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ferai moi-^même les allusions^ mais si le voilé est trop transparent y je n'aurai plus le plaisir de deviner. Quand on lit Racine ^ et qu^on le comprend^ on est tente de croire que les autres n'y voient pas ce que nous y découvrons nousmêmes; c'est une'satisfaction dont on est jaloux^ parce qu'on se croit en possession de cette découverte : on le croit si bien qu^on s^empresse d^en Élire parade. Nous sommes tous en cela un peu comme Gygès. Mais c'est surtout le caractère disthiclif des rhéteurs ; c'est le métier de ces gens qui ne sauraient pas £iire le tableau d'un événement tragique, maisqui^sur les places publiques, arrêtent les passàns pour leur en montrer les détails avec une baguette. Nous leur disons, nous, comme Alceste à Oronte : Nous verrons bien.
Dites donc à vos élèves qu'ils regardent.
Si un journaliste étranger lisait ceci , par le plus grand hasard du monde , je ne doute pas 'quHl ne se dit à lui-même : a Mais que signifie » tout cet étalage ? on n'a jamais entendu par- » 1er de cela. Faut-il donc envoyer no$ enfans » à Louvain, à Tirlemont, à Anvers ou à » Bruxelles pour les instruire? N'y a-t-il, dans » le monde littéraire, que la Belgique qui pos- » sède ceseoret merveilleux ?Si je parlais decelte
» folie dan s nija feuiljie , cala fe,jrait toujoars u q pe « ï tit article, et ils sont. si rares! J'écrirai pour » prendre dés informations» » Il écrit, et op lui répond que k fait est faux j il écrit à un autre^ qui lui dit que le fait est vrai,. Dans cette perplexité y que faire ? Dans le doute , aI>stiens*toi. Et il s^abstient.
Mais, quant à moi, je prends, comme yçns le voyez, mes précautions contre tout^ les, .ohjections qu'on pourrait vousÊiir^. On ypus dira, quand vous vous plaindreat; dp ceux qui vou^ calomnieront : que tout le monde ;a ses déÊiuts;. '. qu'il faut savoir se supporter les uns les autres; que votre méthode n'est pas sans aucun inconvénient; que vDus voyez la paille dans Yûal d*autrui sans voir la poutre qui est dans le vôtre* Répondez à celui qui vous parle aijnsi , en traduisant SB. parabole : Vous êt^ bien patient pour les maux que vous ne souffrez pas. On ne seitil: pas la poutre dans l'œil d'autrui ; mais on seisi; bien la paille qu'on a dans le sien. Remerciez pourtant du conseil , car il est bon, quoique intempestif et mal adressé. Guérissez- vous, à ce sujet, si vous le pouvez, d'un préjugé presque universel. Si un homme ne prêche pas d'exemple , on n'écoute pas ce qu'il dit ; on fait dé-
pendre Ja^yérité dçit9ut.çp,(^«i n'es^ pa,9^ <flIe.jSî
sots pour ne pas le croire. Je parie que JJïfsly qu'un en lisant ceci dira : Quel ennui ! tout cela doit être faux. Vous vous trompez, répondraije; je voulais prouver qu'on ne s'amuse pas en s'instruisant : n'ai-je pas bien réussi ?
Ne croyez point que tout cela soit aussi inutile qu'il paraît aux savans. C'est la route de l'Enseignement universel ; commençons par être raisonnables , c'est le plus difficile : le reste est un jeu.
Voici, par exemple, qui est difficile : on va se moquer de vous comme de moi. Ils n'ont pas de prétention à l'esprit, à ce qu'ils disent; npiais à les entendre, ajoutera-t-on, ils sont les raisonnables par excellence! Supporterez-vous bien ce sarcasme? aurez-vous l'audace d'avouer la raison ? ne la renierez-vous pas ? Si vous avez cette fausse honte, vous ne ferez pas moins des progrès rapides; mais vous n'irez jamais si loin que je l'espérais. Vous toucherez en un instant le but qu'on se propose par la vieille méthode ; mais on n'est pas fort loin quand on est arrivé au point où elle nous conduit.
La chronologie n'est pas si difficile à apprendne* Répétez sans cesse quelques époques y vous remplirez peu à peu les intervalles en lisant This^ toirc,
SOit