DEUXIÈME OBSERVATION
M. **#, d’une bonne constitution, étant à la chasse le 3 novembre dans les grands bois qui couronnent les hauteurs de Saint-Pierre, fut piqué par un très-gros serpent, vers midi environ. 11 se traîna comme il put jusqu’à la case la plus voisine; mais plus d’une heure s'était écoulée avant qu’il pût être pansé : ce fut, comme dans l'observation précédente, M. Beausoleil qui appliqua son pansement. Jusqu’alors on s’était contenté de faire prendre au blessé quelques cordiaux alcooliques. M. Beausoleil multiplia les scarifications, ainsi que nous le dirons plus tard en faisant connaître son pansement, et donna des soins assidus à l’infortuné M.***; mais ses soins furent sans succès. M.*** mourut à neuf heures du soir. Je n’ai point vu le malade; j’ai appris des personnes qui étaient auprès de lui qu’il s'était refroidi graduellement, était tombé dans des sueurs froides etabondantes, s'était beaucoup plaint du membre qui était le siége de la piqûre, qu’il avait eu un malaise épigastrique et précordial fort insupportable, des nausées et un ou deux vomissements, des lipothymies vers la fin assez fréquentes; il disait qu’il lui semblait que le venin lui montait au cœur. Point de selles, pas de toux, point de convulsions, aucune douleur autre que celle que nous avons indiquée. Il avait conservé jusqu’au dernier moment toutes ses facultés intellectuelles.
M. Beausoleil m’a assuré que lorsqu'il pansa le malade, une heure après l'accident, le gonflement était considérable. Il avait constaté trois piqûres : 1° deux assez rapprochées,; 9° une troisième, distante des autres de près de 15 lignes. Ces piqûres saignèrent beaucoup; cependant le malade, qui était d’un grand courage et qui n’avait pas perdu ses sens au moment où il avait été piqué, assurait que le serpent ne s’était élancé sur lui qu’une seule fois.
Le 4 novembre, à midi, l’autopsie fut faite par moi et par
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MM: les docteurs Fazeuille et Lagrange. La roideur cadavérique est très-prononcée ; mais la face et presque toute l’habitude extérieure du corps sont parfaitement naturelles; les ecchymoses du dos et des parties déclives ne sont pas plus marquées qu’à la suite d’une mort ordinaire.
On reconnaît au premier coup d’æil le membre qui est le siége de la piqûre, c’est la cuisse gauche ; elle est énormément tuméfiée et présente une teinte bleuâtre sous-cutanée; çà et là il y a des plaques plus foncées que d’autres. Je constate soixantescarifications très-superficiellesne dépassant pas lépiderme, faites dans tous les sens, au-dessus comme au-dessous de la piqûre, et toutes longues d’un pouce environ. M. Beausoleil, présent à l’autopsie, me désigne les piqûres, lesquelles ont été aussi scarifiées, mais très-légèrement ; ces piqûres se trouventà trois travers de doigt au-dessus du genou, à la partie interne de la cuisse : c’est d’abord une scarification un peu plus béante que les autres et emplie par un caillot noirâtre, (M. Beausoleil me dit que par cette scarification il a réuni les deux piqûres, qui n'étaient distantes que d'une ligne ou deux.) A quinze lignes de là, dans une direction oblique, se trouve l’autre piqûre ; il en découle encore un sang fluide. Un stylet, introduit par cette ouverture, pénètre à un demi-pouceenviron et semble suivre une direction oblique et courbe, qui retrace la forme d’un croc. La peau du membre enlevée, tout le tissu cellulaire sous-cutané mis à découvert est le siége d’une infiltration sanguine, depuis deux pouces au-dessus de l’arcade crurale jusqu’à la racine des orteils. Le sang infiltré est plutôt noir que rouge, très-fluide, ayant l'aspect et la consistance d’un liquide vineux; l’infiltration s'étend à tout le contour du membre, excepté à la plante du pied. L’aponévrose crurale, ainsi que la jambière, mise à découvert avec le plus grand soin en raclant avec la lame d’un scalpel, nous constatons, au niveau des points piqués, qu’il n'existe aucune piqûre qui puisse faire croire que cette aponévrose ait été pénétrée; cependant le tissu cellulaire intermusculaire offre une infiltration pareille à celle du tissu cellulaire sous-cutané; mais l’infiltration est moins forte à mesure qu’on pénètre profondément vers l’os du fémur. Beaucoup des fibres musculaires superficielles participent à l’infiltration; mais le centre même des muscles est rose et intact. Il n’est pas facile de distinguer les
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glandes de l’aine, qui sont noyées au milieu de cetteinfiltration : leur volume n’est point augmenté. La veine saphène, bien disséquée partout, évidemment n’a pas été pénétrée, quoique les piqûres soient placées sur son trajet ; elle est vide à l’intérieur; ses parois sont blanchâtres, on n’y trouve aucun caillot : en un mot, du haut en bas elle est parfaitement saine. L’artère et la veine crurales offrent un sang fluide noir, sans caillots ; leurs parois sont aussi saines.
