CHARTE DE PHILIPPE LE BEL
PORTANT CONFIRMATION DE l'aCCORD DE MARIAGE ENTRE GUILLAUMi; DE TANCARVILI.E ET ISAHEL DE MARIGNY *.
[ExlraU.)
« On a vq, dans le récit de la querelle du çife de Ifprcoprt avec Robert de ïancarville, qu'Enguerrand de ^arigiiy avait pris parti pour Robert. Soit que cette circonstance eiit ftit p^îtrp des
' liUloire ^%t c^dl€a^ et ^e$ $ire^ de Tancarville^ par ^. DevîUçj in-8, Rouen, 1834, p. 146 et suiv.; et Pièces ju$tificativei^ p. 339 et suiv.'
ENGUEIWAND DE MARIGNY. 307
rapports d'intimité entre les deux familles, soit par motif qui avait dicté, en 1205, !e mariage de la fille de Guillaume lll do Tanparville avec le fils du chambellan de Philippe-Auguste, elles ne tardèrent pas à s'unir par des liens plus étroits. Robert de Tancarville était mort depuis stpt années; sa veuve, jalouse de voir revivre le nom de Tancarville, conclut avec Enguerrand do Marigny un accord de mariage entre le seul fils qu'eût laissé Robert, le jeune Guillaume, et Isabelle, fille d'Enguerrand, bien que les fiancés n'eussent point encore dépassé Tâge de sept ans. Dans son impatience de conclure cette union, la dame de Tancarville fit établir, par une enquête, que les jeunes conjoints y entendaient déjà malice j ce sont les propres expressions dont on se servit : Doit espaces. Le mariage eut lieu.
« Enguerrand de Marigny, dont les richesses passaient pour Immenses, donnait à sa fille mille livres do rente à asseoir en pays àe Can^, et une somme de dou?e mille livres une fois payée, dont l'intérêt devait être servi par lui, à dix pour cent jusqu'à parfait payement*. L'acte de mariage fut passé à Rouen, le 23 octobre 1309, dans la maison de la dame de Tancarville, sur la place du Marché-aux-Veaux, aujourd'hui place de la Pucelle. Ce ^nariage anticipé ne porta pas de fruits. »
L'original de la Charte confirmative de Philippe le Bel, qu'on va lire, appartient à M, Auguste Le Prévost :