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B..., homme de 39 ans. Malade depuis le début de septembre, entre à l'hôpital le 26 octobre 1927, pour de la fatigue générale et de la température. Dans ses antécédents on note une crise de rhumatisme articulaire aigu à l’âge de 17 ans.
Le malade a présenté dans la suite une lésion valvulaire mitrale.
La température est à 39°-40° avec des oscillations. Le pouls est à 120. Le malade est très anémié. j
On constate au niveau de la base un petit souffle systolique très net certains jours, disparaissant quelquefois, à d’autres momoments un double souffle.
L’hémoculture pratiquée est négative.
Les urines présentent de l’albumine.
Malgré l'absence de phénomènes articulaires permettant de supposer une reprise de rhumatisine articulaire aigu, on donne du salycilate de soude. Il est absolument sans action sur la température.
L'anémie est de plus en plus prononcée.
Le malade succombe sans phénomènes nouveaux, le 271 novembre 1927, un mois après son entrée à l'hôpital, 2 mois après le début des accidents.
À l'examen anatomique, on découvre une lésion valvulaire mitrale ancienne et des lésions récentes végétantes, au niveau des sigmoïdes aortiques.
L'une de ces végétations adhère à la face inférieure de la valvule antérieure. L'autre est pédiculée, cylindrique comme un petit crayon et s'interpose entre les valves. sÀ
C’est très certainement cette végétation mobile qui donnait lieu aux! souffles variables constatés au niveau de la base.
La rate énorme présente des infarctus multiples.
Gros foie cardiaque.
Gros reins blancs.
pui
OBSERVATION IX Service de M. Lutembacher
Endocardite aortique ancienne. Végétations récentes sur les deux valvules mitrales. Température élevée. Mort très ra-
pide après un traitement toni-cardiaque.
R..., 25 ans, garçon de ferme.
Entre à l'hôpital le 21 juin 1928, pour de la dyspnée avec œdèmes des membres inférieurs. La température est à 39°. Le malade est pâle et bouffñ ; il présente de la danse des artères.
À l'examen, la pointe du cœur bat dans le 5° espace ; la ma-
tité cardiaque paraît augmentée. On entend un souffle diastolique au niveau du 2° espace intercostal droit. a
On note deux hydrothorax qu'on évacue, puis on, fait le traitement toni-cardiaque suivant : 1/4 de mmgr. d'ouabaïne toutes les vingt-quatre heures pendant 3 jours.
Malgré l'absence d'antécédents rhumatismaux nets, on pratique ensuite un traitement salycilé per os et intra-veineux!
Pas de changement. à
La dyspnée et l’anémie augmentent.
Une hémoculture est négative.
La température est toujours à 39°.
Le 29, on évacue de nouveau 1 litre de liquide pleural.
Puis on fait une nouvelle injection d’un quart de milligramme d'ouabaïne.
Le 30, quelques minutes après la 2° injection d’ouabaïne, le malade meurt brusquement ; 20 jours après le début des accidents.
L'examen anatomique montre :
Un gros épanchement péricardique séro-fibrineux.
Un ventricule gauche considérablement dilaté.
Au niveau des valvules sigmoïdes des lésions de scléroses anciennes ayant déterminé une insuffisance aortique.
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Sur les deux faces de la valve interne de la mitrale de petites végétations : fibrineuses molles et récentes ; de même sur la face interne de la valve interne.
Foie : énorme, atteint de dégénérescence cardiaque.
Rate : volumineuse avec un infarctus.
“Reins normaux.
En résumé : ts aortique ancienne, endocardite mitrale infectieuse secondaire. |
ie ef Wei: LOBSERVATION : X
Service de M. Lutembacher
Aortite ancienne syphilitique. Hémiplégie chez un homme ‘jeune. Végétations fibrineuses secondaires sur les lésions ‘anciennes. Température élevée, mort rapide.
-$., 31 ans, surveillant de chemin de fer.
Vinu à l'hôpital le 11 mars 1926 pour une hémiplégie RTS $
Il aurait présenté antérieurement deux crises de rhumatisme articulaire aigu.
Au cœur, on note un double souffle de la base. Le malade a une réäclion de B.-W. très positive dans le sang ; on fait un traitement mixte arsenical et mercuriel, le malade sort amélioré.
Il revient dans le service le 1% octobre 1928. | »
Depuis 3 semaines, il présente des douleurs dans les articu-
lations avec de la température ; on lui a prescrit du salycilate-
de soude per os, il est mal supporté.
Au cœur, on retrouve le double souffle de la base constaté
en 1926.
Le malade est anémié et dyspnéique ; la tempéraure à 39°.
On institue: un (raitement intra-veineux de salycilate de sou