QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LES REMÈDES PRÉCÉDENTS
J'ai fini, ou pour parler plus exactement, je m’arrête dans cette énumération des plantes réputées bonnes contre la piqûre du serpent. S'il fallait ne rien omettre, je n’en finirais pas; hier encore on me désignait comme étant dans lelivre de M. de la Cornillère, ce secret que je poursuis et qui m'a échappé jusqu’à présent : ce serait la racine du citronnier !!!
N° A& Racine du Citronnier.
« Quelques noirs, dit l’auteur, les prennent à la main (les serpents). Une simple précaution, que des faits nombreux sont venus confirmer, leur donne cette assurance. M. B***, du Prècheur, m'a expliqué ce fait par des aveux qu’il obtint d’un de ses nègres, hardi chasseur de serpents : il prit de La racine du citronnier, qu’il mâcha quelque temps, s’en convrit les mains et saisit plusieurs serpents, sans qu'aucune piqûre détruistt l'efficacité de ce préservatif. M. B*** s’assura de la réalité de ce fait par une expérience encore plus complète. Un chien, frotté
aVec cette éspèce d’enduit, fut'enfermé dansun boucaütavec un serpent, qui, plein d'horreur et de‘crainte, s’élaneait dans toutes les directions, frappant les parois de cette prison trop étroite, pour fuir son compagnon empoisonné. Je’ livrée à toute discussion/ce fait trop peu connu, que je me’garderai bien d'analyser ow d'expliquer. » (La Martinique en 18142; par M. le comte E: dé la Cornilière.)
Je‘dois prévenir que dans les nombreuses expériences'auxquelles'je me suis livré, j'ai été plusieurs fois surpris devoir qué'des serpents, même les plus gros; refusaient de 's’élancer sur les añimaux, n’importe lesquels qu'on'leur présentait, et qu'ils ne les piquaierit point à quelque excitation qu’on les soumît. Pareille observation a été faite par d’autres. Cela’ est inexplicable, à moins que ce'ne soit une hypocrisie de plus’, mais cela peut induire en erreur ceux qui arrêtent leur juge mént après une seule expérience.
Mais me voici arrivé au bout, à l'endroit difficile. Il n'y a plus moyen de reculer, il faut conclure, il faut faire un choix : Qui, du poivre de Guinée; du trèfle, du citron, du tabac, du guaco ou de quelque autre l’emportera ? Je suis däns la’ position de l’âne philosophique, placé entre des paqüets d'herbes d'égale attraction, ne sachant où mé porter. Je crois voir plus d'un lecteur approuvant la comparaison, s'é= lever devant moi impérieux comine un point d'interrogaticn, et me crier : Oui, concluez! concluez! la clôture! la clôture!
Si du moins, dans le nombre de ces plantes, il en était une ou deux qui réunissent l’unanimité des témoignages et sur la vertu desquelles on s’entendît, qui n’eussent même qu’une majorité relative; ou si toutes étaient de la même famille, qu'elles eussent une action identique sur nos organes, ou qu'ellés fussent de familles analogues, de façon que lés'unes püssent être prises pour succédanées des autres, on aurait un motif de détermination, uné raison pour incliner plutôt à droite qu'à gauche: Mais la diversité est extrême : les unes ‘sont to’ niques;:les autres excitantes, émollientes, acides ; les propriétés les plus opposées aboutiraient donc à un même effet; la neutralisation du venin ! Cela n’est point admissible.
St enfin l’une ‘de'ces plantes se présentait avec une de ces! rériommées thérapeutiques comiñe le qüuinquina, duquel on’
peut tout attendre; etauquel on peut faire appel dans tous les cas désespérés ; mais aux plus efficaces à peine peut-on reconnaître une: vertu légèrement diaphorétique.
