CONTE
LE DECOURâGSUR D'HESITATION
Un des derniers numéros de L^ Opi/inon Fiibliqne, contenait nne délieiense j)etite nouvelle, inti tulée : La Dame et le Tigre.
Yoici le sujet en deux mots : *
Un ôtrang-er, jeune et beau, mais de naissance plébéienne, arrive un jour dans la capitale d'un roi à demi barbare, située. . . . où vous voudrez, quelque jjart, bien loin.
Il voit la fille du monarque et en devient éperdument amoureux. La princesse ne reste pas insensilde aux regaixls brûlants de son adorateur et partage bientôt sa passion.
Le roi averti, ne peut pardonner au jeune homme son audace. Il le fait arrêter et le con- (Uunne à être jeté en x^âture aux bêtes fauves. Cependant, [)ar un reste de pitié, il modifie son jugement et décide qu'il sera conduit dans l'arène et devra ouvrir une des portes qui se trouvent au fond, en face de la loge royale. Dans les caveaux où l'on pénètre par ces deux portes se trouvent,
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dans Fun, nn tigre affamé, qui s'élancera sur sa l)roie, dans l'autre une charmante Jeune lille noble qui s'avancera et offrira sa main au condamné, s'il est assez heureux x>our ouvrir sa cellule.
La princesse, à force d'or, a pu savoir où se trouvait le tigre.
Le grand jour est arrivé, le jeune homme paraît dans Tarône, s'incline devant le roi et regarde celle qu'il aime et qu'il va x^eut-être voir pour la dernière fois.
La princesse lui fait un léger signe. Son amant comprend et se dirige directement et sans hésiter vers l'une des deux portes, celle qu'elle lui a désignée.
Qui ya sortir ; la dame ou le tigre i
C est là la question qui n'avait pas encore été résolue jusqu'à ce jour.
Le hasard vient de nie mettre sous la main une revue américaine qui contient la suite de cette aventure.
La traduction n'est pas millionnaire, mais je n'ai pas eu le lemps deT enrichir, comme disait ce bon Henri Mûrger.
Près d'une année s'était écoulée depuis le drame
de l'arène, connu sous le nom de : La Dame et le
Tigre, quand cinq étrangers, d'un pays lointain,
arrivèrent au palais du roi. Ces hommes, de bonne
mine et de manières distinguées, furent reçus par un des grands de la cour, auquel ils tirent connaître le but de leur voyage.
— Très noble seigneur, dit le clief de la députation, il paraît qu'un de nos compatriotes se trouvait ici, dans votre capitale, au moment où un jeune homme, qui avait eu l'audace d'aspii'er à la main de la lille de votre roi, fut conduit dans l'arène, au milieu de la foule assemblée. Il reçut l'ordre d'ouvrir l'une des deux portes, ignorant si un tigi'e féroce allait s' élancer sur lui ou si une charmante femme ne s'avancerait pas, prête à devenir sa femme. Notre concitoyen était nerveux au possible, et quand la porte fut sur le point de s'ouvrir, saisi de frayeur, il perdit tout son sangfroid, s'élança hors de T arène et, sautant spr son cheval, il revint chez nous en toute hâte. Cette histoire, que notre ami nous conta, nous intéressa au plus haut point, et nous regrettons beaucoup qu'il n'ait pas attendu la fin de l'aventure. Nous espérions, cependant, que quelques semaines plus tard, un voyageur venant de votre ville nous apporterait d'autres nouvelles; mais jusqu'au jour où nous avons quitté notre pays, nous sommes restés dans la môme ignorance. Enfin, on décida que la seule chose à faire était d'envoyer une députation en ce pays, afin de vous demander : " Qui sortit de la porte ouverte, la dame ou le tigre?"
