‹ Enquête de l'Enseignement mathématique sur la mthode de travail des mathématiciens. PubliéChapitre 20 sur 26 · I-: .^■ o u i: t k s u h f.A m é t ii o d i: de / /i.n.u i · texte numérisé non relu

I-: .^■ o u i: t k s u h f.A m é t ii o d i: de / /i.n.u i

(' est la période de production (pii amené ensuite une eeitaine inertie intellectuelle. Les circonstances extérieures agissent, mais d'une façon secondaire en comparaison de révolution que je viens de dire. I j

Rép. LXXIN" dtaliej. — (^uand il mesl possible, jaime travailler pendant des semaines et aussi des mois régulièrement.

(i. f^llîOVDIM.

Kej). X\ Il Allemagne . — .Jadis je travaillais par à-c(»nps. — Maintenant, ayant nn l)nt bien détei'miné, je travaille ton! à lait régulieiemciil. mais je dois conlinuellemenl changer de ti'avail.

Kep. LX.X.MII iM-ance . — .le travaille de façon régulière, mais ({uanil j ai commencé un sujet je n'aime pas à passer immédiatement à un autre avant d'en avoii' tiié tout ce qu'il m'est possible. Alors je passe; à nn antre, puis en revenant assez l()ngtem|)s après au |)remier ipeut-ètre un mois api-ès . il m'arriv<\ si je puis dire, de I rouver un nouveau filon.

lîéponse.s de la seconde catégorie lra\ ail pai- à-coups) :

Hep. Il l*"raiue . — .le recherche, le plus possible, le travail ré'gulier. ce (pii nempècbe pas que ma courbe de l'intensité du tra\;iil en fonction du temps ne présente un aspect vaguement sinnssoïdal ! Kn général je tiavaille dantani mieux tpieje suis plus libre cl comme uK-thodc et comme échéance à lacpielle donner le '■ésullal. A. Alii)i:bi!AM).

Rép. \ I Allemagne . — Ma taculle de travail \arie selon une loi a moi inconnue. F. Scnun.

I»e|). \ll Allemagne . — Le travail ri'gulier m'est impossible.

M. (.AN r<»r..

Uép. XXII Ltats-l'nis . — .lai I habitude de travailler qmdepie peu spasmodi(fuemenl , mais je ne pense pas que ce soit une bonne méthode. Edm. Escott.

Rép. XXIII France . — Le système des à-coups a j^révaln chez m(»i. souvent contre ma volonté, paifois aussi parce ([ne je ne me sentais plus en train. (1. A. I.AisAxr.

Rép. XX l\ l'']ance . — .le ne travaille (pi(> par à-coups, sans përiodicilc' régulière. \. Borrix.

Iiép. .W.XII .\ntriche . — Une fois en bonne force, je travaille plusieuis jouriK-es, douze heures |)ar joui', où j aime un repas fort, mais vite. Le travail achevé, je me donne nn repos de plus d'une semaine. M. Lerch.

Rép. LXX iFtats-Fnis). — Persomiellemenl. je lra\aille par à-coups, fortement pendant cjuelques semaines, et très faiblement eut re temjis. .le ne suis pas sur. cep(Midant. <|ue ce soit la meilleur méthode. .I.-W . Yor.\(;.

ExoUETE scji i..\ MirriioDi: 1)1-: tkavmi.

[lc|). I..\ \\ U il^tats-LInis . — Mon Ixm tia\ail csl Idul ;i fait irrt'milier. Pciictaiit ([ii('k[ues seinaiues, je tiaxaille très fortement, puis moins j)oiulant un ccitain temps. I.es intervalles sont très irrc'iiuliers. et ne ])araissent pas dépendre des eonditions météoroloiiiipies (4 physiques. F. -II. Mori.xox.

lîép. LXXXII .Suisse . — I^ii' à-coups. II. I"i:iii!.

Ilep. I,XX\I\ Suisse . — Par houri'ées. d. ( )i. riiA.MAiii;.

()iiel(|iies [)ersoiiiies, avons-noiLs tlil. cliangent de Ivpe yiiivaid la iialiirc du travail : le ti'avail de î'erherche serait plus coiilinii dans deux cas ; dans deux autres cas, ce serait 1 inverse, le tra\ail de rechei-che (dant c(diii (|iii est effectué j)ar à-coups :

liép. I l'ianee . — < hiand je rédiije, c'est avec une assiduit(; continue ; (|uand je (dierche c'est par à-conps. (lu. ^licit.vY.

