VOCABULAIRE : La médecine
Traitement, cure, thérapeutique, régime, ordonnance, formule, médicament, remède, drogue, pilule, pastille, cachet, onguent, pommade, sinapisme, vésicaioire, emplâtre, cataplasme, ventouse, pansement, Uniment, potion, tisane, mixture, gargarisme, injection.
Préservatif, caratif, purgatif, dépuratif, vomitif, diurétique, fébrifuge, anlifébrile, astringent, émottient, pharmaceutique, prophylactique.
Ordonner, préparer, administrer, droguer, opérer, amputer.
Ex. 915. 'f Donne! le sens des ad- \ au futur de l'indicatif:
jectifs du VOCABULAIRE. I Être traité par un habile médecin,
[Ex. 916.] °lf Indiquez, avec leur mais n'être pas soigné à l'hôpital.
signification, les noms en ation et en \ [ex. 918,']'^ Avec chacun des verbes
ateur qui ont été formés par quelques- l donnés suivi d'un complément d'oli jet
uns des verbes donnés. \ direct, construire une proposition, puis
Ex. 917. "^ Conjuguez au présent et \ la tourner à la voixpassive.
919, COMPOSITION FRANÇAISE: Les faits et la vérité dans l'observation.
Le père Poirier est atteint d'une grosse fièvre. Son pouls bat très vite; il transpire. Sans cesse, il est repris de tremblements. Le médecin vient, l'examine longuement, le palpe, l'ausculte, après avoir dit : « C'est bien vous que jai déjà soigné pour des accès de fièvre coloniale? — Oui, a répondu le père Poirier; ces maudites fièvres que j'ai rapportées du Tonkin. » L'examen fini : « Plus de doute, dit le médecin; c'est un nouvel accès, mais plus fort que les autres. » Il fait une ordonnance. On l'applique, le père Poirier ne va pas mieux. Le médecin s'étonne, puis s'avise de lui prendre une gouttelette de sang, qu'il analyse. 11 y trouve le bacille d'Eberth. Le père Poirier n'a pas les lièvres coloniales, mais la fièvre typhoïde. Le médecin s'était trompé.
Comment a-t-il fait pour se tromper? Ce n'est pas une erreur volontaire : le plus grand désir d'un médecin est de guérir ses malades. Ce n'est pas non plus ignorance : ce médecin est un savant. Ce n'est pas négligence ou paresse, car il a observé soigneusement le malade. Pourtant les symptômes de la typhoïde existaient, et il ne les a pas vus. C'est parce qu'il a observé avec un esprit prévenu. Il s'était dit à l'avance que cet homme avait la lièvre coloniale et il a vu les choses, non comme elles étaient, mais comme il les imaginait.
CONSEIL : Les préjugés, la paresse d'esprit, l'imagination, le désir de paraître tout savoir, font commettre de grossières erreurs. Ayez le respect de la vérité, veillez sur vos paroles, ne dites pas plus que vous ne savez. Il n'y a pas de honte à se taire; il y en a à répandre le faux, fût-ce involontairement.
Ex. 920. "^ La chouette. l Ex. 9il.'^ Un certificat de domestique.
PLAN i PLAN
Préjugés relatifs à cet oiseau : ses | Temps pendant lequel elle est restée
prétendus dégâts, interprétation su- 5 à la maison.
perstitieuse de son cri. s Sa conduite, son caractère.
La vérité sur les services qu'il rend. 5 Ce qu'elle sait faire, soin qu'elle
Comment l'homme doit le traiter. l apporte à son travail.
Remarque. — II est défendu de meltre dans ce certificat (Ex. 921) les faits qui ont pu motiver le renvoi de la bonne et qui seraient de nature à lui nuire.
190 Méthode Brunot-Bony.