‹ Enseignement médical en France et en Allemagne [microforme]Chapitre 2 sur 6 · TE SE · texte numérisé non relu

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ui Savons tous, 1] en est trois qui se détachent tout particulièrement et qui sont :

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Le premier pas vers professorat est le “Privat [x cent”. Ï « titre cest plutot fac ile à obt« hi \ eZ plutôt. Pas est besoin de concours co: ie en Franc

Non: seulement um longue patience, un orand dévou

ment à l'un des professeurs, membre de la Faculté. et les travaux à l'acquit du candidat Lorsque son maitr u patron l'en autorise, le candidat presente à la Facult un travail ou thèse, sur la valeur di laquelle il est rapport à la Faculté. Ce rapport, généralement or. D par k protecteur, est d'habit ide aACCepDICT AINSI { 11

tion Du jour où il à obt n diplo ( \LD., l'aspirant professeur doit « <péci el Don { e début il rétrécit son Champ d'étude: ce au : onera en profondeur, il le perdra en largeur d'ho

Le titre de “Privat-Docent” n'est qu'une reconnaissance officielle que le candidat aspire et travaille pour le professorat. T1 ne lui confère ni droit ni obligation de professer, pas plus qu'aucun salaire. Mais avec l’approbation de la faculté, le “Privat-Docent” peut donner des Cours complémentaires libres. Si l'aspirant professeur est homme de talent et qu'il a prouvé sa valeur par des travaux appréciés, tout probablement sera-t !] chargé par la faculté de donner des cours spéciaux, Le Privat-Docent peut vivre et mourir simple Privat-Docent, mais estil un homme supérieur qu'il montera surement, maintenant qu'il a le pied dans l'étrier. Au-dessus du Privat- Docent il y a le “Professeur Extra-Ordinaire” qui correspond au Professeur Suppléant et pas plus que lui ne fait partie du conseil de la faculté.

Enfin comment se font les nominations au professorat, à la succession d'une chaire? Voici l'une des particularités du système allemand, tout comme des universités américaines,

Le conseil est absolument libre de choisir le nouveau professeur où bon lui semble. Ce qu'il faut c'est le meïlleur, c'est le professeur dont la renommée est déjà bien établie urbi etorbi, le professeur qui attire autour de sa chaire des auditeurs venus de tous les coins du pays et mème du monde.

Et c'est ainsi que l'université de Vienne offrit sa chaire de clinique chirurgicale au Professeur Billroth, qui bien que plutôt jeune encore attirait déjà par sa renommee universelle tant d'étrangers auprès de lui à Zurich. Et tant que vécut le maître, Vienne fut la Mecque de la chirurgie, tout comme plus tard Bergmann et Mickulicz firent de Berlin et Breslau les phares de la chirurgie allemande. Et c'est ainsi que plus près de nous, avons-nous vu Garré appelé de Kohisgsberg à la cession de Mickuliez à Breslau et plus récemment à Bonn

suc-

pour remplacer Bier, qui montait à Berlin succéder à Bergmann.

Si la faculté est libre de choisir les professeurs où bon lui semble, en retour les étudiants sont libres aussi de suivre ou non leurs cours.

Et voici tout justement encore l'une des particularités les plus frappantes du système allemand. Je me rappelle fort bien qu'à Berlin, nous avions choix entre Bergmann et Koenig pour la chirurgie: — entre Von Leyden, Gebhardt et Senator pour la médecine ; — entre Virchow et Langerhans pour l'anatomie pathologique : — entre Olshausen et Gusserow pour la gynécologie et l’obstétrique (enseignées par le même professeur en Allemagne) pour ne citer que les plus renommés des grands maitres d'alors.

Comme en Allemagne l'étudiant ne paie que pour chaque cour qu'il choisit, (les neuf-dixièmes des honoraires étant retournés par la faculté au professeur), il s'en suit un corollaire nécessaire. Si d'un côté on ne s'inscrivait là-bas que pour les cours des professeurs les plus réputés, les plus pratiques, les plus intéressants, — de l'autre les professeurs ne retenaient leurs auditeurs qu'en autant qu'ils étaient ponctuels et qu'ils savaient rendre leurs leçons à la fois intéressantes et pratiques dans la plus large acception du mot. Insouciance et retard de la part du professeur, rebachages antiques et ignorance des plus récentes Propositions pathologiques ou thérapeutiques n'existent pas au-delà du Rhin. Le professeur allemand est de nécessité un homme de progrès et de travail constant, car autrement il pérorerait devant des banquettes vides avant que le semestre ne voit sa fin. Il n'en est pas, ou très peu du moins, qui soient vieux au sens d'Osler.

Ajouterai-je que comme le Curriculum médical est identique pour les 22 universités de l'empire, il s'en suit qu'un étudiant peut étudier l'anomie pathologique avec

Pick à Berlin où à Frib: urg avec Aschoff; la bactériologie avec Behring à Marbourg : la chirurgie avec Bier à Berlin ou avec Trendelenburg à Leipsick où avec Garré à Bonn.

De fait l'étudiant allemand est essentiellement ‘“bahème” allant souvent d'une université à l'autre suivant la célébrité des professeurs, ressemblant en cela à son prototype du XVe et XVIe siècle, Padoue à Montpelier et I suivant |

qui courait de Bologne et aris, où d'Oxford à Vienne, renommée de l'enseignement.

J'ai dit que le second facteur de la renommé universitaire de l'Alieragne était “LA PERFECTION D'IXS-

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