordre ^ vit aussi faire ses obsèques six mois avant sa dernière heure.
L'habit des Frères est noir , et orné par une tête et des os de mort. Pans le réfectoire^ ou au fond de leurs cellules ^ ils ont devant les yeux le
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crâne de quelque mort. Us ne se rencontrent jamais sans se dire mutuellement : Songez à la mort ! Voilà pourquoi ils sont appélës Pères de \ la mort.
L'usage des jeûnes , des disciplines , des mortifications , est fréquent chez eux. On y porte Mn si graiid respect au Prieur^ qu'on ne lui parle jamais que nu - tête , à genoux y et après avoir baisé la terre. La désobéissance y est punie par la prison.
Les religieux d'un couvent de Pologne possèdent le portrait de la Sainte -Vierge ^ peint par Saint Luc. On ne connaissait en France aucune maison de cet institut.