‹ Entomologie analytiqueChapitre 175 sur 204 · Gewre LAMIE. LAMIA. (Fabricius · texte numérisé non relu

Gewre LAMIE. LAMIA. (Fabricius

CaracrÈères : Coléoptères tétramérés; à antennes longues en soie, ou diminuant insensiblement de la base à la pointe , insérées entre les yeux ; corselet garni de pointes ou d'épines ; à téte verticale ; à corps court et très-convexe.

s Ce nom, comme la plupart de ceux que Fabricius a introduits dans la science, n’a pas le moindre rapport avec l’insecte qu'il sert aujourd’hui à désigner. Aristote n’emploie le mot

Adyux OÙ Xayiz que pour indiquer un

poisson très-vorace, de la sous-classe des Cartilagineux , peut-être d’après le verbe judo, je mange avec voracité, voractter edo. Quoi qu'il en soit du nom, le genre est trèsnaturel et très-facile à distinguer de tous ceux de la même famille des Xylophages. Ainsi, 1° il diffère des Molorques, des Rhagies et des Leptures, parce que les élytres ne sont ni raccourcis, ni rétrécis à leur extrémité; 2° des Callidies et des Saperdes, dont le corselet est arrondi ou sans épines; 3° des Priones, dont les antennes sont insérées au-devant des yeux; 4° enfin des Capricornes, par la brièveté du corps et des pattes.

Leurs mœurs et leurs habitudes sont d’ailleurs, sous la forme de larves et d'insectes parfaits, absolument semblables à celles des Capricornes. La plupart ne peuvent voler, et ceux qui jouissent de ce moyen de transport le font pesamment et pendant le jour. Il en est un grand nombre qui sont absolument privés d'ailes, et dont les élytres sont même soudés ; ces espèces se trouvent le plus souvent sur la terre et au milieu des herbes courtes ou des gazons. Fabricius a rapporté plus de cent trente espèces à ce genre. Latreille l’a subdivisé, d’une manière fort commode pour l'étude, afin d'y comprendre toutes les espèces étrangères. Dans une première division , il comprend les espèces dont le corselet est garni d'une épine mobile, et dont les pattes antérieures sont successivement développées, telles que l'Arlequin de Cayenne, Longimana.

La seconde division renferme les espèces dont les pointes du corselet sont fixes ;elle est séparée en cinq groupes. Fabricius y place les espèces dont le corps est deux fois plus large que haut, et celles dont le corps est un peu ou point

‘COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. XYLOPHAGES. G. LAMIE. 613

déprimé, les unes ayant des ailes, et les autres en étant privées , et parmi celles-ci il en est dont le corps est presque carré, tandis qu'il est ovale ou arrondi dans les autres.

En 1835, M. Audinet-Serville a publié dans le tome IV des Ænnales de la Société entomologique de France une classification des Lamiaires, qu'il divise et subdivise en genres au nombre de cinquante-trois, dont nous ne pourrions que signaler les noms, car les espèces nouvelles sont les seules indiquées ou décrites.

Nous allons faire connaître celles des espèces de ce genre nombreux que l’on trouve le plus souvent à Paris.

1. Lamie charpentière. Lamia ædilis. Grise; corselet à pointes jaunes, arrondi sur une même ligne en travers; trois taches brunes obliques sur checun des élytres; les [antennes ont près de 5 centimètres de longueur, quoique le corps n’en ait que 10.

2. Lamie charançon. L. curculionoïdes. Grise; corselet à quatre taches œillées, noires, veloutées, entourées d’un cercle jaunâtre, et trois taches moins régulières, mais semblables, sur les élytres,

C’est la Lepture aux yeux de paon n° 5, qui se trouve assez souvent aux environs de Paris,

3. Lamne la belle. L. pulchra. Verdàtre; le dessus du corselet et des élytres, d'un jaune doré, marqué de lignes noires, qui bordent les taches vertes veloutées et soyeuses.

On la rapporte souvent d'Afrique, d’où nous l'avons reçue ; elle est trèsremarquable pour l’arrangement et la vivacité de ses couleurs.

4. Lamie tisserand. L. textor. D'un noir mat à élytres soudés. C'est une grande espèce, qui a près de 3 centimètres de long sur 3 millimètres de large. On la trouve très-souvent sur les gazons en plein soleil.

5. Lamie tailleur. L. sartor. Noir, à écusson jaunâtre ; élytres sans taches.

6. Lamie cordonnier. L. sutor. Semblable à [la précédente, mais les élytres tachetés de jaune par des poils courts veloutés.

7. Lamie triste. L, tristis. D'un noir chagriné, avec deux grandes taches d’un noir plus foncé et mat sur chaque élytre.

8. Lamie ramoneur. L. fuliginator. Noir; à élytres gris cendrés, avec deux lignes plus claires, effacées, longitudinales.

9. Lamie pédestre. L. pedestris. Noire; élytres semés de points blancs. Toutes ces petites espèces se trouvent à Paris, et présentent beaucoup de variétés décrites sous les noms de lineata, vitligera, morto, rufipes, etc.

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