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tions sociales issues du mécanisme éiMinomique moderne, etc. »
Ces idées Irouveraient leur application ailleurs qu'à l'Kcole Centrale : dans les autres écoles techniques supérieures, et notamment, à celles que j'aborde maintenant : les écoles supérieures de commerce. Elles donnent un enseignement commercial supérieur à des jeunes gens qui possédaient déjà une certaine culture générale. Un grand nombre ont reçu l'instruction secondaire classique. Au point de vue financier, elles sont administrées par les Chambres de Commerce, les municipalités, parfois par une société composée d'industriels et de commerçants ; et cette organisation, qui n'exclut pas d'ailleurs le contrôle direct du ministre sur les programmes, les concours d'entrée et de sortie, l'enseignement et le personnel, a pour très heureuse conséquence, commune, d'ailleurs, à tout renseignement technique, d'introduire, à côté des matières générales : commerce, comptabilité, langues étrangères, sciences appliquées aux opérations de banque, législation commerciale, un enseignement approprié aux besoins de la région :
A Rouen, au Havre, à Bordeaux, à Marseille, il existe des cours d'armement ;
A Lyon, à Lille, une section de commerce des textiles ;
A Montpellier et à Dijon, des cours d'œnologie ;
A Lille, une section des industries de fermentation ;
A Marseille. Xantes, Bordeaux, des sections coloniales, etc.
La loi militaire de 1889, en accordant aux élèves diplômés de ces cours supérieurs la dispense de deux années de service militaire, a exercé sur leur recrutement une influence qui s'est fait d'ailleurs sentir profondément jusque dans nos Facultés. De sept qui n'assuraient pas leur recrutement sans peine, les écoles supérieures de commerce sont en quelques années montées à quinze, dont les effectifs s'accroissaient sans cesse.
Il est à prévoir que le service de deux ans ne sera pas sans éclaircir leur clientèle, et à espérer qu'elles sauront traverser victorieusement cette crise.
Je n'abandonnerai pas ce qu'il est permis d'appeler l'enseignement supérieur technique, sans dire un mot d'une création, que j'ai poursuivie, et que le temps ne m'a pas permis de réaliser.
11 m'a paru que l'instruction donnée dans nos grandes écoles aux jeunes ingénieurs et aux futurs industriels, pourrait être utilement complétée par l'organisation à l'étranger d'une sorte d'institut pratique de perfectionnement réalisant, pour eux, — si la comparaison est permise et seulement pour me faire mieux comprendre — quelque chose d'ana-
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logue à ce que Irouvonl nos arlislcs à riù'olc française de Rome. J'aurais voulu, aux bourses de voyage à l'élranger, d(^ii( rinconvénient est d'abandonner à eux-mêmes les boursiers, adjoindre moins une école qu'un centre d'éludés placé sous la direction d'un bomme qui, joignant à une valeur scientifique établie une sérieuse pratique industrielle et la connaissance approfondie du pays, pourrait guider les jeunes ingénieurs dans leurs projets, leurs travaux, leurs visites des usines, leurs voyages d'études, voire même les aider à se placer provisoirement dans ces usines pour y acquérir, par une collaboration personnelle, une connaissance profonde des procédés de fabrication. Je n'ai pas à vous dire pourquoi j'avais tout naturellement pensé à placer cette école aux États- Unis. Nulle part, semble-t-il, nos jeunes gens ne pouvaient recevoir de leçons d'initiative et d'énergie plus fortes et plus intéressantes. Ce fut, d'ailleurs le sentiment de la Commission consultative que j'avais instituée et qui, je crois, n'a pas encore terminé ses travaux.
LES ÉCOLES d'arts ET MÉTIERS
Le premier noyau de l'enseignement technique, au ministère du Commerce, fut constitué par les écoles
d'arts et métiers. On peut dire que leur idée première date des Encyclopédistes : c'est sous leur impulsion, qu'en 1780, leur fondateur, le duc de Larochefoucault-Liancourt avait fondé, dans une ferme de son domaine de Liancourt (Oise), l'école ouvrière qui, transférée d'abord à Compiègne, puis, en 180G, à Chàlons-sur-Marne, devint, en fait, la première école française d'arts et métiers.
Dès 1804, une Commission composée d'hommes tels que Monge, Berthollet, Laplace, avec Chaptal, ministre de l'Intérieur, comme président, avait été chargée d'élaborer le programme des études, et, la même année, une seconde école était fondée dans l'Anjou, à Beaupréau ; elle devait devenir l'école d'Angers en 1815.
Une troisième école d'arts et métiers fut créée à Aix, en 1843. De l'exposé des motifs du projet de loi de crédits, on peut détacher quelques phrases du ministre du Commerce de l'époque, Cunin-Gridaine, qui seraient encore de mise : « De nombreuses et importantes considérations, disait-il, justifient cette création. L'association de la pratique et de la théorie est, en cfTet, la combinaison la plus propre à atteindre le but qu'on s'est proposé, et qui est de former des hommes en étal de comprendre les moyens de l'industrie, d'en seconder les progrès, de fournir ù nos grands ateliers de construction une