‹ Enseignement et démocratieChapitre 11 sur 107 · Laoglois, Ibùl., p · texte numérisé non relu

Laoglois, Ibùl., p

C'était facile à prévoir. Des écoliers de quatorze ou quinze ans ne sont pas en état d'organiser euxmêmes leurs études et de choisir en connaissance de cause : ils vont au hasard, à tâtons, et perdent beaucoup de temps à un âge où il est nécessaire de n'en rien gaspiller. Il faudra donc, à l'Université comme au lycée, organiser des groupements normaux, bien conçus et nettement distincts, sans cloisons étanches cependant. Or c'est là, précisément, un des embarras au milieu desquels se débat l'enseignement secondaire ; nous n'aurons rien gagné à déplacer la difficulté.

Sans aller jusqu'à ces remèdes extrêmes et impraticables, si nous étions plus libres que nous ne le sommes de tracer des plans nouveaux, nous pourrions du moins chercher une organisation à la fois logique et réaliste, qui tînt compte des faits, aussi bien que des principes, et qui, sans rien détruire de ce qui vit, fût de nature à en tirer le meilleur parti. On aurait pu par exemple, il y a quelques années, imaginer et réaliser quelque chose comme ceci :

1*^ Un enseignement primaire qui, soit à l'école, soit au lycée, fût suffisamment éducalif pour être une préparation efficace à toute culture ultérieure;

2° Un enseignement secondaire divisé en deux seclions :

A. — L'une (de douze à seize ans), conduisant nor-

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