GRAMMAIRE: TEMPS RELATIFS AU PASSÉ
^ i» L'imparfait. ^
I I. Oh! dil Jean, comme j'ai passé de bonnes vacances chez loi, i ^ \ grand'mèi'e ! Je déjeunais dans mon Hl, puis In («'emmenais donner | Q- ! à mançicr aux bêles. La vache mugissait quand nous apportions de \ uj \ grandes brassées d'herbe fraîche. ]'ous receviez bien des Ictlres de > ^ \ mes parenls, ils vous priaient de me renvoyer. Mais les journées vous l
' semblaient comme à moi Irop vile écoulées. \
l ,!e;iii parle des vacances de l'an passé, il emploie donc daboi'd \ un verbe au passé composé : j'ai passé... Mais pour parler des co actions qui avaient lieu dans le même temps où il était en Q vacances, des actions qui étaient présen/es à ce moment-là, il met îZ les verbes déjeunais, emmenais, mugissail... à un temps qui est une ^ sorte de présenl dans le passé : on l'appelle imparfait.
Les terminaisons ais, ais, ail, ions, iez, aienl, que présentent ces X verbes à l'imparfait, se trouvent dans tous les verbes réguliers ^ I ou irréguliers. On dit : je finiss-ais, comme je déjcun-a'is, nous rend-ions, comme nous apporl-ions, en ajoutant ces terminaisons au radical de la 1'"'= personne plurielle du présenl de l'indicatif.
Le temps passé qui marque qu'une action se passait en même temps que d'autres choses avaient lieu, se nomme imparfait.
On obtient les formes de l'imparfait de l'indicatif en ajoutant au radical de la 1''" personne plurielle du présent de o ; l'indicatif les terminaisons : ais, ais, ait, ions, iez, aient : y I l''^pers. : je déjeun ^ais nous apporl ions
\ 2*^ — : tu' emmen ais vous recev iez
\ 2'^ — : la vaclie mugiss ait ils pri aient
I Remarque. — L'imparfait du verbe avoir est régulier : j'ayais, tu \ avais ... Celui du verbe être est : j'étais, lu étais ...
EXERCICES SUK l.A LE«;ON
1024. °i? Copiez en .<<oulignant les ^ 1026."^ Copiez en remplaçant Vaine
imparfails : par : les deux sœurs restaient ...
Enfance de Lamartine. l Le frère aîné.
Nous vivions à la campagne. Les \ L'aiiiù restait constamment auprès
soiréesd'liiverélaienllongues. Pendant \ de son plus jeune frère. Il le soignait,
que notre mère ljer(:ait du pied une i l'habillait, le nourrissait, ne Taban-
de mes petites sœurs, et (lu'ellc allai- \ donnait jamais un seul instant et rem-
•tait l'autre, mon père lisant, moi je | plissait les devoirs de la mère la plus
jouais à terre à ses pieds, avec des attentive. Quand l'heure du repas
morceaux de sureau. Je faisais sortir la \ approchait, il faisait rentrer son pupille
moelle du bois, j'y creusais des trous, \ dans la cabane, allumait un petit feu
j'en refermais aux deux extrémités | qu'il gouvernait très habilement, et
l'orifice, et j'en taillais ainsi des (lûtes > préparait les simples aliments qui les
qui résonnaient merveilleusement. | nourrissaient tous les deux.
Lamahtins. { M™" Necker de Salsscre (1700-1846).
Langue française. — Deuxième livre. 195
1026. VOCABULAIRE : Les voies de communication.
Canal, chemin de halage, chemin de fer. gare, halle, digue, jetée, dock, sentier: chemin rural, vicinal, de grande communication; route nationale, dc/tarlementale ^^
Chemin praticable. Port abrite, sûr. .>../
outillé, fréquenté.
Envoyer, transporter, naviguer, circuler, chcinmcj', ciian-Lcr.