Le membre, dans son aspect général, paraît être le siége d’une vaste et profonde contusion : mais toutes ces altérations s'arrêtent d’abord à deux ou trois pouces en avant dans le tissu cellulaire de l’abdomen, au-dessus de l’arcade crurale et en arrière dans la partie inférieure de la fesse gauche. Le scrotum même du côté malade est intact, et l’autre membre est parfaitement naturel.
. La cavilé crânienne n’a pas été examinée. Le périshré offre environ une cuillerée de sérosité claire : le cœur est flasque, mou ; il contient du sang noir, sans aucun coagulum, liquide, ayant l’aspect déjà décrit : sa membrane interne est naturelle et n'offre sous elle aucune ecchymose. L’aorte et tous les gros vaisseaux n’offrent rien de particulier. Les poumons sont rosés, crépitants, sans adhérences ; leurs lobes inférieurs sont légèrement engoués par un sang fluide ; mais cet engouement n’est pas plus considérable que celui qu’on observe dans une foule d’autres cas. Les plèvres vides et sèches; les bronches vides, naturelles ; les glandes bronchiques infiltrées de sang, molles; les glandes mésentériques, au contraire, sont saines. Le fote, flasque, contient beaucoup de sang noir et fluide ; la substance jaunâtre prédomine sur la rouge. Bile ordinaire assez claire et poisseuse ; membrane interne de la vésicule biliaire saine.
Rate et reins sains ; vessie vide.
Estomac très-dilaté, contient beaucoup de liquide, reste des boissons administrées au malade. La membrane muqueuse offre une coloration générale d’un rouge vineux, résultant d’un pointillé très-fin et très-serré , semblable à une éruption de purpura. Aucune arborisation distincte des vaisseaux : point de ramollissement, même dans le grand cul-de-sac.
L’'intestin gréle offre quelques plaques d’un pointillé rouge, semblable à celui qui a été décrit dans l’estomac ; il n’y a au-
cune trace d'hémorrhagie interne : l’appareil des glandes de
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Peyer.et de Brunner est à l'état normal : les gros intestins sont médiocrement distendus par des gaz, contiennent des matières fécales dures ; leur membrane interne est sans aucune altération. |
Si, revenant sur nos pas, nous arrêtons notre attention sur les faits principaux contenus dans ces deux observations, le premier, et pour ainsi dire le seul qui nous frappe, est la lésion du sang. Ce sang est véritablement un sang décomposé ; il a une couleur semblable à celle d’une solution de vin ou de rouille; il est plus fluide qu’il n’est ordinairement; il a perdu sa force de cohésion, et de là vient probablement qu’il s’est extravasé dans les tissus voisins, soit qu’il se soit échappé des pores des vaisselux, ou qu’il ait coulé de leurs extrémités capillaires, il s’est mélé au tissu cellulaire par une sorte d’imbibition, et il a produit ces énormes infiltrations dont les membres piqués sont le siége. Un pareil état du sang repousse toute idée de coagulation ; on ne saurait donc dire, comme l’abbé Fontana, que l’action du venin sur le sang consiste à le coaguler ; c’est plutôt un effet contraire, état de dissolution, ainsi que le fait observer M. Guyon : car on ne trouve même pas de ces caillots, de ces coagulum qu’on trouve dans le cœur et dans les gros vaisseaux sur la plupart des cadavres, à la suite d’une foule d’autres maladies.
C’est cette fluidité de sang qui rend inutiles et dangereuses les amputations des membres pratiquées à une époque trop rapprochée de la piqûre du Fer de lance, à cause des hémorrhagies consécutives qui ont lieu.
Personne ne regrettera plus que nous de ne point trouver ici l'analyse de ce sang, Suivant les derniers procédés de la chimie médicale; nous aurions été curieux dele comparer avec les divers sangs analysés par MM. Andrai et Gavarret, afin de voir quelle quantité de globules il contient, ou bien si sa fibrine est augmentée ou diminuée. Il nous semble que, dans ce cas, tenant pour ainsi dire la cause en main, les résultats seraient encore plus curieux à connaître ; mais il n’a pas été possible de nous livrer à cette recherche; il a fallu nous contenter . d’un examen fait avec l’œil seulement. J’ai inoculé de ce sang à un chien et à un jeune chat: ni l’nn ni l’autre ne s’en so 6 mal trouvés. On pouvait très-bien se passer de cette expés rience et être sûr que le sang des animaux vénéneux n’a poi "
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" de qualité délétère, en se rappelant que les animaux tués par la flèche des sauvages peuvent servir à l’alimentation. Sans cela, à quoi leur servirait d’avoir des armes empoisonnées pour la chasse ?