Rép. [. I^lats-lnis . — .le tiavaille par à-coii|)s lors({ue je suis occupé à un travail di' production, l'oiii' le travail dassimilation, je suis plus l'CLiuliei. K.-\\ . Davis.

llep .\ \ 1 1 1 Italie. — .le travaille piMidant des semaines dune manieie reyniiere et continue si j ai (pndipie recherche <pM ni intéresse: autrement par houi'rees.

Rép. XXWII l'ianee. — (jda dépend des résultats (pu- J (Mitrevois. (^uand une (piest ion me parait devoir donner des résultats je travaille sans interruption, l.orscpie je (dierche un sujet dCtudi'. le travail est plus lent et |dus di Ilici le. IvhAïUîV.

25 (b). — Avcz-K'ons des i>li(iscs nudijnécs de dépression on d'en Irai II . puis de dépression el d'iiicapacilé de travail ?

(c). — .\vez-vous l'eiiiarqué si ces alleriiaiiees préseiileiil une périodicité rétiulH're. et, dans ce cas. tjiiel est appro.riinaliventent le nombre de jours de La phase d'activité et de la phase d'inertie ?

On a |)('u ié[)ou(lu a ces (|ueslions. Ceci semble indicjucij' (|ue ces phases de dé|)ression et d excitation sont eu général assez peu iriarc|uées poui* attirer ratteulion.

Sur Irenle-iieiir pei"sonn(^s (|u! oui répondu à la (jucslioii 2r)lj, vingt-sept accusent des phases plus ou moins pionotieées, douze décdarent n'en pas avoir constaté.

Rep. .XLII Italie . — Aune période de forte excitation et dClude succède toujours un(> période tle dé|)ression et dincapacifi? plus ou moins courte. V. A.modko.

106 ENQUÊTE SUR f. A MÉTHODE DE TRAVAIL

Rép. XI. Yl Espagne;. — Quand jai écrit quelipics travaux, j'ai une période d'excitation suivie de dépression.

G. de Gai.dkano.

Rép. L^ 11 Etats-L nis . — .l'ai quelques bonnes périodes tle travail, et quelques péiiodes improductives.

E.-P. Thompson.

Rép. ^.X^ I Etats-Unis . — Oui. variafions très prononcées.

\ . SxVDKIÎ.

Rép. LXX.X Xorvège . — Après un travail achevé jai une période de dépression. Alf Gulubeiu;.

Exemples de réponses négatives :

Rép. XI, III l'rance . — Inconnu. E. Maillki .

Rép. El.\ (Allemagne). — .le suis loulc la journée en état d'entrain, sauf après le repas. .\. Tai i-i..MAcui:ii.

Rép. EX\ III Etats-Unis . — Aucune phase, sauf celles provoquées par les conditions physiques. L. Coxant.

Rép. UXXIl Etals-Unis . — .laniais je n'ai rien ohseivé de cc> choses. Kki.i.oc.

Pour ce qui est de \a périodicité de ces phases, deux correspondants seulement sur trente ont noté une certaine régularité :

Rép. XXXIV Elance). — Par « bourrées ". j)ar boutades et aussi selon les saisons : Pété plutôt que l'hiver, le i)rintem[)S plutôt que l'automne et que Pété, la jdus grande phase d'activité étant environ du 15 février à la iin de mai ou au commencement de juin, la mointire, de novembre au commencement de janvier.

.1. AzAïs.

ll(q>. XE\ I-" lance . — Phase d'activité : 1 .'> joins ; phase d'inertie : variable. R. de Moxtessus.

D'autres nont pas observé de jjériodicité régulière : AU Mabletta expli(|ue ainsi ces phases de tlépression el d'entrain :

Rép.XElN Italie'. — .le crois que [cette périodicité' doit être produite par une sorte d'autosuggestion. Dès cpie j'ai terminé une recherche, il m'est imjjossible de m'appliquer à quelque autre chose.

25 (d). — Les circonstances cmibianles, physiques et météorologiques (température, lumière ou obscurité, saisons, etc.} ont-elles une influence appréciable su/- nos facultés de travail ?

ENQUETE Sru LA METHODE DE THAVAII. 1U7

40 réponses, dont 11 négatives. Le nombre de ces dernières eût augmenté de qiiehiues unités si Ton avait compté comme négatifs les cas ilans lesquels la foite chaleur est la seule circonstance notée comme ayant une iiilUieuce sur le travail.

