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toujours le même nombre d'articles à leur tarse que les antérieurs, on n’examine les intermédiaires qu'à défaut des premiers; car si On en compte cinq aux tarses postérieurs, par l'examen desquels il faut toujours commencer, on peut être assuré qu'ils se retrouveront en même nombre sur les quatre autres pattes. De même s'il y en a trois, ou deux seulement en arrière; mais quand on a compté quatre pièces aux pattes postérieures, il faut nécessairement s'assurer du nombre des articles, soit aux tarses de devant, soit à ceux du milieu, ce qui, par le fait, devient indifférent, car ce nombre est toujours semblable dans les quatre membres antérieurs. À l’aide de ce procédé on parvient, avec la plus grande facilité, à la détermination des familles, comme nous le démontrerons par un tableau synoptique qui rappellera les caractères essentiels de chacune de ces familles , au moyen de l'analyse. Nous allons en conséquence indiquer, d’abord sommairement, les noms et les caractères essentiels des familles rapportées aux cinq sous-ordres des Pentamérés, Hétéromérés, Tétramérés et Oligomérés, en faisant connaître les observations plus circonstanciées, ou les motifs qui ont autorisé à établir ces réunions de genres.
Parmi les PENTrAMÉRES, ou chez les Coléoptères qui ont cinq articles à tous les tarses, se trouvent compris des insectes de mœurs et d’habitudes très-différentes. On les a rangés en dix groupes principaux ou familles qui ont paru assez naturelles, d’après les considérations suivantes que nous allons extraire des ouvrages que nous avons publiés en 1806.
Les uns ont les élytres très-courts, ne couvrant pas le ventre, mais cachant les ailes membraneuses ; ce sont les Brévipennes ou Brachélytres, comme les Staphylins. On les trouve
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dans les lieux humides, dans les fumiers, sous les cadavres, sur où dans les champignons; en général partout où des corps organisés tendent à se décomposer ; quelques-uns même attaquent les animaux plus faibles, plus mous et moins bien armés ; ils ne les dévorent que lorsqu'ils ne donnent plus signe de vie. Plusieurs se rencontrent cependant sur les fleurs ; mais il n'y viennent que pour y chercher leur proie. Leurs antennes sont le plus souvent formées de petits articles globuleux ou en chapelet, qu’on nomme moniliformes.
Tous les autres Coléoptères pentamérés ont des élytres assez longs pour couvrir tout le ventre ; mais les uns, que nous avons nommés Mollipennes ou Æpalytres, ont les étuis ou les ailes supérieures tellement molles et flexibles qu’elles ont servi à la dénomination qui en dérive. Tels sont les Téléphores, les Malachies, les Lampyres ou Vers-luisants. Ils se nourrissent de petits animaux quand ils sont parvenus à l’état parfait. On ne connaît pas encore très-bien la manière de vivre de leurs larves ; cependant on sait que plusieurs sont parasites et carnassières.
Chez tous les autres Pentamérés, les élytres sont durs et allongés, étendus sur tout le ventre en général; mais ces Insectes diffèrent entre eux, principalement par la forme et l'étendue des antennes, les uns les ayant très-courtes et terminées en masse, tandis que chez les autres elles sont en fil ou en soie. Parmi ces derniers, les uns, qu’on à nommés Térédyles, ou perce-bois, parce que leurs larves dévorent le tronc des arbres ou vivent sous leur écorce, ont le tronc arrondi, convexe, un peu allongé et presque cylindrique. Tels sont lesVrillettes, les Lymexylons ou ruine-bois et plusieurs autres.
L’aplatissement du ventre et de la poitrine sert à faire réunir les autres espèces dont les antennes ne sont point en masse. ‘Fantôt elles sont divisées en lanières, sous forme de peigne, avec un corselet terminé en arrière par deux pointes, et prolongé en dessous par une saillie qui a fait proposer le nom de Sternoxes où Thoraciques ; tels sont les Taupins et les Richards, dont la plupart vivent ou se développent aussi dans les substances ligneuses, et quelquefois dans le tronc même des arbres vivants.
Tantôt ces antennes ne sont pas dentelées, et les espèces ainsi conformées se rapportent à deux familles, dont la forme des tarses dénote les principales habitudes. En effet, les espèces qui vivent dans l’eau, et qu'on nomme MVectopodes ou Rémipèdes, sont carnassières, et leurs tarses, où plutôt leurs jambes postérieures sont des lames aplaties, ciliées en forme de rames ou de palettes ; tels sont les Dytiques, les Tourniquets et différents genres voisins. Les autres genres n'offrent pas ce caractère, parce qu'ils vivent sur la terre, où ils se nourrissent de proies vivantes, qu’ils pourchassent sans cesse. On les a nommés CrÉOPHAGES où Carnassiers. C’est à cette famille, excessivement nombreuse, que les Carabes appartiennent.
Dans les autres pentamérés dont les antennes sont terminées par une masse feuilletée, tantôt l’élargissement n’a lieu que sur un côté qui est dentelé en scie, d’où provient le nom proposé de Priocères où Serricornes, comme dans les Cerfs-volants ; tantôt la dilatation s'opère à l'extrémité de l'antenne divisée alors en feuillets, comme dans les Hannetons et les Scarabées dont la famille a pris le nom de Pétalocères où Lamellicornes.
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Il y a encore d’autres Coléoptères qui ont les antennes en masse, mais non lamellées, et formant une extrémité arrondie et solide, quelquefois allongée, mais dont les articles sont percés d’outre en outre, et qu’on désigne comme perfoliés. Nous les avons distribués en deux familles. Lorsque cette masse est composée d'articles tellement en contact qu’elle paraît formée d’une seule pièce, comme dans les Escarbots, les Anthrènes, on les nomme Stéréocères ou Solidicornes, et quand, au contraire, les articles laissent entre eux un certain intervalle, comme dans les Boucliers, les Nécrophores, les Nitidules, on appelle cette famille les Helocères ou Clavicornes.
Le nombre des articles dont se compose le tarse des Coléoptères pentamérés ne paraît pas avoir exercé une influence aussi grande sur leurs mœurs que dans le sous-ordre des Tétramérés , qui sont des Coléoptères fuyant presque tous la lumière, et se nourrissant uniquement de débris de végétaux. Les Pentamérés, au contraire, ont des habitudes et des conformations très-variées; cependant on peut reconnaître que la plupart recherchent essentiellement les matières animales ou des substances végétales les plus dures, sous leurs deux états de larves et d'insectes parfaits.
Nous allons présenter un tableau analytique de ces dix premières familles, dont l’ordre naturel et systématique doit être étudié d’après la série des numéros qui précèdent leurs
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