‹ Entre camarades; ouvrageChapitre 4 sur 14 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

C'est par le nom de Pernot. de ce camarade qui fut mon maître et mon guide, que je tenais à clore ces souvenirs : je ne pouvais mieux terminer qu'en payant à sa mémoire cette pieuse otïrande.

Hélas! que d'autres compagnons, partis avec moi. sont demeurés en route et dorment comme lui dans quelque coin de cimetière!

De mes anciens voisins. Armand. Frédéric et Tony deMarson, aucun ne reste : le pauvre Tony, qui était devenu médecin de campagne, est mort.

il y aune dizaine dannées, au fond d'un ravin, par une nuit d'hiver, en allant soigner ses malades, mort enfoui dans la neige — sur le champ d'honneur.

D'autres, Maucrôix, Surlanges, Yarlot, Herbelot, sont aussi tombés glorieusement, tués en 1870 par les balles prussiennes.

Morts aussi Paul Marchai, Colin, Larombardière....

Et Maginot, ce pauvre Alfred Maginot, si aimant, si bon garçon, mais (jui ne pouvait jamais rien faire conune tout le monde et nous servait à tous de tète de Turc et de souffre-douleur? Je le vois encore arriver chez moi, en uniforme de maréchal des logis-chef de dragons, par une chaude après-midi de mai. C'était dans les dernières semaines de la Commune, et, bien que l'entrée de Paris fût soigneusement interdite a tout militaire n'appartenant pas aux troupes communalistes, lui, il avait trouvé moyen de venir se promener sur les boulevards en plein jour, au milieu de la foule, avec son casqiiè à crinière, ses galons, sou costume tout flambant neuf, étincelant, miroitant et superbe.

r . Il était radieux, ce grand diable de Maginot, tout her de s'exhiber et se pavaner, d'en-

Mayiuol me serra la main à me la désaiiiculer.

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