Les diverses saisons n'ont rallié chacune que 2 suffrages. Le temps et la température ont plus d'importance pour Taptitude au travail. On remarque cependant que le beau ou le mauvais temps ont parlois une action différente selon qu'ils surviennent en été ou en hiver.

Rép. [^XIX (Italie). — ■ .le ne puis absolument pas travailler en été l(>is(|ne le temps est oiageux ; au contraire, en hiver je travaille sans entrain lorscpic le temps est beau. (...)

La tempéralnre paraît avoir une influence très mar(|uée sur certaines personnes : une seule fois il est expressément noté qu'elle est sans influence. Le froide ou tout au moins « le temps froid » est préféré 6 fois, la chaleur 2 fois seulement. A noter cependant (jue 1 un des amis du froid (Rép. IV) n'aime celui-ci <|ue s'il se trouve lui-même dans une chambre chaude (hïihles Wette/\ aber nicht kùhles Zimiuei). Celte remarque nous lait su[)poser cpie, dans le temps fi-oid, ce n'est pas tant l'abaissement de température, en lui-même, qui favorise le travail intellectuel. (|ue l'élévation haromélrique à laquelle il correspond le plus souvent. Le même correspondant ajoute (jue le vent du midi abaisse sa puissance de travail ; cela conlirme notre interprétation.

Le beau temps n'est cependant pas toujours préféi'é, au point de vue du travail, s'entend. Il est accusé cinp fois de «distraire du travail.»

Rép. XVl (Bol^icpu'j. — Le beau lenips m'engage à la prc)nienade et niedistiait dn travail. M. Stcyvaekt.

Rép. XXXI (Allemagne^ . — Oui ; — en l'ic", ea nie dégoûte de travailler, loisqnil fait bean lenips. A. von Oeiiincjkn.

\jii temps pluvieux, couvert ou lourd, détesté parles uns, est signalé trois fois rép. XXXIV, LMl, LX), comme favorable au travail.

] (IS E X() UETE S U n t. A M E T II (> I) E 1) E TUA VA 1 1.

Rép. Wll (Allemagne). — .lésais mal ciilrain d incapable de travailler lorscpie règue un temj)s couvert sans pluie. (...)

Rép. XXXII (Autriche;. — Les jours ohseurs ou de pluie me sont pénibles et me piennejit le yont au tiavail. M. Lkrch.

Bép. XXXI\ 'France,. — Le temps ])hn icux ou louid me fatij^ue mais prédispose au travail. L'n temps chaud et beau est assez favorable. L'n temps iVoid et beau est comjdcl cmcnt défavorable.

.1. AzAÏS.

Rép. XXX\ France . — Le temps j^i'is et riuimidité sont défavorables à mon travail. (...

Rép. L\ Il (Ftats-Unis). — J'aime le beau temps ; mais le temps sombie et nuageux est délicieux pour ti-availler.

F. -P. Thompson.

Rép. LX (Snissei. — .le |)uis mieux lra\ailler loi'stpie le temps est mauvais. A. F.mcii.

L'inlUience excitante favorabiede la lumière^ soit du soleil soit de hi hiinpe, est notée par plusieurs eoi-respondanis.

Ri-p. X Irlande . — Oui. surtout la lumiei<'. R. Genèse.

Ré]). X\ Il .\lleinai>ne . — La liindeic du soleil ou de la lamj)e est ce (pii un- stimule le pins. ...

Rép. X.XII Ftals-Fnis . — .le puis beauioup nneux travailler par le temps froid, .le suis facilement (buangc" par les bruits léj^ei'S. J'aime Labondance de lumière. F.-B. Fscotl.

Ré]). XLIII H'^rance . — 11 faut (pie mes papiers soient bien éclairés et ((lie la lumière des lampes ne nw fiap]>e |ias les yeux, .le lie ti'availlc guère dans robseurile. sauf «pichpielois au jjoint de \iie de rimaginalion mal hemalicpie. E. Maillet.

Reji. L\\\l\ Suisse. — Beanconp de lumière ma toujours été absolument nécessaire. (1. ()i. iiîamaiu:.

Question 26.

Quels exercices physiques prarKjuez-vous ou avez-vous prali([ués, connue diversion (lu.r travaux intellectuels ? Auxquels donnez-vous lu préférence ?

Presque tout le monde a répondu à cette (|uestion. Deux eorrespondanls seulement fie n" 41, Ecossais de 44 ans, et le n° ^1, Hollandais de 38 ans déclarent ne se livrer à aucun exercice physique.

