Smote him, le frappa , comme
6. I may be some little comfort, je puis être de quelque petit soulagement.
puis la frappa trois fois, et, comme personne n'ouvrait, il entra ; Annie était assise avec son chagrin, à peine de retour de l'enterrement de son petit; elle ne se souciait guère de voir un visage humain, elle tourna sa face vers la muraille et se mit à pleurer. Alors Philippe, qui étal* resté debout, lui dit en hésitant : « Annie, je venais vous demander une faveur. » 11 dit : l'expression qu'elle mit dans sa triste réponse : « Une faveur d'une personne si triste et si abandonnée que je suis ! y> le déconcerta à moitié. Cependant, sans être invité à le faire, sa timidité et sa tendresse étant aux prises, il se plaça à côté d'elle et lui dit :
« Je venais vous parler de ce qu'il souhaitait, Enoch, votre mari. J'ai toujours dit que vous aviez choisi le meilleur de nous deux — un homme fort, car où il met. tait son cœur, il mettait aussi sa main pour faire la chose qu'il voulait et persévérait jusqu'au bout*. Et pourquoi a-t-il entrepris 2 ce voyage fatigant et vous a-t-il laissée seule? Ce n'était pas pour voir le monde — par plaisir? — Non, mais pour avoir de quoi3 donner à ses enfants une éducation meilleure que Ja sienne ou la vôtre avaient été ; tel était son désir. Et s'il revient, il sera contrarié de trouver que les heures précieuses du matin ont été perdues ; et cela l'affligerait même dans sa tombe, s'il pouvait savoir que ses enfants courent libres comme des poulains sur le terrain vague. — Eh bien, Annie, maintenant, — ne nous sommes-nous pas connus toute notre vie? — Je vous supplie, par l'amour que vous portez à Enoch et à ses enfants de ne pas me dire non, — car, si vous voulez, qua id Enoch reviendra, eh bien, alors il me