‹ Enqu sur le serpent de la Martinique [vip fer de lance, bothrops lancetc.]Chapitre 37 sur 93 · N°, AT · texte numérisé non relu

N°, AT

Du poligala seneka. .

Cette plante existe dans quelques États du nord de l’Amérique. Tennent, médecin écossais, qui le premier le fit connaître en Europe (Amænitales exoticæ, t. IL), dit avoir guéri avec, des personnes mordues par le boiquira et déjà atteintes

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de la nes. de poitrine : il tenait ce A. des Indiens. Je ne sache u’on ait essayé de cette plante contreles piqûres du Fer Fi Comme la pneumonie est aussi désignée comme un des accidents les plus redoutables de ces piqûres, et comme il n’existe contre cette pneumonie aucune médication établie, je crois qu’on pourrait, en pareils cas, essayer du polygala, puisqu'il a un commencement de réputation.

Voici cependant le jugement qu’en portent MM. Delens et Merat dans leur Dictionnaire de matière médicaie : « Nous pensons qu'il n’est guère possible de croire à la prétendue vertu de cette racine contre la morsure des serpents à sonnettes, qui cause une mort si prompte, malgré les assertions des auteurs dont la confiance explique celle des naturels qui en portent la poudre dans leurs voyages pour en couvrir la morsure des serpents. Le polygala pourrait être employé à la dose de 4 à 8 grammes en infusion dans 1000 grammes d’eau, ou à la dose de 125 grammes dans une potion. »

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