Impossible de classilier ici les exercices et les sports indiqués: (diacun en cite plusieuis, parfois juéme beaucoup. Et

ENQ U f: TE S U I! 1. i M E T II O h E h E T II { V A II. I (V.»

le pourrait-oii. sri-;ul-i! saue de le iMiie ? Il v;\ sans dire (|ue le l'iioix du spofl aii(|iiel se livi-e un indix idu est diite bien plus j)ar les cicconslanees, pai' les habiliules de son milieu. que par ses aptiludes inlel lectuelles pai-liculièi-es : pour être inatln^malicien, on n en est pas moins homme I Aussi verrat-on les sepleiilrionaux s adonner au [latinage |)lus souvent (jue leurs collègues du Midi, les .Aiiglos-Saxons [îréconiser le tennis ou le loolball. les Suisses lalpinisme, les |-'iancais la chasse, la pècdie ou 1 escrime, les riverains d'une mer ou d'un lac. le canotage el la iialalion...

Il est cependant, au-dessus de loule celle diversilt\ y\n exercice qin recueille la (piasi-unanimile des su UVages : c'est la martdie, la promenade. Faul-il lui atti'ihuei- une vertu restauratrice sp(M'ili(jue. ou la IVéïpu^nc*' avec la(|uelle on la reconiniantle est-elle due sim|)lenient à la facilité et au l)on iiiai-ché de son emploi .' — (Certains prtd'erent la promenade w en agréable compagnie » : d'autres seuls <■ parce (|U()n jouit ainsi mieux de la nature. «

Parmi les exercices au\(|uels les matlitMnaticiens se li\ rent, citons, pour être complet, la hicijclfllc très souxcnt;. \*i jaidiiuige, \ équitalioii. la gijtnii(isli(jU(\ Vrsrriinc, le sciage du hois.

Tantôt on a proteste conli-e les exercices tro|) \iolents.

llep. \ X 1 1 1 h laïu'c . — 1 .a ma rcdic e>| le nieilliMir des e\ci cices ; (die a le delaul de prendre l)ean((iu|) de leiii|(s : j ai lieaiieimp piali(|ue la bicyclette à un ;il;c il<'jà axanee, el je la lecoinnia nde paiticnlièrement. Je n'ai ^nere en l'oecasioM de l'aiie tic besciime. de la natation, tie r«M|nilali<m, dn t-ancttaiic ; tons les exercices nie j)ai'aissenf cej>endant une exccdiente chose an [)oinl de \ne di' I hygiène intellectnelle. |»niirvii (| ne ja niais on ne se laisse emaliiipar 1 idf'e spcH'live (|iii ^àte tout. C.-A. I.\is\\i.

iiép. X\\l\ r lance . La marche nnicpuMnent. Je erois I escrime el I e(jnilati()n aussi très lavorable. mais désa |)[)roii\(' tout exei'cice par trop vicdent. I. Azais.

rant(')l au coniraire on les recommamie :

Hep. i.XIJi Suisse . — Sports \iolents en H('iieial skis, eseii me. voile, bi^'e. tennis, toothall. etc. . Jamais je n ai aime les jeux de patience, .laime beaucoup le jeu d'echees. ('■. FianuiuK.

suffrages.

110 E N Q LE TE S UR I. A METHODE J) E TU . t VA I L

La conclusion de tout cela, c'est que les mathématiciens — contrairement peut-être à ce que d'aucuns pensent — ne le cèdent en rien, sous le rapport de la vigueur et de Tentraînement physiques, au reste des mortels!

Question 27,

Donnez-vous la préférence au travail du malin ou du soir ?

On a répondu de façon très catégorifjue â cette question. Sur 64 réponses :

Matin :

„ . i Après-midi:

Soir J^.

( Soir :

Malin et soir :

Matin ou soir (suivant les cas) : 3 sufïVages.

Comme on le voit, les types matinal et vespéral comptent à peu près le même nombre de représentants. 4 personnes jirésenlent le type indilFérent. 2 correspondants préfèrent le matin ou le soii* selon le genre de travail qu'ils ont à accomplir, mais pour des raisons exactement opposées, l'un se sentant p\[\s productif \e soir ou plus /'ece/?/// le matin, l'autre vice-versa :

\\r\). X\ Allemagne . — Le malin Je m«' sens plus réceptif et le soii- plus disjjosé à la production. ...

Rép. XXXIX iGrècei. — A celui dn matin (juant an\ l'ccherches ; à celui du soir (piant à lire les journaux, etc.

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