‹ Entomologie analytiqueChapitre 173 sur 204 · Genre SAPERDE. SAPERDA. (Fabricius · texte numérisé non relu

Genre SAPERDE. SAPERDA. (Fabricius

CaRacrÈRES : Coléoptères tétramérés ; à antennes longues, terminées en soie, non portées sur un bec; à élytres larges et longs ; corselet sans épines, allongé et cylindrique.

Ce nom, quoique tiré du grec cuxéodn, a été pris au hasard parmi ceux des animaux; c’est celui d’un poisson, cité par Athénée, dans son F Deipnosophiston, comme étant un des meilleüirs que l’on pêchait dans le lac Méotide. Cette étymologie n'est done point importante ; mais, si le nom de Saperde est insignifiant, le genre qu’il désigne est très-naturel

et parfaitement établi, et il est facile de le caractériser comme nous l'avons fait, puisque toutes les espèces ont le corps allongé, convexe, presque cylindrique ou en rouleau, le corselet étant plus long que large, et sans épines.

En comparant le genre Saperde avec tous ceux de la même famille des Lignivores, on voit que les trois nommés Rhagie, Lepture et Molorque ont les élytres rétrécis ou raccourcis; tandis que dans le genre dont nous parlons, ces étuis sont d’égale largeur sur toute leur étendue; puis, dans les Priones, les Capricornes et les Lamies, le corselet est muni sur les côtés d’une ou de plusieurs épines. Le seul genre Callidie en est privé comme les Saperdes; mais celles-ci ont le corselet allongé et cylindrique, tandis qu'il est globuleux ou circulaire et plus ou moins déprimé dans les Callidies.

COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. XYLOPHAGES. G. SAPERDE. 607

D'ailleurs, les mœurs des Saperdes et leurs métamorphoses sont absolument les mêmes que celles de tous les Xylophages. Ces insectes se développent à ce qu'il paraît, tantôt dans le bois mort et tantôt dans les branches des arbres vivants. Les larves sont aussi plus ou moins longtemps sous cette forme, et quelques observations fort curieuses portent à supposer que cette sorte d'existence s’est prolongée pendant un certain nombre d’années.

4. Saperde chagrinée. Saperda Carcharias. D'un cendré jaunâtre, ponctué de noir ; antennes annelées à peu près de la longueur du corps.

Cest la Lepture chagrinée n° 1 de Geoffroy, l’une des plus grandes

espèces du pays. On la trouve sur les troncs des peupliers et des trembles.

2. Saperde linéaire. S. linearis. Noire; cylindrique; à pattes et bords externes des élytres de couleur jaune ou roussâtre pulvérulente. Nous l'avons trouvée sur des coudriers.

. Saperde cylindrique. S. cylindrica. D’un noir cendré, à base des cuisses et jambes antérieures d’un roux jaunâtre.

C’est la Lepture ardoisée de Geoffroy, p. 208, t. I. Sa larve se développe dans la moelle des branches des pruniers et des poiriers.

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. Saperde du peuplier. S. populi. Noire, à antennes annelées; corselet portant des lignes longitudinales jaunes , ainsi que les points sur les élytres. Sa larve se développe dans les branches du peuplier noir, et y produit des tumeurs dans lesquelles, en les fendant en long, il est facile d’observer ces larves ou leurs nymphes.

5. Saperde du chardon. S. cardui. Noïre ; mais couverte d’une poudre ou d’un duvet très-court, jaunâtre ; trois lignes sur le corselet, jaunes ainsi que l’écusson.

On la trouve souvent sur les fleurs du chardon.

. Saperde échelle. S. scalaris. Élytres noirs, à taches arrondies et ligne sutu -

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rale dentelée, jaune, comme une échelle simple à échelons latéraux ; antennes annelées.

Beaucoup d’autres très-jolies espèces se rencontrent aux environs de Paris.

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