‹ EnseignementChapitre 34 sur 158 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

L’article publié sous ce titre le mois dernier avait pour but de faire connaître un excellent travail critique de M. l’abbé Vacandard, dont j’acceptais absolument les discussions et interprétations de textes, tout en lui soumettant (p. 174) un texte non cité par lui et qui me semblait rendre probable l’existence d’une école cléricale au palais des rois mérovingiens. En me remerciant de mon compte rendu, le savant auteur rejette la traduction de ce texte que j’avais proposée avec beaucoup d’hésitation. Voici quelques traits de sa lettre que je me fais un devoir de communiquer aux lecteurs du Bulletin :

« ...A mon sens, les pueri sont des jeunes gens de l’âge des nutritii ; rien du moins n’indique le contraire. Et les opéra dominica sont le service du roi... — Me permettrez-vous d’appeler votre attention sur le mot archicapellanus de la vie de saint Bohaire ou Béthaire, que vous citez page 173 ? Avec Waltz, Krusch et même Fustel de Coulanges, j’estime que ce mot n’est pas mérovingien. Toutefois, la fonction qu’il désigne est bien du temps. »

Je le crois aussi. J’accepte de plus l’interprétation de dominica, où j’avais eu tort de voir une idée religieuse. Du Cange, mieux encore que le contexte me paraît justifier la traduction de M. l’abbé Vacandard. Quant à pueri, laissons-lui son sens vague. Mais, si la « fonction » de grand chapelain du palais existait au temps de Clotaire II, ne reste-t-il pas probable qu’il y avait aussi une scola cantorum, composée en partie d’enfants, et par là même quelque chose comme une école ? Je recommande toujours au pénétrant critique, dont j’admets d’ailleurs toute V argumentation, le mot pubertatis du texte de saint Géry que j’ai cité dans la seconde note de la page 174.

1 Je veux parler d’un travail colnplet et, pour le mieux, d’une édition critique spéciale. Celui qui voudra l’entreprendre y sera fort aidé, j’en conviens de grand cœur, par plusieurs travaux historiques de notre temps (à commencer par le livre déjà cité de D. Pitra) et, avant tout, par les améliorations et annotations des éditeurs plus récents des Desiderii epistolæ, surtout par Le Cointe et Dom Bouquet.

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