ORIGINE DE LA VIE MONASTIQUE
Tous les siècles y toutes les religions ont vu de ces hommes qui , sacrifiant toutes les jouissances terrestres à l'espoir d'une vie meilleure ^ ont paru dédaigner les bien£aiits de la Provi* dence , et leur préférer les plus austères privations. Les Juifs eux«mêmes , quoique plus sur^ chargés d'observances religieuses qu'aucun àu«-' tre peuple y avaient néanmoins leurs Théra* pentes. On nommait ainsi ^ dit Philon^ un grand nombre d'hommes et de femmes ^ qui abandonnaient pères » mères y frères et sœurs y rompaient tous les liens qui les retenaient à la société^ comme si l'on ne trouvait la Divinité que dans le sein des déserts.
I^e prosélytisme des premiers Chrétiens les
ads ENOYClOPtOIE
éloîgBft d'abord* de h sdlHudev Ih cotdptiretit , dalifi^ Tintérét dé leur reKgidn iMtissBtnt^ ^ <juSl$ Bè devaient pa^ dérober aiix yeu:it <léia? '^mê VécïSLt de lew^s Tertae^ Phis de dëùt siècle^ ^^^ eôulérent airani qtrè diés A«alèh6rètëé pëit^nj^ sent la Thébaïde , et eô ne fel qtl'éil lï&g ipië Saint Paul^ premier Ermite, s*y retira pour échapper à la persëctrtitrff de l'empereur Dice. Saint Antoine , et beaucoup d'autres Egyptiens comme lui f Tf MinvéM bién*k. Gkàëttà d'eux se bâtissait une petite cellule ^ et vivait de fruits sat^^éé et de racines. Bientôt Saini Paei^éles résstmUi» en différessries' wiùjmtfÈMLtés^ Td^fe £ttt Vorîgihe êm mimoÉhisiiie.
« L^ivMterité des àkcmes egy'piieii» , dit Fisbbé «» Fléùr^ , donMtant (feu» la persëvéranaf eolxs^ N tante eà une rh' parfaitélàent unifornié; èè » epii eit phn dwnr à la^ mitere tjule Takei'nâtfffë M des ipéÊÊtemces tes pfto»' tvièens^ an^ec <|ôe^iftie » vèl^dhemeiit. Anssi^ ne pon^mn^iWinf cilôices»^ >f ni draSjDies , ib carcabdé 1er : poui^ les dici^ n plinesf ou fla^Uatioiis» ^ il d'en était psis esù^ » eore faitméntionv i» Dés Fan 366v Sârât' Héld^ rJoA éMblit dansî 1« PalestifiKJ des itt<afâ»tèt^ seinblàbles à eeu« d'Egypte. Bfetfféi: la vî^r ift«» nastique s'introduisit da^ la Syrie , VAitOiiéM^t h Pont , k Gappadoce y et d«m toutes les p^r-
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ûe» de l'Orieni. Saini Basile , ^i a? ak été moîo6> fit une réglé qui fut suivie par tcms^ ot» T€^if^Gak y âo» qti'ik en eussent ibesoin pciur étrecoiilcinus^ itiaî» afin qu'ilsipitsieiit-leus avaoïir oer dans l»per£eotîon d'un pds unifmrme* Vers l-aai , 340 y SaÂnt At&anaae en Italie ^ , Saint Màrfîi^ daaa les Gsialea/foiKi^eatles pvemierft mociastedres ^ cpl se imikiplîèrent bientôt par teiite^ la. Chrétienté } et lé mnbte des* moii^s ouit aï glpand , ^pti^f dam la seiile Egypte > où leur toitu coilUBàadsit la Tëhdi^tion ^ on-en comptait^ vers la fin du 4' siècle^ pktis de s€^ix«ntetseize niille. Enfin^ au x6' siècle y i$ajAt Benoît fit pouF les xnoitiee du Mont^asnn ime règletjui devint edle dé teut FOcoîdent.» {P'oje»
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FA]LIMiPS£»T£ ( M abfusgki^). . Ob appelle
palimpseste tm Mié^A îMiWiscrVt qâi a étë gratté pour recevoir une nouvelle écriture.
Après l'invasion des Barbares ^ le parchemin étant devenu fort rare , et les moines , craignant de laisser perdre les trésors de leurs saintes doctrines y grattaient les manuscrits de Fantiq^uité
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pour y substituer leurs ouvrages. « Ainsi , dit » le Père Montfaucon , à c[ui Ton pourrait repro-^ » cher d'avoir pris trop de goût aux études profanes* » — « Ainsi les Polybe y les Diodore de » Sicile , et d'autres auteurs que nous n'avons M plus y furent métamorphosés en trioddns , en » pentécostaires et en homélies. » — «< Ainsi , » ajoute un autre écrivain y les- méditations » pieuses ou les soupirs ascétiques d'un Soli- » taire de la Thébaïde ont pu remplacer les » Amours de Didon ou les chants voluptueux » de Lesbie. »
Cependant telle est l'idolâtrie de notre malheureux siècle pour les dangereux ouvrages du paganisme, que mille voix se sont élevées pour féliciter M. Angelo Mai^ bibliothécaire du Vatican^ qui^ avec une patience infatigable^ plaçant les palimpsestes entre ses yeux et la lumière y a retrouvé sous les écrits des moines les mots mal effacés de plusieurs manuscrits primitifs dont on croyait la perte consoinmée^ et est ainsi parvenu à leur donner une nouvelle vie.
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