BONAPARTE
Sur un écueil battu par la vague plaintive (1), Le nautonier de loin voit blanchir sur la rive, Un tombeau prés du bord par les flots déposé. Le temps n'a pas encor bruni l'étroite pierre^ Et sous le vert tissu de la ronce et du lierre, On distingue..* un sceptre brisé!
. Ici gtt... point de nom... Demandez à la terre ! Ce nom? Il est inscrit en sanglants caractères, Des .bords du Tenais au sommet du Cédar »
Sur le bronze et le marbre, et sur le sein dea braves,
(4 ) Le rocher de Tile Ste-Hèlène , ilans rOeèan Atlantique , entre rè(pUH leur et le tropique du Gapricorue.
El jusque dans le cœur de ces troupeaux d'esclaves Qu'il foulait tremblants sous son char.
Il est là!.... Sous trois pas un enfant le mesure ! Son ombre ne rend pas même un léger murmure!
Le pied d'un ennemi foule en paix son cercueil! Sur ce front foudroyant le moucheron bourdonne , Et son ombre n*entend que le bruit monotone D'une yaguc contre un écueil.
Me crains pas cependant* ombre encore inquiète , Que Je vienne outrager ta majesté muette!
Non, la lyre au tombeau n'a jamais insulté.
La mort fut de tout temps Tasile de la gloire ; Rien ne doit jusque-là poursuivre une mémoire y Rien.... excepté la vérité.
Les dieux étaient tombés, les trônes étaient vides. La victoire te prit sur ses ailes rapides. , D'un peuple de Brulus la gloire te fit roi.
Ce siècle dont Técume entraînait dans sa course Les mœurs, les rois, les dieux.*, refoulé vers sa source Recula d'un pas devant toi.
Etre d*un siècle entier la pensée et la vie, Emousser le poignard , décourager Tenvie , Ebranler, raffermir Tonlvers incertain, Aux sinistres clartés de la foudre qui gronde. Vingt fois contre les dieux jouer le sort du monde: Quel révc!!! et ce fut ton destin.
LAMABTIlifB.