DES MOTS POÉTIQUES
Il y a certains mots que les poôtes emploient de préférence parce qu'ils ont plus de noblesse ou d'harmonie : quelques-unes de ces expressions sont usitées dans la prose oratoire ; les autres appartiennent exclusivement à la poésie. Voici quelques exemples de mots poétiques :
a/ntiqiie
pour
ancien
Vaqwilon^ les cmtcms
vent violent
cité
ville
coursier
cheval
cowrroux
colère
e^UÎf ' ;
bateau
forfait
crime
flomc
côté
fer, glaive
épée
guéreis
terre ensemencée
hyinen
ma/nage
labeur
travail
lustre
espace de cinq an
mœ^tels^ humains
hommes
nef
vaisseau
nwatonmer
matelot
naguères
il n'y a pas longtemps
onde
eau
le penser
la pensée
soudain
aussitôt
zéphvr^ zéphyre
vent frais
DU STTLE MlBOnOirE.
L*aiicieii poète français Marot, qui Tivait sous François icr, usait des licences poétiques que l'on oonnait déjà, et en prenait encore d'antres assez remaninables. Comme son style a beaucoup de grâce, les poètes, même ceux de nos jours, l'ont imité dans les sujets l^ers on Eaimiliers, comme le conte, la fable, Tépitre familière.
Dans le style marutîque, 1<» on supprime fré* quemment l'article et les pronoms personnels; 9>» on emploie des expressions qui ont vieilli, comme giron pour sein, oncques pour jamais; lors pour alors; jà pour déjà; 3o on {ait des inversions do sdjet, de l'attribut et du régime, qu'on ne tolère point dans la poésie régulière. Exemples :
£o wa j^tnm jadis me Doornssait
Douce fortune, et tant me chérissait
Qa^à plein scNihaît me faUsaU dâinaiiee (1)
Des hauts bomieurB et grandi tiésors de France.. .
Boyer par aTentnre
Etait assis près d'un riche caissî» :
Bien aise était, — etc.
Pois en autant de parts le cerf iï ôépéai,
(i) MefaùsaU délivrance^ ▼îeille expression qoi signiie : me dommaU libéralement^ me faisait largesse. On dit •eneore délivrer^oar donner, dans eesloentiMis : délivrer un passe-port^ délivrer un certifieat.
NOMBRE, CADENCE, RUYTHME.
On appelle nombre^ une succession de syllabes qu'on doit prononcer de suite, dans un espace de temps distinct. Ainsi dans le vers hexamètre ou alexandrin, chaque hémistiche forme un nombre, quand il est nettement suspendu.
L'ensemble des nombres dans les vers en forme la cadence : ce mot veut dire chute, et il est employé pour exprimer le résultat de l'espèce de chute ou de repos qui indique la fin de chaque nombre, et les rends distincts.
On appelle rhythme l'espèce de chant que forme le nombre et la cadence joints aux accents qui sont des syllabes sonores sur lesquelles la voix appuie avec plus de force. Cette espèce d'accent n'est indiqué par aucun signe : il se trouve à l'avant-demière syllabe des mots terminés par un e muet, et à la dernière syllabe des autres mots. Dans les vers il faut qu'il y ait à la rime un accent, c'est-à-dire une syllabe sonore ; Taccent est aussi de rigueur à l'hémistiche. Dans le vers alexandrin, il y a, en outre, un accent sans place fixe dans chaque htoiistiche (1}. Voici un exemple où l'on voit les accents indiqués par le caractère italique :
(1) Bans les vers de dix syllabes il y a trois accents obligés : ceux delà rime et de rhémistiche, et de plus un troisième sur Tune des quatre premières syllabes du second hé-
Ce Dieu, maître absolu de la terre et des deux, N*est point tel que Verreur le figicte à nos yeux : Vélemel est son nom, le monde est son ourracjre ; 11 enf^n^i^ les soupirs de TAz^mble qu'on ou/rage , Juge tous les mortels avec dVgales /oi«, £t du haut de son ^rdne interroge les rois :
Des plus fermes états la cAt/^e épouvan/a6/e , Quand il veut n'est qu'un jeu de sa ma/n redôu/a6/€.