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Le grand chambellan, après avoir été ainsi mis au courant du but poursuivi par cette respectable députation, fit entrer les cinq étrangers dans une salle, où ils prirent place sur des coussins moelleux, et ordonna de leur servir du café, des pipes, des sorbets et autres rafraichissements semi-barbares. Puis, prenant place lui-même devant eux, il leur parla en ces termes :
— Très nobles étrangers, avant de répondre à votre question, je dois vous faire part d'un incident qui a eu lieu, peu de temps après l'aventure à laquelle vous venez de faire allusion. Ce n'est un mystère pour personne, dans le monde entier, que notre grand roi est très fier de posséder à sa cour les plus jolies femmes qu'il soit j)ossible de voir. Toutes les suivantes de la reine et de la famille royale sont d'adorables jeunes filles, que l'on a choisies dans le royaume. La renommée de cet essaim de beautés, sans égal dans toute autre cour royale, s'est répandue au loin, et si le système de justice expeditive de notre roi n'avait iDas eu une égale réputation, il est probable que nombre d' étrangers seraient venus à notre cour.
Cependant, il n'y a pas bien longtemps, il nous vint d'un pays lointain un prince très distingué et dont le rang ne pouvait être mis en doute. Une audience lui fut évidemment accordée ; notre roi le reçut très gracieusement et le pria de lui faire connaître le but de sa visite.
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Le prince lui dit alors c[u' ayant entendu parler de la supériorité des dames de sa cour, il était venu lui demander la permission d'offrir sa main à l'une d'elles.
Quand notre roi entendit cette étonnante réponse, il rougit de colère et s'agita lièvreusement sur son trône ; nous nous attendions même à entendre tomber de ses lèvres tremblantes quelque cruel arrêt, mais il parvint à se maîtriser et, après un moment de silence, il regarda le prince et dit :
— Votre demande est accordée. Demain, à midi, vous épouserez une des plus jolies filles de notre cour.
Puis, ^se tournant;^ alors vers ses courtisans, il ajouta :
— Donnez V ordre de tout préparer pour le mariage, qui aura lieu demain, à midi i^récis, dans ce palais. Conduisez le prince royal à ses appar tements. Envoyez lui tailleurs, bottiers, chapeliers, bijoui^iers, armuriers, et que tous les serviteurs qu'il peut désirer se mettent à ses ordres. Quoi qu'il demande, donnez le lui, et que tout soit prêt pour la cérémonie de demain.
— Mais, sire, s'écria le prince, avant de l'aire ces préparatifs, je désirerais ....
— Pas un mot de plus ! s'écria le roi. Mes ordres royaux ont été données, et rien de plus ne doit être dit. Vous avez demandé une faveur, je vous
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l'ai accordée ; maintenant, je ne veux plus entendre un mot sur ce sujet. Adieu, prince, à demain à midi !
Le roi se leva et sortit de la chambre d'audience, pendant que le prince était entraîné dans les appartements qui lui avaient été réservés. Puis vinrent les tailleurs, chapeliers, bottiers, bijoutiers, et tous ceux dont il pouvait avoir besoin pour le parer pour la cérémonie. Mais le prince était bien préoccupé et très perplexe.
— Je ne j)uis rien comprendre, à tant de précipitation dit-il à ses suivants. Quand verrai je les dames et quand pourrai-je choisir parmi elles ^ Il faut que je juge non seulement de leurs formes et de leurs traits, mais encore que je puisse me rendre compte de leur intelligence et de leur esprit.
— î^ous ne pouvons rien vous dire, lui réponditon. Ce que notre roi juge à pro|)OS de commander doit être fait, et nous ne savons rien de plus.
— Les idées de Sa-Majesté semblent assez singulières, dit le prince, et autant que je puis voir, ne s'accordent pas du tout avec les miennes.
En ce moment, un des suivants que le prince n' avait j)as encore remarqué vint se placer près de lui. C'était un homme aux formes herculéennes, qui tenait de la main droite la poignée d'un énorme cimetère recourbé, au tranchant plus aiguisé qu'un
rasoir, et dont la lame reposait sur son bras gauche. Portant cette arme terrible aussi délicatement et avec autant de soin qu'il l'eut fait pour un petit enfant endormi, il s'inclina devant le prince.
— Qui êtes- vous ? s'écria le prince en reculant à la vue du glaive menaçant.
