‹ Engraissez vos volailles avant de les offrir en venteChapitre 3 sur 10 · LA VENTE DE GRAIN SOUS FORME DE VOLAILLES · texte numérisé non relu

LA VENTE DE GRAIN SOUS FORME DE VOLAILLES

Il y a un autre aspect de la question au point de vue national: c'est le surcroît de revenu que l'on peut obtenir du grain vendu sous forme de volailles, par comparaison à celui qui va à l'élévateur. Par exemple, pour les volailles comme les Plymouth Rock Barrées, il faut environ 4^ livres de grain mélangé pour produire une livre de chair; les races les plus légères en exigent près de 6 livres. Au prix moyen minimum de 6 cents, qui est le prix des catégories inférieures de volailles offertes au Canada et en nous basant sur les chiffres que nous venons de citer, nous voyons que le grain mélangé, qui n'obtiendrait pas plus de 50 cents les cent livres sur le marché, rapporterait, même sous forme de poulets de qualité inférieure, tout juste le double, c'est-à-dire $1. Si les volailles étaient de meilleure race, le rapport serait encore deux fois plus élevé, c'est-à-dire de $2.36 les cent livres de grain. En d'autres termes, le cultivateur qui donne un mélange de grain à des races de volailles de table obtient $2.36 les cent livres pour le grain qu'il utilise de cette façon. Ce surcroît de bénéfice sur la vente des volailles des meilleures catégories par comparaison à celles de qualité inférieure s'explique par le fait qu'il faut moins de grain pour les premières et que leur viande se vend 10 cents au lieu de 6 cents la livre. Il y a plus: quand on se donne la peine d'engraisser spécialement, avant de les vendre, les volailles qui ont passé la saison sur un libre parcours, on peut en obtenir 13 cents la livre, ce qui donne $3.06 les cent livres de grain, c'est-à-dire le prix du grain pendant la guerre! Si toutes les volailles vendues au Canada étaient de cette catégorie supérieure, les cultivateurs canadiens y gagneraient un gros surcroît de revenu- Il suffirait pour cela de finir ces oiseaux avant de les vendre, c'est-à-dire de leur donner un peu plus de soins et un peu plus de nourriture.

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