Après l’altération du sang, la modification anatomique la plus remarquable qu’aient présentée les organes, était une consista) ice moindre que celle qui leur est ordinaire, un état de ramollissement ou plutôt de flaccidité visible, surtout dans le cœur et dans le foie, mais qui ne dépassait pas le degré où l’on observe ces altérations dans un grand nombre d’autres maladies. — Suivant M. Guyon, le cadavre des animaux morts de la piqûre du serpent se putréfie facilement.
Maintenant, si quelqu'un me demande pourquoi, dans les deux observations citées, l’infiltration se borne aux membres piqués, et ne s’étend pas au reste du corps, je répondrai que j'ai fait la même observation sur les animaux comme chez l’homme; mais excepté: la raison de proximité, qui fait que les parties les plus voisines du point où est déposé le venin en doivent éprouver la première force, je ne trouve aucune autre explication de ce fait, d'autant que le sang, dans les autres membres et dans les autres cavités splanchniques, m'a présenté les mêmes apparences que dans le membre piqué.
Du reste, comme il n’y a aucun organe capital assez altéré pour que son trouble rende compte de la cessation de la vie, nous sommes amenés à admettre qu’il y a un empoisonnement du sang ; que c’est le sang qui est frappé de mort. Mais quelle impression particulière le sang reçoit-il de son mélange avec le venin ? quelle combinaison en résulte-t-il ? est-ce une action sceptique, une action putréfactive ? Cette action portet-elle sur les fluides ou sur les solides? le sang frappé de mort paralyse-t-il les organes du premier abord par son simple contact, au moment où il leur arrive, ne leur fournissant pas leur stimulant physiologique, de sorte que la mort, promenée sur tous les organes, s’étendrait de la partie lésée au centre de l’organisation ? ou bien le venin agit-il par intussusception en présentant à la nutrition, en guise de particules animées et vivantes, des particules paralysées et mortes ? On peut résu-
mer les faits dans l’une et dans l’autre hypothèse, ‘on peut ‘garer dans ce dédale physiclogique ; on peut raisonner làlessus sans fin et sans mesure. Pour nous, nous dirons comme
M. Blot : « Nous connaissons les effets du venin comme nous « connaissons ceux des autres substances vénéneuses ou mé- « dicamenteuses : nous savons que l’opium fait dormir, que « la noix vomique produit des convulsions ; mais nous ne sa- « vons pas quelle impression immédiate en ressentent nos or- « ganes. Nous énonçons le fait, nous ne l’expliquons pas. » Il n’est pas donné à l’œil de l’homme de pénétrer dans cette chimie profonde et mystérieuse ; nous ne suivrons pas jusqu’au bout ces dernières opérations : c’est le secret de la nature, ou, pour parler sans équivoque, c’est le secret de Dieu. Melius est sistere gradum quam progredi per tenebras.
Une autre remarque, c’est que les deux autopsies que nous
S. ppoueiliies se rapportent seulement à la forme symptoque, dans laquelle le système nerveux paraît être principalement affecté. Combien ne serait-il pas à désirer qu’on eût es autopsies qui nous montrassent l’état anatomique des
mons dans les cas ou la piqûre entraîne une fluxion de poitrine ! ! l'état du cerveau, dans ces cas d'hémiplégies ou d'a mauroses si singuliers, etc., etc. Le manque de toutes ces autopsies est une lacune considérable et qui laisse aux observateurs futurs un beau champ de recherches. L'histoire de la piqûre du serpent, reprise et refaite non point vaguement comme je viens de la faire avec des oui-dire, des traditions et des généralités, mais avec une belle série d'observations bien exactes, bien détaillées, bien échelonnées, quiss’éclaireraient, se compléteraient l’une par l’autre, dont l’une dirait ce que ne dit pas l’autre, qui montreräient le sujet sous toutes ses faces et qui mèneraient à des conclusions fixes et certaines : une pareille histoire serait un monument qui is bien des monuments de marbre ou d'airain.
