I.'kNSKK.NKMRNT PlllMAlRK srpKiiir.iH
florissantes : à Pau, à Xanles, écoles créées dès 1833; à Mol/ et à XancN , créées en 1831 ; à Douai et à Bordeaux, créées en 183(5: à Lille (1837); à Paris où furent créées, en 1839, l'école de la rue Neuve Saint- Laurent, aujourd'hui Turgot, en 1844, l'école François I'^' qui prit plus tard, en 1848, le nom de collège Chaptal.
Causes qui ont nui au déreloppenient des écoles primaires supe'rieures.
En faisant de l'enseignement primaire supérieur un complément de l'enseignement primaire élémentaire, dit M. l'inspecteur général Duplan, M. Guizot avait voulu « l'approprier aux besoins de cette catégorie sociale si nombreuse et si utile, placée entre la classe ouvrière dont elle forme l'élite et la classe bourgeoise où elle aspire à prendre rang, tenant de l'une ses qualités d'activité, d'initiative, son ardeur au travail, empruntant à l'autre ses habitudes de prévoyance et d'économie, son goût pour la vie paisible et ordonnée. »
Le principe assurément était excellent, mais l'application difficile.
Le ministre ne s'était pas assuré que toutes les communes de 6 000 âmes pouvaient faire face aux dépenses qu'il leur imposait. Delà, immédiatement,
des résistances contre une institution dont on niait à dessein l'utilité et l'opportunité.
On demandait avant tout des écoles primaires élémentaires, qui faisaient défaut, même dans certaines villes et gros bourgs. Or, les élèves de l'école primaire supérieure devaient se recruter en grande partie parmi les élèves de l'école primaire élémentaire.
Il eut donc mieux valu ne créer des écoles primaires supérieures que là où le besoin s'en faisait sentir et comme complément d'écoles élémentaires déjà fondées.
Cette élite de la classe ouvrière qui aspirait à prendre rang parmi la bourgeoisie, selon l'expression de M. Duplan, avait aussi les défauts de la classe bourgeoise dont le moindre est une vanité excessive. Ces deux mots : Ecole primaire choquaient nombre de parents et le qualificatif supérieure ne leur semblait pas suffisant. En somme, envoyer ses enfants dans l'école primaire supérieure c'était encore les mettre en contact avec la partie la plus pauvre de la population, et cela, l'amour -propre des familles aisées ne pouvait le souffrir. Le collège ou le lycée, avec leur prestige , ne valaient-ils pas cent fois mieux que cette école primaire d'un nouveau genre ? On ne se préoccupait pas alors de savoir si l'instruction qu'on y recevrait serait mieux appropriée à la