‹ Enoch Arden;Chapitre 9 sur 33 · Nor compensating the want, ni ne compensant le manque · texte numérisé non relu

Nor compensating the want, ni ne compensant le manque

pour accepter moins, el toujours se demandant 4 ce que dirait Enoch. Car, plus d'une fois, dans des jours de difficulté et de gêne, elle avait vendu ses marchandises pour un prix inférieur à celui qu'elle avait donné pour acheter ce qu'elle vendait : elle ne réussissait pas et s'attristait en le constatant, et ainsi en attendant cette nouvelle qui n'arrivait jamais, elle gagnait pour les siens une pauvre subsistance et vivait d'une vie silencieuse et mélancolique 2.

Or le troisième enfant était né malade et devenait encore plus malade, quoique la mère s'occupât de lui avec toute la sollicitude d'une mère; néanmoins, soit que ses affaires l'appelassent souvent loin de lui, soit qu'il manquât 3 de ce dont il avait le plus besoin ou qu'elle n'eût pas les ressources nécessaires pour payer la voix qui aurait pu lui dire ce dont il manquait le plus — de quelque façon que ce fût, après une maladie de langueur, — avant qu'elle ne fût avertie de ce danger, — comme un oiseau qui s'échappe de sa cage, l'innocente petite âme s'envola.

Dans cette même semaine où Annie l'enterra, le cœur fidèle de Philippe qui désirait vivement 4 la paix d'Annie (depuis qu'Enoch était parti, il n'avait pas jeté les yeux sur elle), lui reprocha5 de s'être tenu si longtemps à l'écart. « Assurément, dit Philippe, il m'est permis de la voir maintenant, je puis lui apporter quelque petit soulagement 6. » Il partit donc, traversa la chambre solitaire sur le devant, s'arrêta un instant à une porte intérieure,

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