‹ Enseignement et philosophieChapitre 4 sur 32 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

Trois questions de cet ordre ont surtout fixé mon attention. Y a-t-il lieu d'abord de rendre Yinstruotion primaire obligatoire'i Quels sont ensuite les rapports de V Ecole avec Y Eglise et avec VEtat ?

Quant à l'enseignement obligatoire, je crois avoir, un des premiers , donné la véritable solution du problème , au point de vue des principes. J'ai démontré, dès 1859, qu'entre les deux, idées instruction primaire et obligation civile, il existe un terme moyen le droit , et qu'ainsi la question se présente sous forme d'un syllogisme régulier : Tout droit est obligatoire ; or l'instruction primaire est un droit de l'enfant : donc l'instruction primaire est obligatoire. Quand on pose la question sur le terrain du droit, et non sur le terrain des convenances, de l'utilité publique ou des devoirs de la vie morale, la conviction est irrésistible et les objections s'évanouissent sans peine. M. le <;hanoine De Haerne, membre de la Chambre des Représentants, a fait récemment au nom de la Section Centrale, un volumineux Rapport, qui conclut au rejet de la proposition de l'honorable M. Funck, relative à l'enseignement obligatoire. Eh bien I ce rapport, quelque consciencieux .qu'il soit, ne touche pas au fond de la question, ne soupçonne pas même le côté juridique du problème et en conséquence ne mérite pas un examen sérieux, comme je l'ai montré

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