Rappelez-vous encore que tous ces pansements, recet: tes, remèdes, traitements, se présentent avec l’autorité de noms re£ommandables, avec l’assurance de guérisons nombreuses, infaillibles, par centaines! Encore une fois, que: résoudre ? que choisir ? J'avoue que si j'étais obligé de me prononcer d’ores et déjà, j'aimerais mieux me déclarer incompétent, et malgré les huées et les risées des lecteurs, ' rentrer dans mon obscurité en leur jetant pour toute conclusion :
Devine si tu peux et choisis si tu l’oses.
(Conclusion, refrain final: qui terminerait avec autant d’àpropos bien d’autres énumérations thérapeutiques. )
Parlons plus sérieusement.
Une vérité, fâcheuse sans doute, mais qui ressort de cette enquête et qui est aujourd’hui démontrée pour moi, et, j’espère, pour plus d'un lecteur aussi : c’est qu’il n'existe point à la Martinique de spécifique contre la piqûre du Fer de lance, c’est-à-dire qu’il n’existe pas, ou qu’on n’a pas encore trouvé un moyen qui, dans tous les cas, à tous les instants, guérisse quels qu’ils soient, les accidents déterminés par la piqûre du serpent. Non que je nie la possibilité d’une pareille chimère. Après l’imprimerie, après la foudre expliquée et domptée, après les merveilles de la vapeur, de l'électricité, de la photographie, je conviens que le mot impossible est rayé du langage humain : Nihil mortalibus arduum est ; mais je dis seulement qu’on n’a pas encore trouvé le contre-poison du serpent, et qu'aucune des plantes soumises à notre examen n’a présenté les caractères d’un spécifique.
La science n’est pas moins féconde que l'imagination populaire en remèdes contre la piqûre du serpent, Linné. dans trois dissertations soutenues sous sa présidence de‘morsura serpentum, a donné une longue liste des plantes préconisées contre cet accident. Avant lui, Gessner en avait dressé une qui dépassait cent formules. Fontana a expérimenté l'huile de vitriol, l'acide nitreux, l’acide marin, l’acide phosphorique, les alcalis caustiques et non caustiques, tant minéraux que végétaux, les sels neutres, les cantharides, le quinquina, la théria-
que, la graisse de vipère, et ne leur a reconnu aucune vertu. Les observations de guérisons par tel ou tel moyen, rapportées dans les divers recueils scientifiques, sonf innombrables, la bibliographie de cette sorte de médicaments fournirait à elle seule un gros volume.
« Ilesttrès-rare, dit Morgagni, que quelqu’unréchappe dela piqûre de la vipère, sans avoir fait usage d’un grand nombre
de remèdes, en sorte qu’il serait difficile d’établir auquel de :
ces moyens il doit sa guérison. »
Ce que voyant quelques-uns, et considérant néanmoins le grand nombre de guérisons obtenues par chaque moyen, ils sont prêts à admettre que le meilleur remède est celui qu’on a le plus promptement sous la main, dont on a l'habitude, et
que le succès dépend de la promptitude et du soin de l’application; d’eù ils tirent comme corollaire, que le meilleur panseur de serpent est soi-même, parce qu'on est plus que personne à même de se secourir sur-le-champ; que vieux et jeunes, hommes ou femmes, nègres ou blancs, tous doivent se pénétrer de cette vérité-là (1), qu'il ne fut pas perdre de
(1) M. Guyon (page 24) admet que les nègres pourraient étre utiles si leurs muitres leur faisaient donner quelques instructions. Je sais que la loi mème leur reconnaît cette capacité (Déclaration du 1° janvier 1743), qu'ils sont panseurs de droit, qu'ils peuvent en cela aller de pair avec nous, et que personne ne pourrait les empêcher d’exercer leur industrie; la loi est pour eux, en voici le texte :
« Avons fait et faisons défense à tous esclaves de lun et de l’autre sexe de composer et distribuer des remèdes en poudre, vu en quelque autre forme que ce puisse être, et C’entreprendre la guérison d’aucun malade, « à l’exception de la morsure du serpent; voulons même que les esclaves qui, sous prétexte de faire des remèdes pour la ms prob,
