‹ EnseignementChapitre 61 sur 158 · PUBLICÆ LIBERTATIS ADSERTÆ MONUMENTUM HOC ÆRE COLLATO POSUERUNT · texte numérisé non relu

PUBLICÆ LIBERTATIS ADSERTÆ MONUMENTUM HOC ÆRE COLLATO POSUERUNT

SUAVISSIMI PRINCIPIS NOMEN FAMAMQUE SINCERO LAPIDE SERIS NEPOTIBUS COMMENDATURI.

ANNO REPARATÆ SALUTIS MDCCCXIV HUMANISSIMI IMPERÜ XIV.

Je ne prétends pas qu’on trouve dans cette inscription toutes les qualités du style épigraphique latin dont Morcelli a dressé le code (De stylo inscriptionum latinarum libri III, 1781). Il y manque peut-être un peu de cette simplicité majestueuse et sévère qui est la vraie éloquence du style lapidaire. Mais on y reconnaîtra bien la façon de penser et de sentir de l’auteur des Considérations sur la France. Surtout la tyrannie révolutionnaire et ses funestes effets sur la civilisation européenne y sont touchés avec la vigueur qui caractérise ce mâle génie, et mes lecteurs souligneront d’eux-mêmes plus d’une expression qui équivaut à une signature.

Au reste, il ne saurait y avoir de doute sur l’authenticité de cette petite pièce. L’auteur de YHermès, qui nous l’a transmise, l’avait reçue de Saint-Pétersbourg, où il avait pour correspondant un vénérable ecclésiastique, un célèbre éducateur, qui avait été son maître et qui devait bientôt fonder à Paris le Collège Rollin. C’est même à lui, « à Charles Nicole, absent depuis un quart de siècle », que YHermès est dédié.

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