‹ Enquête de l'Enseignement mathématique sur la mthode de travail des mathématiciens. PubliéChapitre 22 sur 26 · V.. ("irr.i.i · texte numérisé non relu

V.. ("irr.i.i

' M. .JoNKs. The iiiflimnii' of liodily ijostiiif mi nn'iil<il m-lnihos. Ari'li. ot l'svchol.. \ew-Yorlc, ocf. t907.

E N Q U È TE S un I.A M A / // (> h E I) E T II . i VA II. 117

l^éj). LXXV iFraiice la,hi. — Deltoiil el en iniiichanl, avec aiitM <l(naMl la plaïu'lK' iioiic. C'r. oi; l,(»\<;t;ii am l'^.

b. — A une ou tleiix (exceptions j)r('s en faveur de la plan ehe noire, tous nos répontlanls préfèrent le papier pour travailler |)ar eciit.

C. — Par contre, on dilfère beaucoup sous le ra{)|)()rl de la dislraclioii par les l)ruils extérieui's. Sur 42 inalhéniali- <Mens, 16 seulement, soit 3S "/o, déclarent cpie les bruits les dérangent. QueUpies-uns assurent même que les bi'uits du <lelioi"s leur sont en aide :

Rép. XXXI ' Alleinaoïie). — Les ])ruil8 nw seul plulùl agréables, sauf les cas oii les problèmes sont In-s diilicilrs.

A. VON ()kttin(;i:.\.

l'ièp. XXXI \ f lance . — Les bruits e.xtéricins sont le phis souvent une aide. .1. A/.aïs.

Parfois ce sont les bruits inaccoutumés ou variables, [jar-' fois les bruits familiers, parfois les l)ruits monotones, (pii sont notés comme les plus dei-angeants.

llèp. XXXV l'rance . — Hraiicoup, sniloiil par les binits variables enfants, conversations, nnisitjne . on par les bi nils tncuiotones niac(»ns , si mon (itletition s' i/ porte.

Uep. l.XI Kcosse . — Les bruits dont j i^iutre la source nicdi'-ranyenl passalileinrnl ; les bruits fanniicis. s ils ne sont |»as trop birfs, pas du tonl. .1.-1^. -A. Sik(;ai,i,.

Ib'j). XW III I' lance:. — ,1e ne |)nis rien Caire en entendant un l)init nioiiolone. (1. L(>Nri:xi;.

Les bruits de conversation sont s[)écialement désagréables au travailleur, mais pas toujours, preuve c>n soit la réponse suivanti' :

Kép. L.\X\I\ Suisse. — .Ir pouvais tia\ ailler an milieu d une nonibrense. assistance, sans ("-tre lroid)lc par le bruit des conxcrsalions. (1. ()i /i I!Amai!i:.

Les bruits. encDi'c, dérangent moins lorscproii est absorbé pai' son tra\ ail :

Hèp. I,XX\ f ranci' . — Le traxail, <die/. moi el chez les antres, je siij)pose, rpiand il l(»nclie a nn point ifileressant , est complètement if^norant de riienic et des bruits extérieurs, .l'en sais |ierson-

nellement quelque chose, ayant été entouré d un milieu familial très musicien. G. de I.ox<;(;iia.mi's.

Rép. LXXXllI France. — Les bruits extérieurs sont très j^ènants j)Our se mettre au travail : mais une fois absorbé dans nia rechei'che ils me sont inditTéreuts.

RéjD. X^ m Italie . — (^uand je suis absorbé, les bruits extérieurs ne me distrayent pas.

d. — A peu près tous les répondants à cette question déclarent que la promenade est favorable à la pensée, à l'inspiration, à rorganisation mentale des plans de travail. Bien entendu, les travaux réclamant des calcids ou des fio-ures faites avec minutie ne sont pas exécutés dans cette circonstance.

e. — Sur 30 réponses relatives à l'alcool, 27 (90 "/o; le condamnent, sans phrase. Les trois personnes qui se montrent plutôt favorables a ce toxif[ue le font clans les termes suivants :

Kép. Il I rauce . — .le ne fume plus depuis ciuii ans. Le caie accf'lerc «Ml ii;éuéral ma pensée, de même le bon vin : mais les liqueurs ne me produisent que larement cet etl'et.

A. Al DIlUiAM).

lu'p. XXI Ailema^uc . — .le ne fais aucun usai^e de taijac: je n ai jamais remarque que le café ait sur moi une action notable ; par contre, l'usaije modéré de l'alcool m'excite, et je nai jamais trouvé fondé, quant à moi. l'aHirmation de Melmoltz qui! emj^èche toute pensée valable. L. Boi.rz^fANN.