M. Moriceau-Beauchamp, ayant appliqué six sangsues, sur une plaie résultant de la blessure d’une vipère, a vu les cinq premières mourir successivement, tandis Que la sixième a survécu, après avoir tiré plus de sang que les autres, et le blessé n’a éprouvé aucun accident d'empoisonnement.s
Si nous essayons de suppléer à ce qui n’a pas été vu chez l’homme par ce qui a été expéri é sur les animaux, nous
voyons qu’à la suite des expériences fn. par M. Guyon, «les . « viscères étaient d’une grande mollesse; que les gros vais-
« seaux internes paraissaient presque vides de sang, tandis
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« que le membre piqué en était rempli; que partout ce sang « était fluide, évidemment altéré; qu’excepté cette altération « du sang, il n’y avait rien de particulier ; que M. Guyon n’a « jamais vu l’hépatisation ni aucune autre lésion du poumon. » Dans l’examen d’un grand nombre de cadavres de chiens et de poules que j'ai eu aussi occasion de faire. à la suite de mes expériences, j'ai fait les mêmes remarques que M. Guyon: c’est toujours le siége de la piqûre et l’altération du sang qui ont attiré mon attention. Je répète que ces deux lésions sont sui generis par leur aspect et ne permettent de confondre la piqûre du serpent avec aucune autre lésion. Ceci peut être capital dans certains cas de médecine légale, car beaucoup de prétendus empoisonnements de bestiaux par piqüres peuvent n'être, je le répète encore, que des piqûres de serpent.
Dans les rats, que E. Home a fait piquer et Dh 2 après la morsure du bothrops de Sainte-Lucie, il a trouvé des épanchements de sang, le tissu cellulaire détaché des muscles et détruit comme à la suite de l'application de l’arsenic sur les ue de la cuisse d’un chien. (Transact. philos.)
C’est assez parler en médecin. A la vue de ces deux hommes à terre, renversés morts par un si vil animal, il me revient une pensée qui se présente souvent à mon esprit dans l'exercice de ma sombre profession : ayec quelle prodigalité la nature répand la peinede mort ! pour la plus minime infraction à ses lois, la mort! et il ne faut pas toujours pour cela des coups de tonnerre; unreptile! un peu d’eau bue trop froide!etvoilàune pleurésie ou quelque autre furieuse maladie; une joie trop vivement éprouvée amène l’apoplexie. La mort, partout la mort. Elle souffle sur nous dés quatre points cardinaux; nous ne pouvons rien regarder sans la voir, carelle estau fondde toùteschoses; elle sature l'atmosphère où nous vivons, nousla ti 0 nous l’avalons ; elle entre en nous par tous les pores, si bien qu’au milieu de tant de causes de destruction, mourir n’est pas ce qui est difficile, mais vivre, vivre sans cesse en lutte avec une législation physique aussi impitoyable. Les malheureux qui avaient imaginé d'inscrire sur tous les murs la menace de la mort : La fraternité ou la mort, l'humanité ou la mort, semblaient en cela avoir voulu imiter le code pénal de la nature. R
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Demens, qui nimbos et non imitabile fulmen Ære et cornipedum pulsu simularat equorum!
Et avec quelle répartition se distribue cette terriblejustice ! Aucune circonstance atténuante ; égalité, égalité pour tous. La vertu et le mérite, ces deux exemptions les plus concevables, n’y font rien. Gelui-là par son œuvre a reculé les bornes du génie humain, il en prend une fièvre cérébrale; cet homme bienfaisant, au sortir d’une maison où il vient de porter sa générosité et ses consolations, fait un faux pas sur quelque planche d’un escalier délabré et se casse la jambe : ila manqué aux lois de l’équilibre. L’assassin couvert de sang et poursuivi par la justice humaine, qui saute d’un toit dans la rue,s’il a observé ces lois de l'équilibre, s’enfuira tout aussi vite après et échappera à toute poursuite ! Que signifient, à mon Dieu! ces jeunes époux séparés au plus fort de leur tendresse, au plus doux moment de leur union ? ces mères arrachées aux enfants qui tiennent encore à leurs mamelles ?Cet homme nécessaire à un peuple d’orphelins et retranché comme s’il n’était bon à rien ? O mystère de la justice divine ! à profondeur infinie ! et nous osons vous comparer avec la justice humaine, et nous osons dire que l’une est à l’image de l’autre. Mais, au taux de la justice humaine, tous ces actes et bien d’autres seraient des crimes, des barbaries, des monstruosités. Non, j'ai trop vu les souffrances des hommes pour convenir que la wie humaine est une chose bonne en soi, parfaite en soi, quelque chose de complet et de définitif, un présent du ciel. Cet optimisme stupide est un contre-sens avec l’idée d'une sagesse infinie, c’est insulter Dieu. Si tout était dit ici-bas, il n’est homme si borné qui n’arrangeàt les choses mieux qu’elles ne sont. Non,#Æette vie présente, cette vie que nous voyons, n’est qu'une des phases de la grande existence hümaine. La misère, l'incertitude, les inégalités, les injustices de notre condition actuelle, sont des preuves criantes qu’il y a quelque chose ailleurs : le désordre du mondé est aussi éloquent que son bel ordre. Tout réclame le complément d’une la
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