‹ Engraissez vos volailles avant de les offrir en venteChapitre 6 sur 10 · C'EST LE CULTIVATEUR QUI DOIT FAIRE CET ENGRAISSEMENT · texte numérisé non relu

C'EST LE CULTIVATEUR QUI DOIT FAIRE CET ENGRAISSEMENT

C'est sur la ferme, par le cultivateur lui-même, que cet engraissement devrait être fait. Si le cultivateur s'y refuse, il vaut mieux évidemment qu'un autre s'en charge avant que la volaille soit vendue, mais le producteur perd de l'argent à ne pas le faire. Celui qui vend ses volailles encore maigres néglige une bonne occasion d'augmenter ses bénéfices. Cet engraissement se pratiquait couramment vers l'année 1900; beaucoup de cultivateurs canadiens avaient leurs propres "épinettes d'engraissement" et finissaient leurs propres volailles; il se vendait ainsi une bonne qualité de volailles grasses sur lesquelles le cultivateur avait la

majeure partie des bénéfices. Beaucoup de ces volailles engraissées en épinettes étaient exportées sur la Grande-Bretagne où elles jouissaient dïtne haute réputation. Lorsque les temps devinrent meilleurs, les cultivateurs se désintéressèrent de ce travail; ils consentirent à laisser à d'auties le bénéfice s'ils voulaient se donner la peine de nourrir et de préparer les oiseaux. Il ne s'est pas engraissé beaucoup de volailles depuis cette époque, et c'est pour remédier à cet état de choses que cette circulaire a été préparée. Ce que nous cherchons à obtenir en premier lieu, c'est que les volailles soient engraissées, et en deuxième lieu, que cet engraissement soit fait par le producteur lui-même.

La question de la vente ne rentre pas dans le cadre de ce bulletin, qui se propose principalement de traiter de la nécessité de mieux engraisser les volailles. Nous ne parlerons donc de la vente que dans la mesure où elle affecte la préparation des volailles habillées. Disons, cependant, que pour vendre de la façon la plus avantageuse il faut suivre la demande courante du marché et s'attacher à produire du mieux possible ce que le marché demande. Cette demande aujourd'hui est pour les volailles de la meilleure catégorie, bien emballées, prêtes à être distribuées. La grosseur des oiseaux est également une question à considérer; depuis quelques années on demande des volailles plus petites, spécialement sur le marché anglais où de fortes expéditions de volailles canadiennes ont été vendues en ces deux dernières années. Les dindons les plus recherchés par les acheteurs anglais sont ceux qui pèsent de dix à quinze livres et les poulets les plus appréciés ceux qui pèsent de deux livres et demie à trois livres, pas plus de quatre livres, dans tous les cas.

L'organisation de "pools" locaux de volailles permet aux producteurs d'assembler, de classer et d'emballer leurs volailles de façon à répondre aux exigences de la demande et de s'éviter les frais de faire l'emballage eux-mêmes. Ce mode de vente a été adopté par un grand nombre de producteurs dans presque toutes les provinces.

A quelle époque doit-on vendre? Nous répondons sommairement à cette question dans le chapitre qui traite des différentes espèces de volailles. La majorité des volailles sont vendues en automne, quand les oiseaux ont assez bien pris leur forme. Si l'on pouvait s'arranger de façon à avoir certaines espèces comme, par exemple, les poulets qui ont commencé à se jucher, prêts pour la vente en été, avant que la production principale soit mise sur le marché, on aiderait ainsi à prévenir le surplus qui se produit généralement en automne et on obtiendrait sans doute de plus hauts prix au commencement de l'été.

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