‹ Enseignement universelChapitre 12 sur 36 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

« Est-il bien vrai que, dans ce monde d'où je vcmdrais disparaître , est-il bien vrai que, dans cette Grèce d'où j'ai dû fuir , il existe encore un seul homme qui s'intéresse à mon sort? Les diçux, les dieux cruels qui m'ont ôté mon fils, m'auraient-ils laissé mon ami ? Mais, que dis-je ? estp-ce à moi de les accuser de cruauté ? ne suis* je pas le monstre qui leur ai immolé mon en- &ntlll Que ne m'en ont-ils mieux puni ! que n'ont-ils vengé , dans mon[sang , le sang innocent de ce fils qulls m'ont donné dans leur colère !

Les holfrfilé» épôWfihtéi fn'âtfraiétit petA-êlW plditit, él lé TAoiA Si"ta6iHmié atïrât» dà ntôitls aâMtd rh6itMt hdiU dé patfticidé Iff OHéctéliU f <él ihaifl Éarmt^itâiy niaise ils tiesbtif tiéiï â«'« jyfèrs def cCdx cfirlfe fftodiiisifeftf; Héfétté tfïiât: i^tïdué ; V&tié A IféÇû h jùâto t>ahit2(Mï dft nm etitàié; lés t^ttés tttêûië dé Tfdié pethfetit k

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jfii éUtii^géé , itiiâà iftA ^éèt itfiitgêé {Mtr ttféH mittdrds r 0 m6tt àttii, Hhtupr'acÈàihili im^ idOt'^ iliefts ? épt-cM^és-tu tliës^ mkvbi liMotmë à«ffi^e^ jep^nfUl^éài: iéi ti«iis ? Séifl, àtt rtMm dés âéiilK Kbéft, ékApié d'uAé p^ié dléntf I« péftë HA'» fttalf c»û«*, p4iis ctfdpéMt! imBé ibi^ cftfé te ^IteSèriifiintel dés kdmmeâ, ûâient a« ttMMde eiïfiéi'y eti àditCM» àrmoi-memé, M]|)poMatftr nHiad^ tttài, mst niiiisérslble tié, ^tls-itt que dé déwdettt^ je trdtitet^is dans h niort 7 Qtte «e tiewt-éllé.

cette mort tant désirée ! que ne vient-elle yengcr les hommes et les Dieux ! Moi qui les ai tant outragés , que ne puis-je le Êiire encore en m'immolant à leur colère ! mais non , je dois souffrir y je dois souffirir pendant toute ma\ie... Que mon sort s'accomplisse en entier y et que j'aille ^ loin des Grecs, enviant leur oubli, pleurer mon fils, mon crime et ma patrie. }>

8° Fairedes portraits: Mentor, ProtésilaSjetd

9^ Faire des parallèles : Narbal et Philoclés, etc. ] le guerrier et le négociant, etc.

10** Faire des récits : l'histoire de Métophis , etc.

Vous verrez si Télève imitera Fénélon pour la vraisemblance, la succession, etc., des &its qu'il imaginera ; s'il l'imitera en mêlant , avec art, dans son récit des descriptions de lieux, de songes, de combats, des discours, des conversations, des spectacl^es extraordinaires, etc. , etc.

iV. Faire des observations grammaticales. Gela se peut avec Is^ langue commune. J'ai enseigné l'hébreu à plusieurs élèves qui ont deviné la grammaire de celte langue. Un essai de cette espèce est déposé^ depuis bien long-temps , à l'académie de Bruxelles, etc.

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PAAALUEt'R-

PEINTCMPS ET AVTOMHE.

« Tous les ans , la nature voit naître quatre saisons différentes : ce changement régulier offre la plus agréable variété ; le printemps et Fautomne séparent Tété de Thiver, et préparent, peu à peu, les hommes à voir un changement qui serait peut-être plus rigoureux, s'il était prompt , et si ces deux saisons opposées se succédaient rapidement.

