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IriK'lion priniairo pousail iiirrilor le nom d'éducalioii libérale.
Le catéchisme éliminé de l'école, la morale rationnelle, l'éducation sociale et civique y ont Irouvé Icnr |)lace. Tous les bons instituteurs savent qu'ils sont des éducateurs, qu'ils doivent s'occuper d'habituer les enfants, selon leur lYge, au libre usage de la réflexion, à l'observation sérieuse des faits, à l'exercice de l'autonomie morale.
L'école, aujourd'hui, commence l'œuvre du lycée : les deux ordres d'enseignement ne se différencient plus réellement, si l'on fait abstraction de ce qui peut subsister de routine ancienne dans l'un et dans l'autre, que par les matières étudiées, par l'âge des élèves, et par les procédés pratiques de pédagogie qui résultent de ces deux conditions.
De sou coté, l'enseignement secondaire se rapprochait du primaire par certains endroits. La somme des notions positives de caractère utilitaire s'était fortement accrue dans les programmes des lycées et collèges. 11 y avait même là un danger, auquel on remédiait insuffisamment en déclarant la guerre à la mémoire et aux exercices de mémoire. Car si l'acquisition mécanique du savoir était le vice du primaire — de l'ancien primaire — ([u'il n'y avait pas de bénéfice à étendre au secondaire, d'autre part la possession de connaissances exactes est la base
de l'éducation rationnelle et scientifique, qu'il pouvait y avoir profit à substituer à l'éducation formelle des lycées de 1840.
La création de l'enseignement spécial, puis de l'enseignement moderne firent disparaître les barrières qu'élevaient les langues anciennes entre le secondaire et le primaire. Le rapprochement des deux ordres devient plus apparent encore lorsque l'on considère le développement de l'enseignement primaire supérieur, La distance est courte du primaire supérieur au secondaire moderne : à tel point que, dans la récente enquête parlementaire, des hommes de haute compétence ont cru pouvoir demander la transformation de beaucoup de collèges en établissements d'enseignement primaire supérieur. Inversement, du jour où le baccalauréat moderne fut institué, beaucoup d'écoles ecclésiastiques, jusque-là classées comme primaires supérieures, se trouvèrent prêtes à préparer leurs élèves à l'examen qui termine les études secondaires.
Quant à l'enseignement supérieur, le grand fait de la lin du xix'^ siècle a été la restauration des Universités et la création d'un véritable enseignement supérieur, scientifique et littéraire. On s'est alors aperçu que les hautes classes des lycées, rhétorique et surtout philosopiiie, étaient