— Moi, dit l'autre avec un sourire courtois, je suis le Dk-ouragenr (Tlihitation. Quant notre roi fait connaître ses résolutions à qui que ce soit, sujet ou étranger, dont les dispositions semblent ne x)as s'accorder exactement avec celles de Sa Majesté, je suis chargé de l'accompagner partout, et s'il est t«nté de ne pas suivre les ordres royaux, il peut me regarder et faire ce qu'il veut.
Le prince le regarda et jugea à ]3ropos de se faire prendre la mesure d'un habit.
Les tailleurs, les bottiers, les chai^eliers travaillèrent toute la nuit, et le lendemain matin tout était prêt. L'heure fixée s'avançait rapidement, et le prince demanda de nouveau quand il pouvait espérer être présenté aux dames de la cour.
— Le roi décidera de cette affaire, lui réponditon, nous n'en savons rien.
— Votre Altesse, dit le Décourageur cV hésitation en s' approchant et en saluaut bien bas, Votre Altesse voudra bien remarquer l'excellente qualité de cette aime.
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Et, prenant nn cheveu de sa tête, il le posa sur le tranchant du cimetère ; à peine avait-il touché le fer que le cheveu fut coupé en deux.
Le prince le remarqua très bien, tourna les talons et ne dit mot.
Bientôt on vit arriver des officiers de la cour qui le conduisirent dans la grande salle du palais, où devait avoir lieu la cérémonie. Le roi était assis sur son trône, entouré des nobles, de ses courtisans et des officiers de F armée, lui formant une cour magnifique.
Le prince, placé en face du roi, ht un profond salut et dit :
— Votre Majesté, avant d'aller plus loin. . . .
Au même instant, un serviteur s'approcha, tenant à la main une longue écharpe de soie très fine, qu'il X3assa vivement: et si adroitement autour de la bouche du prince, que celui-ci fut réduit au silence. Puis, avec une dextérité étonnante, le reste de F écharpe fut nouée derrière sa tête de manière à l'empêcher complètement de voir. Deux ouvertures furent pratiquées, près de la bouche et des oreilles, afin de lui i:>erm.ettre de resjDÎrer et d'entendre.
Tout cela dura quelques secondes à peine.
Le premier mouvement du prince fut d'enlever F écharpe, et déjà il levait la main dans cette intention, quand il entendit près de lui la voix du Décourageur (T Id^sitation, qui murmurait douce-
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ment: " Je suis ici, Votre Altesse.'* Et l'on vit le bras du prince retomber à son côté.
Devant lui, cependant, un murmure se iit entendre, il prêta l'oreille et reconnut la voix d'un prêtre, prononçant les paroles sacramentelles de la cérémonie du mariage, usitées en ce pays étrange. Un fi'ou-frou attira aussi son attention, et il resta convaincu qu'il était produit par un bruissement de soie. Ije prêtre lui ordonna alors de prendre la main de la dame qui se trouvait à côté de lui et, étendant la main droite, le prince sentit s'y poser une autre main, si petite, si douce, si bien faite et si délicate au toucher, qu'un frisson deVolupté le fit tressaillir.
Suivant la coutume du pays, le prêtre demanda à la dame si elle consentait à prendre cet liomme pour époux, et la voix la plus douce qu'il eût jamais entendue répondit : " Oui.''
Le sang afflua au cœur du prince. Le contact de cette main, le ton de la voix, tout le charmait.
Toutes les dames de la cour étaient Jolies, le Décourar/eur d"* hésitation se tenait près de lui. Que vouliez- vous qu'il lit ? Aussi, répondit-il à son tour d'une voix assurée, à travers sou bâillon de soie : " Oui."
Le prêtre déclara qu ils étaient unis pour la vie.
Aussitôt il entendit un bruit assez prononcé, et la longue éçharpe fut rapidement enlevée de sa tête.
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Il tourna vivement les yeux alin de voir sa femme, mais pas une dame n'était dans la salle.
Muet d'étonnement, incapable de dire un mot, il regarda autour de lui.
