PERRUQUES ECCLÉSIASTIQUES
PERRUQUES ECCLÉSIASTIQUES. Voici
venir un article extrêmement curieux sous tous les rapports ; le lecteur nous saura gré de lui faire faire connaissance avec le savant ouvrage de FAbbé Thiers. Et d*abord, pour prouver l'utilité du résumé de VHistoire des Perruques, nous allons rapporter entièrement la préface de l'auteur.
et II y a aujourd'hui tarit d^ecclésîastiques » qui portent perruque , qu'on a tout sufet de M croire qu'ils sont persuadés au moins, pour la » plupart, que cet ornement étranger ne leur » est point interdit, et qu'il n'a rien en soi qui ne
9 convienne à la bienséance de leur profession» » C'est pour les retirer de leur erreur que j'ai » entrepris cet ouvrage, àla.sollicitationdequel- » ques personnes solidement pieuses y et yrai- » ment zélées pour la discipline de l'Eglise , et » que je l'expose aux yeux et au jugement du » public^ sous le titre è! Histoire des Perruques^ » Je pouvais le faire paraître sous un titre plus » juste, et qui donnât plus précisément l'idée de » la matière que j'y traite \ mais te génie el le » goût du siècle ne l'ont pas voulu, par une raison » que bien des gens n'auront pas de peine à de-
» viner.
» J'y explique d'abord l'antiquité (}e& j^ri^u* » ques , leurs différens usages, l^urs. foiemi^ di- » verses ; je iais voir ensuite que . jQCiUes, .tkes » ecclésiastiques sopt condaninées |;ar \^s .règles »de l'Eglise; et après avoir ^ B^cpatré, oopihîen » celles des mpines sont irrénulières çt n^qas- » trueuses y je réponds aux objections que peu- » vent alléguer les ecclésiastiques et les moines » qui s'en parent , et je finis par proposer les » moyens qufs l'on peat employer pour, a^rréter » le cours de ce désordre , et le retrancher âb- » solument de l'Eglise. \..\\ ^•
» Je trouve souvent dans mou cbemin les per* » ruques des laïcs; m^iis je les passe sans leur
agi EiircTCLopÉDiB
» rien dirç ^ parce qu'elles ne sont ni de mon » dessein ni de ma compétence*
» Cependant , comme la pluspart des preuves » dont je me sen pour combattre les perraques » des eçdésiatiqaes -, peuvent fort justement » s'appliquer à celles"^ des liâes , op jngeta fa^- » eilement qu^il nW guère plus permis a|ix • laïcs qu'ans eecl^iastiques , de poirter per- » ruque,
» Quoi qu'il en ëoit^ Je prie Diëp> d^ns le hkn*^ n gage de Tef taïUien ^ que la paix et la griee de » Notre-SeignéuF Jësus tetnbe avec abondanoe » sur les personnes qui liront cette histoire (et » moi mon r^timé ) , avec tranquillité d'e^rit^ » et qui préféreront la vérité k la coutume ? M Hœo ûum bona paoe bgeniibM vetitatem can-^ » sueiudini prœponenUbus , pttx et graiia à » Domino neâO^ J&bu redundet- »
Au verso de la table des matières est écrit :
Approbation de M. CoUsin.
« J'ay lu Yffistùire des Penm^Ms, où je n'aj » rien ttouvé qui ne soit conforme à la Foy ca^ » tholique , apostolique ei romaine ) en foj de » quoy j'aj signé le présent eei^tifiâat, pour ter » moignér à Monseigneur le CSbtmcelier qu'il
»> pouvait, s'il luy plaisoit, accorder un priyr- » lëge. Â Paris ; ce quatrième de juillet 1689.
» Et à la fin de Vouyrage,^e ttroaye le privilège » du Roi , en date à Versailles , du douzième i> jéu^ de fHSiHèt 9689; Signes par Is Rdt en son n GotiseY) , et ftoeUé. M
MaùjcteuiaM ^ne aou^ soBUEbee^ parfaiJiteQtent Ml régie i lais^oifs tôntië h éêk^mlU je9ui|k{uè de côté , el en avant le réunie de Vffisioife de^
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