» Le printemps , par la douceur de sa température, mène insensiblement l'homme des* rigueurs de Fhiveraux ardeurs ^ë Pété. Il apaise les noirs aquilonspouranimer lés doux zéphyrs, qui, de leur bienfaisante haleine, fondent tes glaces et les neiges. Jusqu'alors, les plantes et les arbres, pressés par le froide semblaient sté-* rîles; leurs branches desséchées paraissafent pétrir ; mais Farri vée du pndtemps feît rchâtïre

toute la nature; tout naît, tout croît, *fdiit fleurit quand la brûlante canicuie fkît sehtrr.ses ardeurs, et vient chasser le doux printemps.

» Cependant Tautomne succède à l'été ; il apporte les finiitsque le printemps promettait avec

abondance ; il vient , d'une main libérale y ré'* compenser les travaux par ses riches dons. Mais ses frimats et ses brouillards annoncent rhiver« En répandant les riches productions de la na** ture sur la terre , il dépouille cette nature des ornemens dont le printemps là revêt, Enfin ^jil remplace les chaleurs par les avant-coureurs des froides glaces.

- ;) Toutela vie même a un printemps et un au*tomne ;.le printemps ne i^it q^e propiettre ce /^oe ^automne prodigue. Lje printemps serait fiar&it .s!il. était acconxpagné des nombreux ftvantages/del autQmne.Que l'automne^ si riche^ «i beau, serait admimble, si, en quittant ses iunestes présages , so^ austérité était tenipérée . .par les ris gracieux du printeipps ! »

HAZAl^L.

(c Non Ipin de Damas y en Syrie , au fond d'une vallée agréable , où la nature fournit abondamment aux besoins des hpmnies^ se trouvait, jadis, la chaumière des parens d'Hajzaël. Usbeck^t Néala,.spn épouse , se consolaient, dws cette aimable solitude , des outrages de ]|a fortune* Haza^l, leur fils, encore enfant , e|;/qui

monti'ait déjà les plus heureuses dispositions pour l'étude, tendre objet des soins de sa mère , Tétait aussi des réflexions et des méditations auxquelles s'abandonnait son père.

)) Usbeck , autrefois favori d'un roi de Syrie , ^etime des envieux, devenu sage par l'expérience de ses malheurs , ne songeait qu'à prémunir son fils contre les dangers auxquels il avait été en butte. Hazaël , l'aimable Hazaêl répondait aux soins de son vieux père, par la tendresse la plus vive et par des progrès rapides dans lès sciences qu'il lui enseignait. A peine âgé de douze ans, Hazaël connaissait la vertu des plantes, la conformation des animaux, les présages qu'on tire des mouvemens extraordinaires qui s'opèrent dans la nature ; il étudiait, le cours des astres; il s'instruisait des mœurs des peuples éloignés, par la lecture des bons livres et par les leçons de son père.

» Déjà son jeune cœur s'exerçait à la pratique des vertus , par l'exemple de sa mère \ car Néala, sage et bienfaisante, s'occupait surtout à secourir les malheureux et à faire le bonheur de son ^poux. Les jours, les mois, les années s'écoulaient pour eux au sein d'une paix profonde , sans qu'ils s\i perçussent de la fuite du temps

et> cependant y la fortune s'apprêtait à frapper cette famille des coups les plus cruels.

» Usbeck comptait quinze lustres ; Néala avait vu passer soixante hivers. Hazaël s'attristait quelquefois de voir la vieillesse rider le front de ses parens chéris; mais il n'osait leur faire part de ses craintes !... hélas! elles n'étaient que trop fondées. Usbeck, consumé par une fièvre lente , mourut en recommandant à son fils Famour de la vertu ! La douleur conduisit son épouse au tombeau.

» Hazaêl , resté seul sur la terre , s'abandonna à des regrets amers; il oubliait de prendre sa nourriture, le sommeil n'adoucissait point sa cuisante peine; plusieurs jours étaient passés depuis la mort de Néala , sans que son malheureux fils songeât aux moyens de soutenir son existence.

