‹ Enseignement et démocratieChapitre 41 sur 107 · I.KNSKKJNKMKM l'IUMAlHE SLPKIUEl R · texte numérisé non relu

I.KNSKKJNKMKM l'IUMAlHE SLPKIUEl R

instruire le t'iilur commerçant: clans les mathématiques ce qui s applique aux alVaires ; dans les sciences 4)hysiques ce qui sert de point de départ aux travaux industriels : dans les sciences naturelles ce qui sera précieux pour le futur agriculteur. »

Que l'on veuille bien rapprocher ces programmes de ceux que préconisait la loi de I800, on verra qu'il y a eu peu d'additions : l'enseignement civique a pris la place de l'enseignement religieux et encore cet enseignement civique avait-il été déjà réclamé par M. Philibert Pompée, le directeur fondateur de l'école Turgot, en 1837, lorsqu'il fut chargé de rédiger des programmes de la métropole des écoles primaires supérieures parisiennes.

Les enseignements nouveaux sont la gymnastique, le travail manuel, le droit usuel et l'économie politique.

Il ne rentre pas dans le cadre de celte étude que nous examinions, pour chacun des enseignements obligatoires de l'enseignement primaire supérieur, les méthodes et les procédés qui nous semblent les plus propres à rendre ces enseignements aussi pratiques et aussi éducatifs que possible'.

1. Nous préférons nous en référer à ce qu'en ont dit avec tant de compétence MM. les Inspecteurs généraux René Leblanc et Coulant, dans le rapport si documenté sur l'organisation et la situation de l'enseignement primaire public en France présenté à .M. le Ministre de l'Instruction publique par Tlnspection générale de rEnseignement primaire.

D'ailleurs les programmes officiels sont accompagnés d'observations générales très judicieuses, à notre avis, et qui peuvent être d'un grand secoursaux professeurs.

Toutefois, qu'il nous soit permis d'ouvrir ici une parenthèse et de dire très franchement ce que nous pensons de toutes les méthodes d'enseignement en général, ou mieux de la méthode.

Qu'est-ce que la méthode, sinon un ensemble de voies et de moyens qu'on emploie pour découvrir la vérité ou ce qu'on croit être la vérité?

Dès lors, nous sommes en droit de nous étonner d'entendre si souvent opposer les méthodes « primaires » aux méthodes « secondaires », avec cette idée, surtout fâcheuse, que les premières sont de très moindre valeur, en raison même du but différent que poursuivent les élèves des deux ordres d'enseignement.

Prenons un exemple dans les deux programmes de géométrie, pour des enfants du môme âge, en 3^ année d'école primaire supérieure et en classe de seconde division C et D. liemarquez, en passant, qu'il est inexact de dire que les meilleurs élèves de l'enseignement primaire supérieur passeront sans difficultés dans le second cycle de l'enseignement secondaire, puisque dans ce second cycle entrent des enfants âgés, en moyenne, de li à 15 ans et que nos

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élèves font alors leur IV' aniiûo, à moins qu'on ail eu rinleiilion de déeajiilcr nos éeoles primaires supérieure dès la lin de la "1" année d'études. Ce que nous ne pensons pas. il y a simplement désaccord entre les programmes.

Eh bien ! pour en revenir à renseignement de la géométrie dans les deux ordres d'enseignements, primaire supérieur et secondaire, peut-on supposer (ju'il y aura deux méthodes difîérentes pour démontrer théoriquement les Polyèdres, pour expliquer la mesure des volumes: parallélipipède, prisme, pyramide, tronc de pyramide?

Et ce que nous disons des mathématiques nous pouvons le dire de l'histoire, de la géographie et à plus forte raison de la comptabilité, du droit usuel qu'on nous a empruntés et du travail manuel qu'on nous empruntera bientôt, paraît-il.

Non, selon nous, il n'y a qu'une méthode, et cellelà seule est la bonne méthode qui tient compte de la nature et des besoins de chaque enfant, qu'il s'agisse du développement physique de cet enfant, de sa culture morale ou de son éducation intellectuelle.

Puisqu'il est fortement question de servir nos programmes, d'après l'expérience qui en a été faite depuis plus de dix années, il ne nous paraît pas inutile d'exprimer ici quelques critiques qui nous ont été suggérées et par l'application quotidienne que

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nous faisons de ces programmes et par les réflexions (le nos collègues des départements.

Morale. — On reproche à ces programmes d'être confus. \\s soni conre/Uri(/i(e-s, dit-on, et ils manquent de centre. On ne voit pas si la morale doit reposer sur la raison ou sur la solidarité, ou même sur l'idée de Dieu, puisqu'on y fait appel aux sanctions religieuses.

« On tourne trois ans autour des mêmes principes, dit un de nos collègues, on brasse, on étend, on étire pendant trois uns la même matière pour en faire un tout indigeste. »

Il faudra donc en revenir à un programme plus simple et beaucoup plus précis.

Histoire et géographie. — Il faudrait éloigner sans pitié de ces programmes tout ce qu'il n'est pas indispensable de connaître.

M. Becquel, professeur à l'École primaire supérieure de Bordeaux, nous paraît bien résumer les idées de tous quand il dit. en parlant des programmes d'histoire, aussi bien que de ceux de géographie :

« Il serait facile de les réduire en supprimant l'histoire des batailles, les nomenclatures de noms, les énumérations de villes, de fleuves, de montagnes, en s'en tenant à des idées générales sur l'importance agricole, commerciale ou industrielle de quelques grands centres, sur la différence de conslilulion géologique des diverses régions, sur les conséquences

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