erpents, en auraient composé ou distribué qui n’y seraient pas pro et qui ne pourraient servir que pour guérir d’autres maux, soient amnés aux peines portées par ces présentes. » (Code de la Martinique, page 462.) Ainsi cela est positif. Mais, moi aussi, je reconnais que les nègres peuvent panser la morsure du serpent, puisque je dis que tout le monde sans distinciion doit y être apte; que je ne conçois pas qu'il en soit au— trement dans ce pays. Ce sont les lenteurs, les négligences du pansement et les superslilions, causes de ces lenteurs, que je combats. Quelques habitanis éclairés m'ont répondu : « Nous ne croyons pas, Vous le sentez, « à toutes ces jongleries; mais nos nègres y croient, cela suffit, il faut s’y « prêter. En médecine, calmer l’imagination n’est pas un de vos moins « bons précepies : en grande comme en petite politique, il faut respecter «les usages, les mœurs, les coutumes, cela est fondamental : on en a fait « un éloge classique pour les Romains, » Mais si sage que puisse paraître
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précieusesminutes à attendre, occasio præceps, et souvent à aller quérir au loin un panseur, lequel venu, au lieu de se hàter, au lieu d’éteindrele venin dans son foyer au point de dé. part, laisse l’absorption se faire, le mal se développer et perd le temps à chercher des herbes, à les piler, à les faire bouillir dans un canari neuf, à les enchanter par des prières et autres singeries dignes de l’Afrique, mais non d'hommes civilisés.
D’autres, faisant abstraction des plantes, et trouvant au fond de toutes les recettes, le tafia comme véhicule, inclinent à penser qu’au tafia appartient tout l'honneur des guérisons; que par le lavage de la plaie, il décompose le venin, et qu’administré à l’intérieur, il réconforte le cœur, excite les organes, est l’antidote de la peur, et produit une réaction salutaire contre les effets de l’absorption. J'ai entendu de respectables personnes professer cette opinion. J
Je ne vais pas aussi loin, et je suis disposé à reconnaitre qu’une infusion de quelques-unes des plantes, soit le poivre de Guinée, soit le trèfle, soit le guaco, peut ajouter aux propriétés excitantes du tafia; mais je dis que cela n’est point constaté comme il faut; que là où une observation bien éveillée, défiante, ad hoc, serait nécessaire, je ne trouve que des bruits populaires, un engouement sans raison. En médecine, nous avons malheureusement trouvé bien d’autres réputations in= fidèles; le doute laisse au moins le champ ouvert aux vérifications, tandis qu’une affirmation positive et dogmatique interdit toûte recherche et clôt la science.
ce raisounement, je ne m'y rends point, et je dis que si un hommie ferme donnait noter (eu il y en a plusieurs qui le font) l'exemple de faire N
panser liquement la piqûre du serpent, son atelier suivrait cet exemple, sommes ici les moniteurs de la civilisation, c’est notre plus beau titre. D'ailleurs, il est certain que ces panseurs premiers venus ne peuvent convenir que pour les premiers soins, les premiers pausements ; ‘trop souvent il ne tarde pas à se déclarer des. accidents consécutifs, locaux ou généraux, qui exigent l'intervention du médecin, Or, je le dis franchement, sans fausse modestie pour ma profession, la Martinique possède en ce moment une élite de jeunes chirurgiens presque tous ses enfants, pleins de savoir, de zèle et d'humanité, qui justifient tous les jours sa confiance dans le traitement de maladies aussi graves que la piqûre du serpent et qui se font devoir et gloire de se rendre à tout appel Il ÿ a peu de départements en France qui offriraient un personnel médical aussi éclairé, aussi distingué que celui de cette colonie aujourd’hui, Pourquoi: donc ne pas leur confier le traitement. de la piqûre du serpent? .
