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broncho-pneumonies grippales. Les infections génitales chez la femme jouent un rôle important. Toutes les suppurations les plus bénignes, furoncles, pyorrhée, alvéolodentaires, comme les plus graves, angiocholite, ostéo- -myélite, peuvent intervenir.
__ Le streptocoque a été particulièrement mis en cause. On a voulu faire du streptocoque viridans l’agent exclusif de cette complication. Il n’en est rien et, dans a’autres cas, on a pu démontrer l'intervention du pneumocoque, du staphylocoque. Récemment, le P° Teissier, P. Gastinel et Reilly ont observé une endocardite secondaire au cours d’un érysipèle chez un malade porteur d’une sténose mitrale d’origine rhumatismale. Tout faisait sup- poser l'intervention du streptocoque. Cependant l’hémotoculture permit d'identifier un bacille paratyphique C retrouvé dans les lésions pariétales de l’oreillette.
Etude Clinique
Dans la forme subaiguë de l’endocardite secondaire des cardiaques l’état infectieux se caractérise par une: température élevée : elle présente de grandes oscillations : s'élevant le soir à.39° ou 4o°, pour redescendre lematin à 37°5-38°. Cette température se poursuit sans rémissions importantes pendant les quelques semaines, ou. les > où 3 mois qui représentent la durée habituelle de: cette complication septique.
On sait que dans la forme lente, la température est à 38°-38°5, avec de longues périodes d’apyrexie. Elle se poursuit pendant de longs mois quelquefois pendant 3 ou À ans, tant qu’un accident embolique grave n’inter-vient pas.
Dans la forme subaiguë « cette courbe thermique con-traste étrangement avec l’état général qui n’est pas ce lui des états toxi-infectieux aigus. La langue est humide; le malade mange volontiers, demande à se lever ».
Gependant une anémie grave se développe le plus habituellement. Elle se reconnaît à la décoloration des muqueuses, à la grande pâleur du visage à laquelle s’ajoutesouvent une teinte subictérique. Cette dernière semble
A r , \ La Q être la conséquence d'une hémolyse intense en particu--
lier dans certaines infections streptococciques. Dans plusieurs observations de M. Lutembacher, le nombre des globules rouges ne dépasse pas 2 millions, les hématies sont déformées, prennent mal les colorants.
Le nombre des leucocytes est augmenté avec polynu- cléose prédominante.
Cependant Schilling a montré que la monocytose sanguine était fréquente, mais plus particulièrement dans -les formes lentes.
-Pour Merklen et Wolf il s’agirait là d’une monocytose endothéliale.
L'état physico-chimique du sang (en particulier sa stabilité colloïdale) est modifié : le temps de coagulation est raccourci.
Le début de cet état infectieux est souvent imprécis. Quelquefois il apparaît au décours d’un état grippal à la suite d’une angine d’une rhino-pharyngite, d'une bronchiolite ou. broncho-pneumonie. Chez la femme, c’est à la suite d'une fausse- couche, d’un accouchement septique, qu’une élévation thermique insolite et prolongée attire l'attention, : |
Les diagnostics les plus divers sont successivement portés pour expliquer cet état fébrile que ne légitime aucune localisation, apparente. On parle de fièvre typhoïde atypique, de tuberculose, de fièvre. de Malte, d'état septique, des voies biliaires ou rénales. Parfois la cardiopathie, préalable est méconnue. Dans d’autres cas, on sait qu’elle existe, mais on n’établit aucun. rapprochement entre la lésion ancienne et cicatrisée du cœur et. l’état
infectieux actuel. Le plus souvent, les signes cardiaques :