Indiquez le vôtre
Les enfants répètent le mouvement que vous avez fait.
D. Adam et Eve, nos premiers parents, avaient-ils^ comme nous, un corps, des bras et des jambes?
R. Oui.
D. Nous sommes donc faits comme Dieu a fait nos premiers parents ?
R. Oui.
D. Ainsi, Dieu donne aux enfants la même forme qu'aux pères et mères?
Quand le moment sera venu, passez au second exercice.
DEUXIÈME LEÇON
Dénomination des membres; structure générale.
A présent, détaillez un peu plus les parties que vous avez fait nommer.
Pour la tête, il y a les yeux, le nez, la bouche, les oreilles, le front, les joues, le menton, le crâne, la nuque, les cheveux, le cou.
Pour le corps, il y a les épaules, la poitrine, le dos, les reins, les hanches.
Pour les bras, il y a le bras entre l'épaule et le coude ; Tavant-bras entre le coude et le poignet ; le poignet, et la main.
Les jambes ont en haut le genou, en bas le pied ; entre le pied et la jambe il y a la cheville.
Tout notre corps est recouvert d'une peau sensible, servant d'organe au sens du toucher.
Sous la peau il y a de la chair, appelée aussi des muscles, et dans rintérieur il y a différents os qui affermissent notre corps, soutiennent nos membres, et protègent nos organes intérieurs, qui sont les plus délicats.
Les jambes, les bras, les yeux, les oreilles, la bouche, tous nos organes enfin, ont chacun des fonctions à remplir, et des facultés particulières. Ce sont comme des ouvriers de métiers différents, occupés en famille à construire et à entretenir leur maison commune. Celui-ci fait une chose, celui-là en fait une autre ; chacun a son emploi différent, mais tous les ouvriers travaillent. Nos yeux voient, nos oreilles entendent, notre nez aspire Tair et sent les odeurs, notre bouche parle et mange, nos mains prennent, et nos jambes marchent.
(Exercices.)
TROISIÈME LEÇON
Les yeux.
Nous avons deux yeux. Dans les yeux il y a le blanc, appelé cornée opaque ; au milieu de la cornée, Viris^ bleu, brun, ou noir, qui détermine la couleur de l'œil ; au milieu de l'iris, un petit trou rond qui paraît noir, et qu'on nomme la pupille. Autour des yeux, il y a les paupières supérieures et les paupières inférieures, qui se ferment à la fois pour protéger les yeux, et leur donner du repos pendant que nous dormons.
Les paupières sont bordées de petits poils nommés cils^ qui empêchent la poussière d'entrer à chaque instant dans
2Ji K0TI05S FAMILIÈRES SUR L'HOMME.
nos yeux, ce qui les ferait souffrir. Les yeux eunmémes ont étë placés au-dessous du front et un peu enfoncés, afin d'être mieux préservés de ce qui pourrait leur nuire. Dieu nous a donné des yeux pour voir; en effet, c'est par nos yeux que nous Toyons le ciel, la campagne, les couleurs, les arbres, les étoiles, le feu, les rivières, les personnes, les animaux, les fleurs. La faculté de voir s'appelle sens de la vue^ et nos yeux en sont les organes.
Les yeux nous servent à nous conduire par où il nous plait d'aller, à travailler à ce que nous voulons. Nos yeux nous servent en tout ; et si les yeux d'une personne perdent la faculté de voir, on dit que cette personne est devenue aveugle.
Les infortunés qui sont aveugles sont bien à plaindre ! Comme ils ne voient plus rien au monde, il doit leur sembler qu'il fût toujours nuit. Ils étendent les bras autour d'eux pour chercher quelque chose qui les guide. Ils ne marchent qu'avec crainte. Mille dangers les menacent, ils le savent, et ils ne peuvent s'en garantir. Ils sont si incapables de se préserver eux-mêmes qu'ils sont parfois obligés de recourir à la complaisance d'un chien fidèle pour les protéger et pour les conduire.