Rép. .\XXI\ Fi'ance . — Li- talV- ist cxcclliiil pour aider au travail, l'alcool moins, le tabac pas du tout. .1. AzaÏs.

Le tabac et le thé ont plus de partisans.

Sur 'XI mathématiciens mentionnant le tabac, 12 iléclarent fumer, et s'en trouver bien. Sur ce nombre, tiois spécifient qu ils fument en travaillant, un. au contraire, ((ii il fume beaucoup, mais jamais en travaillant.

Parmi les 20 adversaires du tabac, la plupart déclarent n en faire aucun usage, deux ou tiois en l'ont un usa^e très modéré. et l'un, tout en rec'onnaissant (|ue le tabac à priser « l'anime au liavail. o n en afîirme pas moins c|ue c est une habitude détestable.

Les l'éponses concernant le café et le llié sont peu noiui)reuses el n'offrent pas d'intérêt particulier. Nos répondants se montrent en Sfénéral hostiles aux excitants.

ENoui-riE s r i: i.a m i: i h o d i: de TRiv.iri \\\

Question 30.

.4 (luclU's images internes, de quelle /iv/iie de ^^ parole intérienre » vous servez-vous ?

Peu (le réponses : seulenieni 20, et, sur ces 26, 4 négatives. Un mathématicien LXXMII) déclare (|iril « ne compicnd pas » ce (|ii'oii demande. — M. ^[aillef répond ceci :

liép. XLIIl France,. — .le (Mois (|ii(' ces disti iiclious soiil, pour moi. lin peu subtiles. D'après moi. toutt^s les ima«es concourcul au but final chez les mathématiciens qui tnit un peu écrit ;au moins chez les professionnelsi, n'en eiissent-ih p<is conseienee. Je nie la possibilité, chez eii.v, d une observation co>ii'i.i:TK à col ('t^ard. Chez eux plus que chez d'autres, les imayes doivent être extrêmement complexes et synthétiques \. Saint Paul, Le langage intérieur, 1^04. p. .">3]. K. Maii.i.kt.

(Citons aussi la

Rép. LXVIll lAmérique . — Pour moi, la malhémati(iue est pens('M' pure. Ainsi je nai aucune visualisalion, à |)arl les cas de travail comportant des constructions géométiirines. conant

Sui- les 12 [lositil's restants, nous avons :

12 nettement visuels^ soit 54 °/o.

2 auditifs, » 9 »

l graphique, » 4,;"S »

l verbal-moteur, » 4,;") »

H mixtes, » 27 »

Les niixl(îs sont « moteui's, auditifs ou visuels selon les cas. » ou « visuels avec pai'ol(> inléi'ieiire. » (tu « visuels el aiidilils. » elc.

Cette (pieslion du langage inléiieur ne paraît [)as av(^ir bcaucouj) captive nos coi'res|)ondanls, (|ui n'ont répondu (pie très laconiquement, ce qui est Tort excusable, ils avaic^nt le droit d'être fatigués de ce long questionnaire.

Je nai pas li-ouvé (jue la nationalité jouât un r(')l<' dans la l'orme du Ivpe d'imagerie menlah^. ()n sait (|ue M. Dtdiema lait la rcMuarcpu^ 1res intéressante (pie les physiciens anglais élaboraient de préférence des théories répondant à un schéma visuel et concret, tandis que les Krancais étaient plus al)s-

1211 ENQUETE Sf'I! LA METHODE DE TRAVAIL

traits, que. pour eux. la visualisation était pliilôl un obstacle au raisonnement mathématique. Le trop petit nombre des réponses présentes nous empèclie de trouvei- ici une confirmation de la remarque de M. Duliem.

Sur les 6 Anglais ou Américains qui ont répondu à la question 30, 3 sont visuels, un est mixte, deux ne praticjucnt que la (' pensée pure. »

NOTE l-L\ALE

Nous avons étudié les résidtats de Tenquète, question par <|uestion. Il n y pas lieu, croyons-nous, de chercher de conclusions générales sur l'ensemble des réponses. La diversité des cpiestions et leur grand nombre ne le permettent guère, ■j)as plus que la variété des réponses. .Sans doute on devait s'attendre à ce fjue les méthodes et les habitudes de travail varient avec le tempérament et le milieu ; il est évident (juelles dépendent aussi des circonstances d'ordre professionnel. .Notre enquête avait précisément pour but de faire connaître les principaux tyj)es de travailleurs, et, sous ce rapport, les résultats (|ue nous avons publiés fournissent des indications d un grand intérêt. Eu étudiant ces résultats, et surtout en s inspirant des réponses que chacun liiera selon les préférences de son tempérament, les jeunes mathématiciens trouveront dans cette enquête des renseignements et des conseils qui leur seront d un grand profit.

