‹ Enseignement et démocratieChapitre 57 sur 107 · I.'kNSEK.NF.MKNT Sri'KIUF.UR DF.S SCIENCES i · texte numérisé non relu

I.'kNSEK.NF.MKNT Sri'KIUF.UR DF.S SCIENCES i

par là élail assurée une évolulion encore inachevée, consistant à placer, à cùlé des cours didactiques, des interrogations, des explications familières, un contact direct avec l'expérimentation.

Le mouvement ainsi commencé aboutit enfin à la création des Universités, couronnement des efforts des hommes qui, depuis 1871, avaient occupé les fonctions de ministres de l'Instruction publique et de directeurs de l'Enseignement supérieur : ^^'addington. Ferry, Paul Bert, Goblet, Bourgeois, du Mesnil, Dumont, Liard... Pour susciter et augmenter l'activité scientifique, pour coordonner les efforts éparpillés, on donna aux Facultés une certaine autonomie matérielle et morale, en leur accordant la personnalité civile et en les groupant sous le nom d'Universités. Le Gouvernement de la République, malgré les charges énormes résultant de la défaite, continuâtes sacrifices nécessaires pour la reconstruction des bâtiments, l'aménagement des laboratoires, l'augmentation du nombre des chaires et des maîtrises de conférences ; partout il fut secondé par les Conseils municipaux, tant pour les dépenses matérielles que pour les créations d'enseignements. On sait, en particulier, quelle a été la libéralité de la Ville de Paris, quelle part elle a eue dans la construction de la Sorbonne, et comment elle a pris entièrement à sa charge la création d'une chaire

d'Évolution des êtres organisés. M. Liard, qui dirigeait alors l'Enseignement Supérieur, caractérisait de la façon la plus heureuse le rôle des Facultés : « 11 fallait que la Science, avec tout ce qu'elle implique d'esprit de vérité et de liberté d'esprit, de foi dans les idées et de soumission aux faits, d'idéalisme dans les conviclionsetde réalisme dans les méthodes, fut, chez elle, non plus l'accident, mais l'essentiel ». Et ailleurs : « Introduire dans les examens et dans l'enseignement qui y conduit plus de science que par le passé, appareiller la fonction professorale des Facultés à leur fonction scientifique ».

Une heureuse conséquence de la réunion des Facultés en Universités fut l'organisation du P.C.N. Les cours préparatoires qui se donnaient autrefois dans les Facultés de Médecine sur les sciences physiques, chimiques et naturelles furent transportés dans les Facultés des Sciences, où ils forment ce qu'on appelle par abréviation le P.C.N. Le passage par cet enseignement est obligatoire pour l'inscription dans une Faculté de Médecine. Cette réforme fournit à la carrière médicale une base scientifique indispensable; par l'organisation de manipulations nombreuses et surveillées de près, elle donne aux futurs étudiants en médecine l'iiabitude de l'observation personnelle et le goût des recherches scientifiques.

l'enseignement SIPÉIIIEIR DES SCIENCES iW)

Nous allons mainlonanl nous occuper de l'organisalion actuelle de ri-lnseignement supérieur des Sciences, des perfeclionnemenls qu'il conviendrait d'v apporter, en insistant sur les relations de l'Knseignement scienliiiquc avec les Ecoles techniques et l'Industrie.

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