^ Racine.
Quand l'accent manque à la rime ou à rhémistiche, Toreille est blessée : il faut remarquer qu'il n'y a plus d'accent à la rime, quand on y place un mot qui, parle sens et la prononciation, s'unit au mol suivant. Exemple :
.... .11 pleure mort celui QuHl n'eût voulu souffrir être vif comme lui.
A l'hémistiche, l'accent cesse d'exister quand il faut, pour le faire sentir, prononcer autrement qu'on le ferait en prose. Boileau a commis deux fautes notables contre cette règle, dans les deux vers que voici :
Un fat quelquefois ofucre un avis important... Grands mots que Pradon croU des termes de chimie.
mistiche. Dans le vers de huit syllabes on met un ou deux accents, en sus de celui de la rime. Les vers de sept, de six ou de cinq syllabes ont deux accents *. celui de la rime et un autre, dans le coun du vers.
Pour prononcer régulièrement il ne faut point appuyer sur les syllabes de rhémistiche : les accents sont sur les syllabes que l'on voit ci-après en italique :
Un foi quelquefois ouvre un arîs importons...
Grands mots que VTdidon croit des fermes de chimie.
Mais en prononçant ainsi, il n'y a plus de vers, parce que le repos de l'hémistiche a disparu absolument. La cadence serait rétablie si Ton mettait :
Un f(d ouvre par/bis un doÀs importari^. . .
Ces grands mots que Prao^on croit termj&& de chimte.
Quand un hémistiche renferme un mot de quatre ou cinq syllabes, il ne peut avoir qu'un accent ; mais il faut être sobre de ces grands mots qui nuisent souvent à l'harmonie des vers. L'accent manque aussi quand il y a une suite à'e muets, comme dans ce vers de Corneille :
Vous le mieux révéler qu'il œ m£ le révèle.
On sent combien cette suite d'e muets ne me le rend dur le dernier hémistiche, et cette dureté est le résultat du manque d'accent.
Un hémistiche qui a plus de deux accents donne au vers une marche saccadée. Exemples :
Moi-m^/nc, kxnauld^ ici qui te prêche en ces rimes
Bois^ ^rés^ fontaines, fleurs qui voyez mon teint blême.
Il ne peut point y avoir de syllabes accentuées au cinquième pied d*un hémisticlie, en d'autres ter- .mes, il faut éviter que les deux accents d*un hé* misticbe ne soient près Tun de l'autre , comme dans ces vers de Gilbert :
Ciel! quel vaste concours! Agrandissez-90115 , temples. Le vers suivant serait plus défectueux :
Le sort l'a, dit-on, mise en ses sévères mains. Mais l'oreille est satisfaite si l'on met:
Le sort, dit-oH, Ta mise en ses sévères mains.
La cadence veut que le repos de l'hémistiche soit observé , mais elle n'exige pas que le principal repos soit toujours à l'hémistiche : cette uniformité donnerait à la phrase poétique une monotonie insupportable. L'on doit, au contraire, varier la coupe des vers, en mettant un repos marqué, tantôt après deux syllabes, tantôt après trois ou quatre. Exemples tirés de Racine :
jéllez : pour ce grand jour il faut que je m'apprête
Cher enfant! e8*tu fils de quelque saint prophète? .... Non , je ne puis : tu vois mon trouble et mon effroi
On doit varier la cadence de la période, et pour cela il faut que les vers ne marchent pas toujours deux à deux , nïàis que tantôt une pensée soit exprimée en un vers, tantôt en deux ou trois, quelquefois dans un seul hémistiche. On peut étendre
une image dans une phrase de cinq ou six vers, ensuite on en renferme une dans un ou deux. Il faut souvent finir un sens parunerime» et commencer un autre sens par la rime correspondante. Cette dernière remarque ne s'applique qu'aux pièces de vers à rimes plates : mais quand les rimes sont entrelacées, il faut que la période renferme une série complète de rimes. Le goût serait blessé si, la phrase finie, il y avait dans ces vers mêlés, encore une rime à attendre qui appartiendrait à une autre phrase, car l'oreille resterait en suspens quand l'esprit serait en repos. Exemple :
Il faut encore que mon exemple Mieux qu'une stoïque leçon, Tapprenne à supporter le faix de la Tieillecse, A braver l'injure des ans.
