‹ Enqu sur le serpent de la Martinique [vip fer de lance, bothrops lancetc.]Chapitre 17 sur 93 · HN · texte numérisé non relu

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On dit que les cabris sont très-sensibles à l’action du venin du serpent, et qu’ils en meurent promptement. Les moutons le sont un peu moins, mais ils succombent aussi. On m'a cité nombre de cas de chiens, de chats qui sont morts de la piqûre du Fer de lance.

Il n’est pas vrai, dit M. Guyon, que la piqûre du reptile pu | comme on le prétend dans le pays, sans'action sur le cochon. Cette opinion s’est établie d’après la considération de l’enveloppe graisseuse qui entoure cet animal, « En effet, la graisse « du cochon est différente de celle de tous les autres animaux

. « quadrupèdes, non-seulement par sa consistance et sa qua-

« lité, mais aussi par sa position dans le corps de l’animal. La « graisse de l’homme et des animaux qui n’ont point dessuif « (comme le chien, le cheval, etc.) est mêlée avec la chair « assez également. Le suif, dans le bélier, le bouc et le « cerf, etc., etc., ne se trouve qu'aux extrémités de la chair ; « mais le lard du cochon n’est ni mêlé avec la chair, ni ra- « massé aux extrémités de la chair : il la recouvre partout et « forme une couche distincte, épaisse, et contenue entre la « chair et la peau; cette couche peut avoir plusieurs pouces « d'épaisseur. » (BurFron.) On a donc pensé que cette couche devait être inerte, impropre à l’absorption, etcapable d’arrèter et de neutraliser les effets du venin ; mais on n’a pas songé que, pour arriver à cette couche, il faut traverser la peau qui est parfaitement organisée, très-vasculaire et éminemment : absorbante. Quoi qu’il en soit, M. Guyon à fait appel de tous ces j; 04 de pra ee à l'observation directe, et voici ce qu'il

« J’ai fait passer, le 20 février, à huit heures a matin, dans « la fesse gauche d’un cochon, parsept ou huit piqûres, tout le « venincontenu dans les vésicules de deux vipères de 8 pieds, « dont une femelle jaune encore pleine d'œufs. La quantité du « venin était considérable, et j'avais fait pénétrer les crocs « dans l'épaisseur des muscles. Peu après l'expérience, légère

« tuméfaction des parties piquées, semblable à celle qui avait . « suivi l'expérience du matin ; l’animal a un peu de pue à

« marcher.

« 21, à six heures du matin, gonflement de toute la fesse

« gauche, au-dessus et au-dessous des piqûres, jusque r

« l'abdomen et la poitrine; point de S sensible

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