Quel nombre d'expériences ne faut-il pas poures’assurer qu’une méthode de traitement doit l'emporter sur'uneautre ! Il en afallusix cents à Fontana pour démontrer que la renom-
-mée dont jouissait l’ammoniaque contre la piqûre desvipères n'était pas méritée. Ce n’est pas là ce que l’on ‘croit généralement; pour beaucoup de gens, rien n’est plus facile à faire que desexpériences. Ge sont toujours tours de gobelet ; c’est là toute l’idée qu’on a rapportée des cours de chimie où on les a vu faire. Voici un colloque. entre un juge d'instruction et un
.médecin à qui celui-ci remettait, pour en faire l’añalyse, cin-
quante fioles ou bouteilles trouvées dans la case d’un nègre
prévenu d’être un empoisonneur : « Faites-nous céla vivement, dans vingt-quatre heures. — Vous voulez dire vingt-quatre
-mois. — Pour vous, médecin de la Martinique, à Paris cela,se fait dans un clin d'œil. — C’est ce qu’il est permis de croireoà un juge de la Martinique. » Maison trouve partout desgens de a force de ce juge d'instruction.
Je crois que voici le lieu de répondre à diverses lettres où l’on me gourmande vertement de moni incrédu ité sur la vertu dès simples en qui sont, me dit-on, la seule médecine vraieet naturelle. Il faut s'entendre : ceux qui m'ont adressé ce re- “proche, sachantque je suis médecin et médecin de Faculté, ac-
-Cordent sans doute que je crois à l’opium, au quinquina et à d’autres remèdes encore; que s'ils me rangent au nombre de ces esprits forts qui se rient de la médecine.et qui n’y croient pas, tout en la professant, ils me font une cruelle injure; je ne connais pas de qualification trop sévère pour un médecin qui se laisserait aller à la sottise d’une pareille opinion. Nier les effets de la médecine, c’est tout bonnement#mier que le soin, l’attention, la concentration des esprits +, même sujet pendant une longue suite de siècles, tout ce qui contribue au perfectionnement desautres connaissances humaines puisse servir à quelque chose, appliqué à la conservation de la santé. C’est nier la raison à l'endroit de la médecine. Que si, au contraire, on entend que je ne crois point indistinctement ‘à toutes les plantes, que je ne reconnais point à chaque brin d'herbe une vertu médicale, que je voudrais modérer cette soif de tisanes qui ne font que fatiguer l'estomac, et négliger souvent des médications efficaces pour des formalités insignifiantes, on ne s’est pas trompé. Voilà ma pensée, «et que j’a-
Le
voue hautement, Medicus sum, disait Sydenham;nonvero formularum medicarum.præscriptor. x vrS
Je-ferai observer en passant que les ‘Anglais, les Allemands et.d'autres peuples encore ne,se servent point.de.tisanes.sans nombre comme les Français; qu'ils vont droit aux médications. établies. Si, comme on. me le répète sans: cesse, (à oùest lesmal, là doit étre le remède, les habitants-des pays du Nord, du, Spitzberg, par exemple, où même ceux, deschautes -montaes du centre du monde, «ne-devraient pas avoir beaucoup de maladies, car,ils n’ont guère. d'herbes et «de -simples.ehez eux. La considération sentimentale des causes: finales.est le romantisme dela science. IL faut.en être très-sobre, c’estiun abime -où -glissent facilement .ceux qui ne s'occupent des sciences naturelles pour.ainsi dire que du bout de læil.et-en amateurs. À .