EXERCICES SIR LE VOCABULAIRE
[1027.] "^ Indiquez quelques inol.<; < 1029. °)f Complétez ce texte :
formés de : ' \ Pour transporter les marchandises,
Canal, chemin, gare, sur. 5 l'homme a d'abord utilisé d'étroits — ,
< où il — lourdeTnenl chargé; ensuite
1028. y Conjuguez à l'imparfait de n ^ construit de larges - sur les-
l indicatif : | quelles il — des fardeaux beaucoup plus
L'année dernière, j'envoyais chaque ; lourds; il a creusé des — , il a anu-
semaine un colis postal et je pré- \ lioré les — , par lesquels arrivent les
venais le destinataire. i marchandises d'outrc-mcr; enfin il a
A l'automne, charrier des betteraves < établi des — , où circulent d'innombra-
et en charger des wagons. ; blés trains de marchandises.
1030. COMPOSITION FRANÇAISE : Exprimer l'inquiétude.
Jean a vu un accident occasionné par une automobile. On l'a envoyé chercher un médecin : il le ramène et cause avec lui. Il raconte l'accident, dit où était la personne qui a été renversée, comment l'automobile fut jetée de côté; il parle de la pauvre femme blessée, du sang qui coule
Jean n'aurait pas de cœur s'il s'arrêtait là : il montre aussi dans quel état d'inquiétude il a laissé tout le monde : les parents et les amis d'abord, des passants aussi; il exprime leur impatience de voir arriver le médecin.
CONSEIL : En VOUS rappelant les petites inquiétudes que vous avez eues comme enfant, essayez de vous figurer ce qu'elles deviennent dans des circonstances graves.
EXERCICES
1031. 'f Faites le récit de Jean au < 1033 "f Votre frère qui travaille médecin. Voir § 1030.) \ à la ville n'a pas écrit depuis trois
1032. "^ Une de vos amies est cjra- l "'O'*- ^ous lui exprimez l'inquiétude vement malade. Écrivez à sa sœur : > "- '^'"^ parents :
PLAN I PLAN
Cumment vous avez appris la maladie de votre amie. Votre peiiie.
Surprise de n'avoir pas de lettre Soucis des parents : leurs suppo-
Inquiélude en raison de la nalun; \ sillons fâcheuses, les conversations
du mal. Impossibilité où vous êtes > tristes à la maison,
d'alliir voir la malade. | Demande d'une lettre. Souhait que
Désir d'avoir des nouvelles. j rien de grave ne soit arrivé.
106 Méthode Brunot-Bony.
1034. GRAMMAIRE: TEMPS RELATIFS AU PASSÉ : 2 Le passé antérieur. — 3° Le plus-que-parfait.
iu]"^ \
^ { Ma lucre apporlail un rôli; sitol qu'elle /'eut posé sur la lable, )
S \ le chai le vola : mon frère avait oublié de refermer la parle en l
X \ renlranl de l'école. \
LU i i
I Toutes ces actions sont passées; mais l'une d'elles, l'action de
! poser le rôti, a été faite avant l'action de voler, ou, comme on dit,
z antérieurement à celte deuxième action. Le verbe eut posé est à
Q ■ un temps passé antérieur à un autre passé. Ce temps s'a[ipelle, à
< \ cause de cela, passé antérieur.
y \ L'action d^oublier a été également faite avant l'action de voler,
a. '( mais elle n'a pas eu lieu, comme l'action de poser, immédiate-
^ menl avant le vol. Le verbe avait oublié est à un autre temps,
\ qui marque presque la même chose que le passé antérieur, mais
qu'on en distingue en l'appelant plus-que-parfait.
Le temps qui marque qu'une action passée a eu lieu immédiatement avant une autre action également passée, s'appelle passé antérieur.
Le passé antérieur est formé du passé simple de l'auxiliaire avoir ou être que 1 on fait suivre du participe passé du verbe à conjuguer.
§,| Le temps qui marque simplement qu'une action passée LiJ I a eu lieu avant une autre action, s'appelle plus que-parfait.
Le plus-que-parfait est formé de l'imparfait de l'auxiliaire avoir ou être suivi du participe passé du verbe à conjuguer.