‹ Enqu sur le serpent de la Martinique [vip fer de lance, bothrops lancetc.]Chapitre 88 sur 93 · SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX

Le cerveau a deux enveloppes : une dure mère et une pie mère : ilest peu volumineux en proportion des autres parties (M. Duméril dit qu’il ne pèse que la sept centième partie du poids total du corps chez les reptiles) ; il remplit la cavité du crâne, est lisse et sans circonvolutions. Il se gompose de lobes olfactifs, detubercules quadrijumeaux, toujours pairs, des hémisphères et d’un cervelet. Les lobes olfactifs proviennent de l’extrémité antérieure du cerveau et sont contenus dans la cavité des os frontaux ; leshémisphères, pluslarges que longs, doubles, réunis par une commissure, laissent voir par leur écartement les couches optiques ou tubercules quadrijumeaux, qui sont deux saillies arrondies, séparées par un sillon; en arrière, le cervelet est une simple lame bombée. Ces parties contiennent entre

elles des cavités ventriculaires : on y distingue la substance grise et la substance blanche.

La moelle épinière, qui fait suite au cerveau, est un long cordon qui emplit la cavité vertébrale jusqu'aux vertèbres de la queue; elle est extérieurement formée de substance blanche, et offre à son intérieur un canal revêtu de substance grise.

L'origine des nerfs cérébraux chez les reptiles est la même que chez les vertébres supérieurs; lenerfolfactif, assez volumineux, naît des lobesolfactifs; il estentièrement composé de substance grise; les nerfs optiques prennent leur origine des couvhes optiques et ont un chiasma. Deux autres nerfs se rendent de la base du cerveau aux muscles de l'œil et peuvent être considérés comme ses moteurs.

Le trijumeau à ses trois branches : la première se distribue à l’œil, à la paupière supérieure, la muqueuse du nez et aux muscles des narines. La deuxième, aux muscles de l’appareil à venin et au trou borgne, derrière lequel elle envoie un fort rameau très-remarquable, à la peau du museau. C’est le mazxillaire supérieur. La troisième branche qui est la plus forte se rend dans les muscles destinés à mouvoir l’os maxillaire inférieur et fournit un très-gros rameau anal alvéolaire de cet os; c'est le maxillaire inférieur. ne trijumeau est, sans contredit, le nerf le plus remarquable de la face.

Le nerf facial est faible ; il sort par un trou séparé du. crâne, à côté du trijumeau. L’acoustique est très-mou; le lingual et

# le glosso-pharyngien sont visibles; le nerf vague ou pneumogas-

trique descend le long du cou, se rend au poumon, au cœur, à l'estomac, sur lequel il forme des plexus et se prolonge sur les intestins. A sa sortie du crâne, il offre de nombreuses communications avec les autres nerfs de cette région.

Les nerfs spinaux ont deux racines : le premier de ces nerfs est très-volumineuxet se distribue à la mâchoire inférieure, où il paraît remplacer le nerf hypoglosse. Les autres forment les nerfs intercostaux, quise divisent en dorsales et ventrales etse réunissent aux congénères du côté opposé, en formant sur les écailles du ventre un dessin très-régulier.

Le grand sympathique est peu développé dans sa portion cervicale et dorsale; il commence au nerf maxillaire supérieur, tantôt sous la forme d’un plexus, tantôt sous celle d’un ganglion sphénoïdal qui envoie des filets à la muqueuse nasale et à la glande lacrymale, communique par quelques anastomoses avec le facial, se place au cou sur les racines des apophyses épineuses inférieures, longe les nerfs spinaux, à leur sortie des trous de conjugaison, et se prolonge, suivant le même trajet, dans l’abdomen, où il devient très-grêle... Il a des ganglions peu visibles.

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