Quand le sens est fini, Toreille attend encore la rime.
Les lois de la cadence ne sont pas plus absolues que les autres ; le mérite et la perfection consistent parfois à les enfreindre : c'est dans le cas où la violation des lois de la cadence , en surprenant l'oreille, contribue à fixer l'esprit sur l'objet qu'on veut faire remarquer. Les grands mots, par exemple, sont très-heureusement placés^ dans le vers pour rendre un bruit qui se prolonge , un objet grandiose, une longue durée. Exemples :
£t Torgue même en pousse un long gémissement.,.
Le temps , cette image mobile De Yimmobile éternité.
Dans ces deux derniers vers la cadence est parfaite : rapide dans le premier , elle court avec le temps ; lente et majestueuse dans le second, elle semble participer au caractère d'immobilité qu'elle exprime. C'est toujours à ce résultat que le poète doit viser : la loi suprême de l'art, c'est de peindre avec vérité, et de faire sentir à l'oreille ce qu'on veut faire entrer dans l'esprit ou dans le cœur.
DE l'harmonie IMITATIVE.
On doit, dans la peinture des objets, arranger les mots de façon à produire sur l'oreille une impression analogue à celle qu'exciterait en nous l'objet lui-même. Par exemple , il faut chercher des sons doux et un arrangement harmonieux , pour peindre le bruit agréable que fait un petit ruisseau. On ne dira pas : Le doux bruit d^ un beau ruisseau^ (car la consonnance rude de doux bruit formerait un vrai contre-sens d'harmonie); mais on dirait fort bien : Le doux murmure d'un ruis^ seau limpide.
Un de nos meilleurs versificateurs , Delille, a heureusemeut exprimé ce -précepte dans ce vers délicieux :
Qu*un doux ruisseau murmure en vers plus doux encore.
Racine offre une foule de vers qui ne le cèdent point à celui-ci, surtout dans les chœurs de sa tragédie à'Atlialie^ où lepoëte célèbre la bonté de
Dieu et sa magnificence. Y a-t-il une oreille assez ingrate pour ne pas sentir le charme de cette Uro phe aussi pleine de grâce et de fraîcheur que les objets dont elle occupe notre imagination :
n donne aux fleurs leur aimable peinture, Il fait naître et mûrir les fruits, 11 leur dispense , avec mesure , Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits.
Comme on peut le voir par ces exemples, l'euphonie (c'est-à-dire, son agréable) s'obtient par le concours des diphthorigues douces [au^ eu, ou, m) et des consonnes d'une prononciation coulante [l,m, fr^ J, ch doux, etc.) L'euphonie qui résulte de cette heureuse combinaison des consonnes et des voyelles les plus agréables , flatte délicieusement l'oreille et ne la fatigue jamais.
Cependant il ne faut pas craindre, mais rechercher les consonnances les plus dures, quand il s'agit de peindre un objet qui ferait horreur aux yeux ou qui blesserait les oreilles, comme le siffle^ ment des serpents, les plus secs charbons , les sourds roulements du tormerre. Un poëte assez médiocre, Saint-Lambert, auteur du poëme des Saisons^ donne un admirable exemple d'harmonie imitative dans ce beau vers :
Et la foudre en grondant roule dans l'étendue.