«Gette sréontsRne traiter les maladies que-par les,simples, n'est pas nouvelle, il ya longtemps qu'elle.tente l'esprit humain (et, il faut, avouer qu’elle.est beaucoup. moins; dangeétention contraire). Il y aceu-en-Europe :dans les siècles passés des simplicistes comme il :y a aujourd’hui desshygiénistesGalien.appelle Dioscoride, le prince.des simplicistes. Terra medicas fundit, dit Pline. Mais le temps-a; passé là:comme-ailleurs avec son crible, les.bonmnes, choses seules sont-restées..Sur centmille plantes, total le plus-approximatif, suivant; le savant Decandolle, de la botanique du-monde, deux mille-au plus, prises par -toute.la terre, sont notées comme médicaments par, MM. Merat.et Delens, dans leur grand Déelionnairede matière médicale, et encore. dans ce nombre,;eombien de: leur,ayeu. ne figurent.que, pour,mention ! ‘En-FranCe, longtemps, le, traitement. de-la.piqüre:des: vipères a consisté et consiste encore, dans; beaucoupade villages, dans l’emploi des simples. Une note .eitée par ,Lacépède nous apprend:que: la laitue, la, casse; le, castoréum, la-rue,;la graine de lin, la gentiane, les centaurées, les aristoloches, la feuille de frêne, toutes les herbes de la Saint-Jean, comme on ‘ dit, les espèces les plus disparates, exactement comme. ici, étaient également vantées. Il a fallu les expériences de Fontana pour régulariser un peu le traitement de cet accident. » La principale cause de cette multiplicité indéfinie, de cette confusion inextricable,, vient de çe que .le traitement de.la
piqûre du serpent étant abandonné aux inspirations des imaginations effrayées, on qe tout ce qui tombait sous la main, on se vouait à toutes les herbes. On peut dire ici de la peur ce que les poëtes ont dit de la colère : Furor arma ministrat, tout devient arme pour la colère, to t devient remède pour la peur; de là, aucune distinction des cas, aucune étude préalable des indications ; l’empirisme le Plus aveugle, le plus grossier, l'ignorance la plus absolue des circonstances qui peuvent influer sur la gravité des piqûres, c’est-à-dire l’ab- … sence la plus complète de la vraie médecine.
Ainsi, comme je l’ai déjà dit dans la partie pathologique, mais j'y reviens parce que la chose est des plus importantes, la grosseur des sérpents influe sihgulièrement sur les suites des piqûres, quoique j'entende répéter vaguement tous les jours que les pigûres des petits serpents sont d'autant plus traîtres qu'elles n’attirent pas l'attention, et peuvent passer depuis plus d’un an
inaperçues sans provoquer aucun soin; de] que je tiens ce sujet en observation, que je le suis avec intérêt, j'ai interrogé toutes les personnes qui vene Hent à me parler de quelque cas de piqûre et surtout de pic jamais on ne m'a cité un cas de mort qui la piqûre de petits serpents ; toujours le serpent assassin était d’une certaine dimension. A quel point commence cette dimension fatale (1), c’est ce que j'ignore et c’est ce qui est digne d’être recherché. Si donc, pour apprécier un remède, on se contente de dire qu'il a guéri cent ou cinq cents cas, cela ne sufira point; il sera nécessaire de dire si les piqûres ont été faites par de gros ou par de petits serpents. En général, rien n’a plus contribué à embrouiller la thérapeutique que l'indistinction des cas ; le distinguo est aussi souvéht de mise en médecine qu’en philosophie. | Une auîre circonstance bien constatée par tous les expérimentateurs pour son influence sur le danger des piqûres,
(1) 1] n'est jamais difficile de distinguer les piqûres d’un petit serpent d'avec celles d’un gros (voyez la partie pathologique) : les dimensions des piqûres faites par les crocs, leur distance l’un de l’autre, l'écoulement du sang, toujours très-abondant si le croc est fort, sont des mesures d'appréciation qui ne trompent pas. D'ailleurs, dans le cas du plus léger doute, agissez comme si le serpent était gros. Je ne parle pas de la vue même de l’animal, la peur le fait voir souvent plus gros qu’il n’est,