X.— Amaurose, suite de la piqûre d'un petit serpent
Jeune nègre, dix-sept ans, envoyé du Saint-Esprit par M. Duchatel. il voit à peine pour se conduire, surtout lorsque le soleil est levé; la pupille est claire, mobile, régulière, un peu dilatée; l’œil paraît être affecté d’une amaurose héméralopique et non d’une cataracte. Cet accident est survenu presque subitement, il y a huit mois, à la suite d'une piqûre qui lui a été faite au petit doigt de la main droite par un petit serpent. La vue s’est un peu améliorée par quelques médecines Leroy; mais ce jeune nègre est resté presque aveugle. Les accidents locaux, au moment de la piqûre, avaient été presque insensibles.
Les cas semblables ne sont pas rares.
J'avoue que dans cette étude si curieuse des effets de l’introduction du venin du serpent dans l’économie animale, ces cas de paralysie, de mutisme et de perte de la vue, me paraissentles plus singulières et rentrent dans la doctrine de la spécificité des différentes substances sur tels ou tels organes, doctrine si favorable à l’établissement de la thérapeutique.