On voit souvent dans les rues de pauvres vieillards aveugles qui demandent l'aumdne : il ne faut pas se moquer d'eux; ce serait indigne et cruel. Il faut, au contraire, leur porter secours s'ils, ont besoin de nous. Le bon Dieu aime qu'on soulage les malheureux, et Jésus-Christ guérissait les aveugles.
(Exercices.)
QUATRIÈME LEÇON
Le nez , la bouche.
JVotre nez aspire l'air dont nous avons besoin pour vivre. L'air s'introduit dans le nez par les narines. Si Ton se tenait les narines bouchées, on serait obligé d'ouvrir la bouche pour aspirer l'air qui ne pourrait plus passer par les narines. Le nez sert aussi à distinguer les odeurs répandues dans l'air qu'il aspire. C'est donc le nez qui est l'organe du sens de V odorat.
La bouche nous sert également à respirer, mais elle nous sert principalement à parler, à chanter, à manger, à goûter les mets. La bouche est l'organe An sens du goût.
Dans la bouche il y a, au fond, l'ouverture du gosier; audessus, le /?a/aw; au milieu, la langue; autour, \q9> gencives et les dents; de chaque côté, l'intérieur des joues. En dehors de la bouche, il y a la lèvre supérieure et la lèv?^e inférieure qui servent à la fermer. Les lèvres nous servent aussi pour boire. La langue et les dents s'entr' aident pour manger ; les lèvres, les joues et la langue s'entr'aident pour chanter, pour siffler, pour parler, etc.
Oui, Dieu a donné à notre bouche la précieuse faculté de parler, afin qu'elle nous servît à échanger entre nous nos pensées, à exprimer nos besoins, nos sentiments. Il a voulu que celui qui souffrirait pût se plaindre, que celui qui l'entendrait pût le consoler. Dieu a voulu que notre bouche nous servît encore pour le prier, pour bénir et instruire nos semblables, pour dire à tous la vérité. C'est donc une indigne ingratitude, et en quelque sorte un abus de la confiance divine, que d'employer notre bouche aux injures, au mensonge, à la calomnie !•••
(Exercices.)
CINQUIÈME LEÇON
Les oreilles.
Les oreilles nous servent pour entendre, pourowKr, comme on disait autrefois ; c'est pourquoi on les appelle les organes du sens de route.
Au milieu de l'oreille, il y a un petit trou en forme d'entonnoir, et au fond de ce petit trou une peau mince et humide qu'on appelle le /ym/^an. Lorsqu'un bruit ébranle l'air, Tair ébranle à son tour notre tympan, et nous entendons le bruit.
Quand on se bouche les oreiUes et qu'on empêche ainsi l'air d'ébranler le tympan, on n'entend plus rien. Lorsque nos oreilles ont perdu la faculté d'entendre, comme il arrive parfois à certaines personnes âgées, et dans certaines maladies, cela s'appelle être sourd. Quand Jésus-Christ était sur la terre, il rendait le sens de l'ouïe aux sourds, c'est^dire qu'il rendait la faculté d'entendre à des personnes qui n'entendaient plus.
SIXIÈME LEÇON
Le front) les joues.
Le front est uni et ferme ; au-dessus du front il y a le crâne et les cheveux; au bas du front, et au-dessus des yeux, il y a les sourcils; de chaque côté du front il y a les tempes.
Les joues sont au-dessous des yeux ; elles sont lisses et plus ou moins rosées. Sur les joues des hommes, sous leur nez et sur leur menton, il y a la barbe. La barbg est quelquefois de la même couleur que les cheveux. Quand on vieillit, les cheveux deviennent blancs et la barbe devient blanche.
SEPTIÈME LEÇON
Le cou, le larynx.
Au-dessous de la tête, et pour la porter, vous ^oyez le cou.
Le cou est rond, flexible, de manière que la tête qu'il supporte peut se tourner et s'incliner de chaque côté sans aucune peine.
Dans rintérîeur du cou il y a deux conduits, pareils à deux tuyaux, qui aboutissent au-dessus l'un de l'autre dans la bouche ; l'ouverture de l'un s'appelle le pharynx^ ou vulgairement le gosier. C'est par le gosier que les aliments et la boisson descendent après avoir traversé notre bouche. L'ouverture de l'autre conduit s'appelle le larynx.. C'est par celui-ci que l'air passe et repasse à chaque respiration, pour entrer dans notre poitrine et pour en ressortir alternativement.
