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les lamillos ni les élevés ne lieiineiit au eerlilicat il éludes primaires supérieures. C'est un devoir pour nous d'en rechercher les causes.
D'ahord, nous l'avons fait entrevoir déjà, ce diplôme, malij;ré toutes les belles promesses de l'administration, n'a que très peu de sanctions efficaces, il n'est ni connu ni apprécié des patrons; les familles et les chefs d'industrie lui préfèrent de beaucoup le brevet élémentaire d'instituteurs, qui a toujours et malgré tout un prestige excessif à leurs yeux. Or, pour qui sait ce qu'est devenu de nos jours le très simple brevet, délivré au petit bonheur à des milliers d'enfants de quinze à seize ans, il est évident que le certificat d'études primaires supérieures devrait, à tous les points de vue, lui être préféré.
Le titre même de certl/îrat (Téludes implique forcément un rapprochement avec le certificat délivré à la grande majorité des enfants de l'école primaire élémentaire.
A notre avis, il faudrait avoir le courage de supprimer l'un de ces deux diplômes qui se nuisent réciproquement. On pourrait, par exemple, conserver le titre de brevet élémentaire de l'instruction primaire et l'appliquer à l'examen du certificat d'études primaires supérieures dont on modifierait légèrement le programme.
Du même coup on relèverait le niveau des études
des futurs instituteurs et institutrices et l'on donnerait au diplôme de fin d'études primaires supérieures une sanction des plus sérieuses, puisque nul ne pourrait enseigner dans les écoles primaires s'il n'était pourvu de ce brevet.
, Nous sommes convaincu que cette réforme radicale modifierait de fond en comble les études de renseignement primaire. On ne verrait plus des milliers de jeunes gens et de jeunes filles se targuer de posséder un brevet qui, à nos yeux, n'a aucune valeur, en raison de sa préparation hâtive et des épreuves insuffisantes qu'il comporte.
Le certificat d'études primaires supérieures portant dorénavant le titre de Brevet élémentaire ou de certificat de capacité pour l'enseignement primaire aurait une destinée digne du but pour lequel il a été créé à l'origine ^
Déjà exigé pour l'admission aux écoles d'arts et métiers, pour les études de chirurcjien dentiste^ il le serait dans tous les cas où l'on exige aujourd'hui la possession du brevet élémentaire puisqu'il le remplacerait très avantageusement.
' Au moment de mettre sous presse, nous apprenons qu'il est «luestioii de supprimer le Brevet élémentaire et le Brevet supérieur. et de les remplacer par un Certificat normal d\iptitu(le à l^enscignement et par un Certificat normal d'aptitude pédagogique; le premier serait délivré à la lin de la 2*^ année d'études des Ecoles normales et le second à la fin de la 3« année. De toutes nos forces nous appuierons cette importante réforme.
l/l-.NSKIC.NF.MF.NT IMUMAIHK SUI'KRIF.UR 1:23
Nos élèves jouissenl iléjà du bénélice de Tadmissibilité. mais il est indispensable que deux sessions annuelles aient lieu, à l'avenir, l'une en juillet, l'autre au commencement d'octobre.
Le Conseil supérieur de l'Instruction publique, saisi par nous d'une proposition en ce sens, vient de décider, le 9 décembre lOOî), l'institution de cette seconde session si utile, non seulement aux candidats des écoles d'arts et métiers, mais encore à tous ceux qu'un cas de force majeure, comme la maladie, a empêchés de se présenter en juillet, ou à ceux, souvent très méritants, que le hasard stupide et aveugle de l'examen a fait échouer.