‹ Entomologie analytiqueChapitre 171 sur 204 · Genre MOLORQUE. MOLORCHUS. (Fabricius · texte numérisé non relu

Genre MOLORQUE. MOLORCHUS. (Fabricius

CaracrèRes : Coléoptères tétramérés ; à antennes longues, en soie ; à élytres très-courts, ne couvrant pas les ailes membraneuses, qui ne sont pas pliées en travers.

Ce nom de Molorque, tout à fait grec, M6- X0p70s, est insignifiant, car il avait été employé dans la mythologie pour désigner le vieillard d’Arcadie qui recut Hercule lorsqu'il partait pour combattre le lion de Némée.

Les insectes rapportés à ce genre ont fait le sujet d'une dissertation remarquable de Schœæffer imprimée à DURE en 1753, avec une planche g sravée et tirée en couleurs; c’est une lettre adressée à notre grand Réaumur, ayant pour titre: de Musca Cerambyce seu Cerambyce Spurio, novum insectorum ordinem

constituente.

Ces insectes ont les mêmes mœurs que les Capricornes et la plupart des Xylophages. Leurs larves se développent dans

COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. XYLOPHAGES. G. MOLORQUE. 601

le corps ligneux de certains arbres. Leur ensemble est fort allongé, grêle et svelte; leur abdomen est un peu plus étroit à la base dans sa jointure avec la poitrine. Les paties, qui sont minces et longues, ont les cuisses renflées. Leur tête inclinée est engagée dans le corselet ; les antennes dépassent en longueur les élytres, qui sont très-courts, roides et voütés, et comme arrondis dans leur troncature; le ventre allongé, pointu, a ses bords légèrement relevés du côté du dos.

Les Molorques, au premier aspect, ressemblent à de grands Ichneumons, surtout lorsqu'on les saisit au vol, ou bien lorsqu'ils sont arrêtés sur les fleurs des Ombellifères, où on lesrencontre quelquefois ; on les prend souvent pour des Leptures, dont les métamorphoses auraient été gênées ou incomplètes.

Linné avait rangé ces insectes avec les Nécydales, ainsi que de Geer. Fabricius, dans ses premières publications, les avait placés avec les Leptures; mais ensuite, et surtout dans le Systema Eleutheratorum, il a réuni cinq espèces sous ce nom de Molorchus.

1. Molorque raccourci. Molorchus abbreviatus. Jaune pâle où testacé, sans taches ; antennes de l’étendue de la moitié du corps au plus.

C’est la grande Nécydale de Geoffroy. Je ne l’ai pris que deux fois dans les bois. Il paraît être rare, car la plupart des entomologistes n’ont pu le voir vivant.

2. Molorque mi-parti. M. dimidiatus. Antennes à peu près de la longueur du corps ; élytres jaunes, avec un petit trait blanc à leur extrémité.

On le recueille dans le nord de la France. C’est la Necydalis minor de Linné, figurée par Schæffer dans l’ouvrage cité, n°° 6 et 7.

3. Molorque des ombelles. M. umbellatarum. Elle ne diffère du précédent que par l’absence du petit trait blanc sur les élytres. Ge n’est peut-être qu’une variété de l'espèce précédente. On la trouve très-souvent sur les fleurs des Ombellifères, mais particulièrement sur celles du sureau ièble, près des bois.

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