Pour les questions d'ordre ps3'chologi(|ue, M.M. lii. Flour- >OY et En. CLAPAHKnK nous ont apporté leur précieuse collaboration. Nous nous faisons un devoir de leur exprimer nos plus vifs lemerciements.

Février [90><. II. I'khk.

/: y <> r i': 1 1: s un i. . f m e t ii o d i: n i: tua v a t i. 121

()Ui:STK)NNAIIVi:^

1 - a j A (|Hclli} ('|)ii(|iie, d'après vos SDUveiiii's, ol dans ([indlcs cii'iHJiislaiici's. le ydùl des s<'ieTi('cs mal licmal ii| lies s csl-il C'iii[)arr de vous ? 2

h) Ce goût csl-il liér(''dil aire cIh'/ vous .' Avcz-voiis eu dans voire ascendance, ou \' a-l-il parmi les anlres mcmhres de votre raniille ifrèros et soîurs. oneles. cousins, etc. i di's personnes spécialeineni ilouées au point de vue maliu'nialiipie .' Leur exemple ou leur iiiflllelicr personnelle onl-ils l'Ié jionr (pi(d(|iii' (diose dans voiri' in- I linalion *\n cnii.'' des mal lieniatii|ues .' M

2. — (hitdies sont les hraiiclies de la science mal lniiia I i(| ii(> vers les-

qu( lies vfitis \()iis (Mes senti pins part icn lirreinenl allir('' .' . . . 17

3. — I-'les-vous plnli'il allirc par 1 inli'iw'l de la science mal liénialiqiie

en elle-mèine, on par les applicalions de celte science aux pliéuo-

inèlies lie la lialilir .' 17

h. — Avez-vous constM'vé un sonxrnir piccis de xoli-e manière de li'availlei' lors(jue vous poursuivie/, vos éludes, alors ipie le htil étail plnliil de s'assimiler les ricdiesses d aulriii (|iie fie vous livi-er à des ri'(liei'c lies pei'soiimd lr> ,' A v( z-vous sur ce poiiil (jindipics renseiifuemeiils inléressanls à t'oiirnir ,' 2'J

5. — l ne lois les (''Indes mal lu'Mnali(|ues usuelles icorresjjondaiil par

exemple an programme de la licence mal lieinal iipie on de I agi'égalion ou de deux li('eiicesl lei'minées, dans (jnel sens ave/.-vons cru devoir orienter vos ('études ,' Ave/.-voiis d aliord (dier(di('' à acipiei-ir nue insi riiclion gH-iun-ale lr('s ('lendne sur plusieurs points de la science avant de produire ou de publier cpudipie (diose de séi'ieux ;' Avez-vous au contraire (lieridu' à approfondir d abord un [loiul |)arl iciilier en n étudiant à |k'ii pr(s (pie ce (jiii est indispensa Ide d.ins ce liiil . cl n'esl-ce (ni ensuite que nous xoiis êtes étendu peu à peu ,' |{t si vous a\(v. employé d aulnes iiK-lliodes pouvez-\(>us les indiniler som ma i renient , ()u(dle est C(>lle (Oie vous prélV-rez ;' 22

6. — ,\ve/-vous (diei(lié à vous rtindre comple de la Lienese des vi'ri-

les. dec()n\ cries par vous, anxipudles vous allaidiez le plus de

prix ,' ol

7. <^)u( Ile est, scdoii Vous, la pari du hasard ou de 1 iiispi rai ii m dans les décoiiveiMes mal InMiiat i(pies .' (>elte part (■sl-(lle aussi grande loujours ipi idie le |)arail .' , . îî I

' l'eiii' <•(■ (|(il est lie l'iiiil l.il ivi- (le l'cii(|ii('>l(> cl (le lii |)ic()iiiM I i( ■!! (In (iiicslionurficc. voir (liins V l'.nseigncmcnl inathrinatiqnc, T. ',\. p. 5.S-.")ll iloltic (1(> M. Maiii i:i) : p li.S. 21fl-2'J(l.

liiOl, — T. 'i. p, -ios-^ll, iit(i2. — 1'. i;, p, :i76-:{78. 'iSl. liui'.,

Viiir aussi les ni/lexùins sur les rrpuiiscx aux i/iirstioiis 'i et .'> cl idix (iiirslioiis lin I,'!, p;ir

V, lîon'iMN. T, 8, p, 1:{)-14I. XS<i-:{!iG,

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