» L'infortuné a peu d'amis *, il restait pourtant un appui à Hazaël. Un homme, qui avait ét^ redevable à Usbeck de son élévation , lorsqu'il* jouissait de l'opulence , apprit le malheur de son fils , et s'acquitta envers lui de la dette de la reconnaissance. Il emmena l'orphelin, qui voulut revoir encore une fois le tombeau de ses parens, et l'arrosa de ses larmes, en y jetant des

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fleurs; la chaumière d'Uftbébk fut fbrméeavee respect 9 et aucun étranger ne l'habite depuis. Hazaët 9 dans la maison de son bienfaiteur , conserva une teinte de mélancolie que lui causait le souvenir de ses parens s son goàt pour l'étude s'en accrut, et il là cultiva. Parvenu à l'âge de vingt ans, il joignait, au port le plus majestueux , à la figure la plus agréable , un esprit cultivé , une érudition profonde et une conversation aussi agréable qu'instructive. Tant d'a*vantages réunis lui attirèrent l'estime et la bienveillance universelles. Le monde l'aimait, il aima le monde ; mais il n'a pu trouver le bonheur au milieu des plaisirs; dans l'âge des erreurs , il s'égara plusieurs fois en suivant le torrent de ses passions ; enfin , il reconnut son illusion; il remarc[Ua, avec une douloureuse surprise, combien il s'était abusé. Lassé de chercher le. bonheur sans pouvoir le rencontrer, il^ tomba dans une espèce de misanthropie qui Tiffligea tous ses amis , et principalement Amyntas , son bienfaiteur.

^ }) Amyntas avait une fille , nommée Zarine , élevée chez une sœur de son père ; Zarine avait reçu l'éducation la plus soignée ; elle n'avait jamais vu son firère adoptif ; elle le vit, et Ha-

zaël^ toucEé de ses vertus, conçut pour elle une affection dont l'estime était la base. Zarine avait remarqué avec peine son aversion pour les hommes: son cœur en était affligé; ellereh-> daity d'ailleurs, justice à ses qualités éclatantes. Hazaël , à sa persuasion , cessa de fuir les hommes; il perdit peu à peu cette humeur sauvage qui le caractérisait , et redevint aimable et heureux. Il demanda , il obtint la main de Zarine , leur hyménée se conclut. Pendant plusieurs années , il goûta un bonheur qui ne fut troublé par aucun nuage ; la fortune lui souriait, sa fér licite semblait devoir durer toujours , quand la mort vint frapper son épouse , et emporta au tombeau tout ce qui l'attachait à la vie. Sa douleur, qui ne put être surmontée que par sa vertu, s'adoucit à la longue, et l'étude, dont il s'était toujours occupé servit encore une fois à modérer sa cuisante douleur. La renommée lui ayant fait connaître le grand nom de Minos, il prit la résolution de voyager en Grèce pour s'instruire de ses lois, et un esclave grec qu'il acheta, fortifia son désir en lui dépeignant les moeurs de ses compatriotes. Il partit , et se rendit en Crète avec son esclave , en passant par l'ile de Chypre, où il vit Télémaque, fils d'Ulysse. Il rendit à ce

jeune prince Mentor , son gauverneur , qui était ce même esclave grec dont j'ai déjà parlé. Il arriva en Crète lorsque les Cretois assemblés voulaient choisir un roi , après la fuite dldoménée -, la couronne lui fut offerte, mais il la refusa. 11 retourna en Syrie habiter aux lieux de sa naissance, dans cette même chaumière où étaient morts Usbeck , Zarine et Néala. Là, il vécut paisible et tranquille; là^ exempt de craintes et de remords , il regretta long-temps les objets chers à son souvenir; tous les jours, il allait faire des libations sur leur tombe,; il vécut ainsi jusqu'à la plus extrême vieillesse , et s'endormit du som* meil de l'homme vertueux. »

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