C'est aussi par les divers mouvements que fait le larynx, au moment où l'air le traverse, que se produisent la voix de l'homme et les cris des animaux, comme nous produisons des sons en soufflant, en introduisant de l'air dans le bec d'un flageolet, d'une clarinette, ou dans des tuyaux d'orgue. Le larjrnx produit cette petite bosse qui fait une saillie au cou, par devant, et que l'on appelle quelquefois la pomme d'Adam.
(Exercices.)
HUITIÈME LEÇON
Les mains.
A l'extrémité des bras se trouvent les mains. La main a cinq doigts; les doigts ont des ongles; les doigts ont chacun leur nom. On ne nomme guère ordinairement que le pouce^
V index, le grand doigt ou doigt du milieu, et le petit doigt; l'autre s'appelle Vanrimaire.
Les bras et les mains sont les organes les plus complaisants de notre corps ; ils ne sont occupés qu'à accomplir les actions que nous voulons faire, soit parce que ces actions nous font plaisir, soit parce que nous reconnaissons qu'il est de notre devoir de les exécuter. Le travail est un devoir : eh bien ! ce sont nos mains qui travaillent, qui filent, qui forgent, qui boulangent, qui tricotent, qui cousent. Jouer est un plaisir : eh bien ! de quoi nous servons-nous pour jouer aux billes, à la poupée, pour dessiner, pour caresser un animal, pour jouer du violon, battre du tambour? Nous nous servons de nos mains ; ce sont nos mains qui font tout cela.
Si nous avons le désir de respirer une fleur, soudain notre bras s'étend vers elle, notre main la saisit, et notre bras se replie obligeamment pour approcher la fleur des narines.
Avons-nous faim, aussitôt la main saisit la nourriture, et le bras se repliant encore, aide la main à porter les aliments à la bouche.
Si nos yeux sont éblouis d'un soleil trop vif, nous avançons notre main pour protéger nos yeux.
Si notre corps chancelle et tombe, nos bras se précipitent en avant, et nos mains, touchant la terre les premières, amortissent la chute.
Si un coup nous a frappé, vite notre main se porte sur la partie soufirante, et la frotte doucement jusqu'à ce qu'elle ait affaibli la douleur. Enfin nos mains nous servent à saisir, à toucher; elles sont les principaux organes àxxsens du toucher.
(Exercices.)
NEUVIÈME LEÇOJY.
Les pieds.
Les jambes sont terminées par les /?2>c&. Les pieds ont un talon et cinq doigts; les doigts des pieds se nomment or toV^; les orteils ont aussi des ongles ; le dessus du pied s'appelle coU'de-pied^ le dessous du pied s'appelle la plante.
Plus voisins du sol, nos pieds et nos jambes ont aussi des fonctions moins délicates ; ils ne servent qu'à soutenir notre corps et à le transporter d'un endroit dans un autre. Les jambes peuvent marcher lentement ou vite, ou courir, selon que nous le voulons, car elles n'ont, ainsi que nos mains, aucune volonté par elles-mêmes, et ne font qu'obéir à nos ordres.
DIXIÈME LEÇON
Symétrie des organes.
Nous avons deux yeux, deux narines, deux oreilles, deux bras, deux jambes : enfin chacun des deux côtés de notre corps présente extérieurement les mêmes organes que l'autre côté. L'un de ces côtés est appelé le côté droit , l'autre le côté gauche, et tous les organes fixés à l'un ou à l'autre de ces côtés en portent également le nom ; ainsi, on dit le bras droit, la main droite ; — le pied droit, le pied gauche, le bras gauche, l'oreille gauche. La bouche, le menton, le front, le nez ont un côté droit et un côté gauche. Les deux côtés de notre corps sont donc semblables l'un à l'autre, mais en sens inverse : ils sont symétriques, et la seule marque caractéristique par laquelle on puisse les distinguer, c'est que le côté gauche est celui où l'on sent battre le cœur.
(Exercices sur la droite et sur la gauche.)