La répétition des r et le concours des nasales sourdes (m, on, an) rendent bien le bruit du tonnerre. Racine est également admirable dans ce
vers adressé par Oreste aux Furies qu'il croit voir acharnées à sa poursuite.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?
La répétition des consonnes sifflantes fait entendre une imitation du sifflement des serpents.
Comme résumé, voici le précepte et l'exemple de riiarmonie douce et de l'harmonie rude, dues au choix des mots destinés à peindre les objets gracieux, ou les spectacles horribles :
« Ecrire avec aisance, a dit un auteur (1), est l'effet non du hasard, mais de l'art... Ce n'est point assez d'éviter la rudesse offensante, le son doit paraître l'écho du sens qu'il exprime. Le souffle badin du zéphir doit se faire sentir dans un vers badin, et le cours d'un ruisseau doit se retrouver dans un style encore plus coulant. Des flots bruyants, qui font retentir le rivage contre lequel ils se brisent, doivent faire entendre dans une poésie rude et rauque le fracas des torrents. Les efforts d'Ajax (2) pour lancer un rocher d'un poids énorme doivent faire passer dans les vers un travail peiné et des mots pesants. On doit, par un style aisé et léger, suivre la vitesse de Camille (3) au travers
(1) M. de Silhouette. (2) Àjax, un des plus fameux héros grecs dont parle Homère dans son poëme de Tlliade - Ajax y est dépeint comme un homme d'une force prodigieuse, capable de lancer des quartiers de rocher pour écraser ses ennemis. (3) Camille , jeune héroïne dont parle Virgile dans son poëme de rEnéide; elle est repré-
des plaines et sur la mer, sans fouler les épis et ne touchant que la superficie de Tonde. »
En comparant à cette prose remarquable les vers suivants, qui expriment les mêmes pensées, on sentira combien la versification est plus favorable à l'harmonie imitative :
Que le style soit doux, lorsqu'un tendre zéphîre
A travers les forêts s'insinue et soupire.
Qu'il coule avec lenteur, quand de petits ruisseaux
Traînent languissamment leurs gémissantes eaux.
Mais le ciel en fureur , la mer pleine de rage.
Font-ils d'un bruit affreux retentir le rivage,
Le vers, comme un torrent, en grondant doit marcher.
Qu'Ajax soulève et lance un énorme rocher ,
Le vers appesanti tombe avec cette masse ;
Mais vois d'un pied léger Camille effleurer l'eau , Le vers vole et la suit aussi prompt que l'oiseau.
Il est bon de se rendre compte du charme qu*on éprouve à l'audition de ces vers qui demanderaient à être chantés plutôt qu'à être lus. Il faut, du moins, les prononcer avec intelligejice : la voix doit prolonger en mourant le son final de s'insinue, comme l'indique Ve muet élidé qui termine ce mot; le verbe soupire, bien prononcé, produira un effet analogue, ce qui rend parfaitement le bruit d'un vent faible qui agite doucement le feuillage, se
sentéeeomme douée d'une légèreté merveilleose à lacourse, au point de courir sur les épis sans briser leurs tiges, oj sur l'eauy en se mouillant seulemeat la plante des pieds.
