‹ Enquête de l'Enseignement mathématique sur la mthode de travail des mathématiciens. PubliéChapitre 8 sur 26 · Travail voulu, eifort. I'oxtkxk · texte numérisé non relu

Travail voulu, eifort. I'oxtkxk

Rép. XXX Xorvège . — • 8c/. (^esl surtout a|)res le coucher, dans l'obscurité, que j(; pense le plus clairemeul. Les détails secondaires s effacent alors, et les points prin('ij)au\ surgissent.

SrtMiMF.Ii.

Rép. XXXI Allemagne). — (5. Mes découvertes se rattachaient la j)lupart du temps à des leçons, où à la lecture de travaux étrangers, ou à des recherclies expérimentales.

7. Le hasard joue aussi toujours un rôle. Dans mon lldriitonielehre tout le travail a été précédé d une sorte d « inspiration ".

9. Il y a eu » travail voulu » dans mes ouvrages de Thernioiiiechant/i et de Persperti^'c, et « spontanéité » dans ceux sur r//c//7//oniele/ire et V Electricité. \ . von Oi. i i iN(;i:x.

Rép. XXXII Aul riche:. — 7. .l'ai été servi tout ensemltle par l'inspiration et le hasard, tpii ne me |)araissent être cpi une sorte de fluorescence des impressions antérieures.

(S/*, l'hicore (étudiant, j'ai rêvé une construclion steréonieliique que j'avais oubliée, .l'ai eu plus tard d'auti-es lèves mathématiques, mais peu nombreirx et fantaisistes. Je nie rappelle cependant un rêve très vif (pie j'ai eu trois fois, à des ('pocpies très différentes et sous la même forme : je voyais un livre allemand où s(> trouvaient

des théorèmes d'une beauté et d'une élégance suprême, concernant certaines intégrales analogues aux fonctions sphériques. Jattribue ce rêve à quelques impressions reçues et que le sommeil avait exagérées.

9. Je dois beaucoup aux inspirations spontanées, bien qu'elles aient été généralement imparfaites au début. Ma méthode de travail ressemble d'ailleurs à celle du romancier Balzac; il me faut toujours corriger mon style et écrire presque calligraphiquement ; c'est ainsi que je parviens à perfectionner et enrichir le sujet.

Lerch.

Rép. XXXY (France;. — 8 a. Il me semble que oui ; cela tient à ce que certaines questions restent en quelque sorte à l'affût sans même qu'on y pense.

9. J'ai toujours cherché méthodiquement les problèmes que j'ai résolus. Mais pour cette résolution, et quelquefois pour la pensée même de cette recherche, des idées sont nées de rapprochements inattendus. (...)

Rép. XXXYI (Suisse). — 7. Il est très difficile de répondre à cette question, parce qu'en travaillant nous vivons toujours dans une espèce de nébulosité [FUtidiim] scientifique qui nous empêche de juger facilement quelles impressions nous avons emmagasinées consciemment ou inconsciemment. Je crois cependant qu'à la découverte de tout résultat ou théorème de valeur coopère une certaine loi ou fonction mystérieuse, propre à chaque individu [ein gewisses der Peraonlichkeit eigentnmliches inijfsptisches} Fonvgesetz], et qu'on peut désigner du nom d'inspiration. Pour moi il n'y a pas de hasard.

Beyel.

Rép. XXXVllI (Allemagne). — 6, 7, 0. H y a pour commencer réflexion consciencieuse et scrupuleuse ; mais le dernier pas est toujours un don qui arrive comme une inspiration.

AVekxicke.

Rép. XXXIX (Grècei. — (5. Certainement. Les points que j'ai moi-même cherchés, je les ai examinés à tous les points de vue et sous tous les rapports possibles. La genèse, je crois qu'elle consiste la plupart du temps dans la généralisation, ou plutôt la tendance à la généralisation qui s'empare de nous.

7. Le hasard a aussi sa j^art, suitoutdans les résultats et notamment en ce qui concerne leur clég((nce: maintes fois on travaille longtemps et péniblement pour n'aboutir qu'à des résultats dépourvus d'élégance ou de concision. Mais par contre, le choix rationnel et intelligent des questions à traiter, et une certaine expérience qu'on n'acquiert qu'avec le temps et l'habitude, peuvent bien souvent annuler, ou du moins rendre insignifiante, la part

ENQUÊTE SUR LA MÉTHODE DU TRAVAIL \i

du hasard. L'inspiration contribue aussi; mais quelquefois, non dirigée, elle nous égare.

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