prolonge en passant d'arbre en arbre, et s'éteint peu à peu en s'éloigriant. — Le premier hémistiche, c'est à dire la première moitié de ce vers : Qu'il coule avec lenteur, demande un repos après les deux premiers mois; puis la voix doit articuler posément ces syllabes longues, avec lenteur, en prolongeant un peu le dernier son et observant ensuite le repos marqué par la virgule. La fin du vers [quand de petits ruisseaux} demande, au contraire, un ton vif et léger : ce contraste fait ressortir la lenteur du premier hémistiche et prépare l'effet du vers suivant où les longs mots (trainent languissamment, gémissa/ntes) par la combinaison et le nombre de leurs syllabes, obligent de traîner la voix aussi lentement que l'onde de ces paisibles ruisseaux. — Pour faire entendre la tempête, l'harmonie devient vive et forte par les monosyllabes et les articulations fermes et rudes placées aux repos (fureur, rage). Puis les t sonnant, et les r répétés s'entrechoquent comme les flots agités, dans ce vers Fom-ils d'un bnuir affneuœ neremiK le Rivage. — Le rapprochement des nasales et des r dans ces mots, comme un torrent en grondant, imite le bruit sourd et fort des grandes eaux qui roulent avec fracas. Le repos de l'hémistiche omis à dessein et reculé jusqu'après le verbe lance^ peint l'effort puissant d'Ajax; l'effet est complété par la pesanteur, l'étendue de cette expression, tm énoT" me rocher. Ce double et admirable effet se reproduit dans le vers suivant où le mot tombe^ par son harmonie naturelle et la place qu'il occupe, peint
la chute de cette masse: ce mot lui-môme, d'un son sourd et étouffé» fait eiîtendrè le bruit du rocher qui s'enfonce dans la terre. Enfin, dans les derniers vers, les iponosyllabés et les articulations coulantes donnent à la phrase une allure si légère que nous suivons de l'œil, pour ainsi dire, la course rapide de Camille.
On a dû remarquer, dans l'analyse de ces vers, que l'harmonie imitative était quelquefois obtenue par l'arrangement des mots, par l'ensemble de la phrase, sans qu'il soit besoin d'employer des onomatopées. En ce cas, l'harmonie est due au rhythme qui consiste, comme on l'a vu, dans l'effet produit par la cadence et les accents. Quand le rhythme est fort sensible on peut le rendre par les signes musicaux qui indiquent les tons et les temps.
L'exemple le plus frappant, peut-être, de l'effet du rhythme, c'est l'admirable début de la fable : Le Coche et la Mouche.
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé ,
Six forts chevaux tiraient un coche :
L'attelage suait, soufflait^ était rendu.
La chute lourde du premier hémistiche (dans un chemin montant), la coupe du second hémistiche formé de deux mots de même mesure {sablonneuœ, maloÀsé] séparés par un repos prononcé, tout cela exprime parfaitement la difficulté, la fatigue, la lenteur de la marche dans ce pénible chemin. Le troisième versn'ejst pas moins admirable; la pro-
nonciation des mots qui le composent a quelque chose de traînant; ils sont disposés de façon que la voix doit, pour ainsi dire, s'étendre avec efl'ort d*un mot à l'autre, pour peindre les traits tendus des chevaux qui traînent péniblement le coche. Quant au dernier vers, il surpasse en beauté tous les autres : ces deux mots, suadt^ soufflait^ chacun de deux syllabes et offrant une grande §nalogie de prononciation, suivis d'un membre de phrase partagé aussi en deux temps, mais à chacun desquels il faut donner wie valeur à peu près double, font entendre» très-exactement,,la cadence d'une respiration haletante. (1)
On peut encore citer comme exemple d'harmonie imitative pas le rythme surtout, ces beaux vers de Boileau :
Quatre bœufls attelés, d'un pas tranquille et lent , Promenaient dans Pans le monarque indolent.
On ne peut mieux peindre la lenteur que par la cadence de ces deux vers. En voici un du même poète, qui n'exprime pas avec moins de bonheur la rapidité du galop du cheval :
Le chagrin monte en croupe et galope ayoc lui.
(1) Pour rendre cette cadence sensible par l'application des signes de la musique , on mettrait une noire pour chaque syllabe des deux premiers mots ; Ton indiquerait par un soupir le repos de la voix entre ces mots, et avant le troisième ; celui-cî aurait une noire à la première syllabe et une blanche pour la seconde; enfin, le quatrième mot serait noté d'une blaoche à la première syllabe et d'une croche pour la dernière. 4
Ce vers se partage en quatre mesures de trois syllabes, brèves ici chacune; et la voix, tombant légèrement , à temps égaux , après ces courtes mesures, fait entendre la cadence égale et rapide du galop du cheval (1).