Le roi descendit alors de son trône et vint le prendre par la main.
— Où est ma femme i demanda le prince.
— Elle est ici, répondit le roi, en le conduisant vers une porte garnie de rideaux, qui se trouvait sur l'un des côtés de la grande salle.
Les rideaux s'ouvrirent et le prince, en entrant, se trouva dans une immense galerie, le long de laquelle se trouvaient rangées, en ligne, quarante dames, vêtues de riches atours et toutes plus belles l'une que T autre.
Etendant la main vers cette rangée de beautés, le roi dit au prince.
— Votre femme est ici ! Approchez et allez à elle ! Mais, rappelez-vous bien ceci : si vous tentez d'emmener une des femmes non mariées, de notre cour, votre exécution aura lieu sur le champ. Maintenant, plus de .retard. Avancez et x^renez votre femme.
Le prince, comme dans un rêve, passa lentement devant la ligne des dames et revint sur ses pas avec la même lenteur.
Rien ne pouvait lui indiquer que l'une put être sa femme plutôt qu'aucune des autres. Leurs toi-
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lettes étaient toutes semblables ; toutes rougirent, toutes le regardèrent, puis baissèrent les yeux.
Elles avaient toutes des mains adorables. Aucune ne dit un seul mot. Pas une ne remua même un doigt pour faire le moindre signe. Il était évident que des ordres très sévères leur avaient été donnés.
— Que signifie ce retard ? s'écria le roi. Si je m'étais marié aujourd'hui avec une femme aussi jolie que celle que vous venez d'épouser, je n'attendrais pas une seconde pour la réclamer.
Le prince, tout bouleversé, parcourut encore le même chemin et revint sur ses pas. Cette fois, un léger changement s' était opéré dans l' attitude de deux des dames. L'une des plus charmantes avait souri gracieusement au moment où il passait. Une autre, aussi jolie, avait froncé le sourcil, mais si peu, que lui seul le remarqua.
—Maintenant, dit le j)rince en lui même, je suis certain que c'est l'une de ces deux femmes que j'ai épousée. Mais laquelle '( Celle-ci a souri. Et quelle est la femme qui ne sourirait pas en voyant en pareil cas son mari s'approcher d'elle ? Oui, mais, si elle n'est pas ma femme, n'aurait-elle pas souri de plaisir en penimnt que je ne l'ai pas choisie et pour me prouver qu'il est inutile de iDenser à elle ? Cependant, d'un autre côté, quelle est la femme qui ne froncerait pas le sourcil en voyant son mari venir à elle et n« pas la réclamera N'est-ce pas un
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signe d'amour, et cela ne veut-il pas dire : " C'est moi ! ne me reconnais-tu pas, viens à moi ! " Mais si cette dame n' est pas mariée, n'est-il pas naturel qu'elle ait froncé le sourcil comme j)Our me dire : " J!!^e t'arrête pas à moi ! c'est ma voisine ! Va plus loin ! "
Et pourtant, j'y songe: celle que j'ai épousée n'a pas vu ma figure î Pourquoi aurait-elle souri i Et l'autre, pourquoi aurait-elle pris cet air courroucé ?
Un sourire est un signe d'amour! Un froncement de sourcil est un reproche de trop tarder à venir !
— Maintenant, écoutez-moi, s' écria de nouveau le roi. Si, dans dix secondes, vous n'avez pas pris la femme que je vous ai donnée, celle qui vient d'être votre éj'ouse sera veuve.
La dernière syllabe n'était pas sortie de la bouche du roi, que le Décourageur cr hésitation s'approcha du prince et murmura ces mots :
— Je suis ici !
Le iDiince ne pouvait plus hésiter, il s'avança d'un pas ferme et prit l'une des deux dames par la main.
Les cloches sonnèrent à toute volée ; des cris joyeux éclatèrent dans tout le palais, et le roi s'a,vança pour complimenter le prince.
C'était bien sa femme qu'il avait choisie !
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— A présent, dit le grand chambellan aux cinq étrangers, quand vous aurez deviné vous-mêmes quelle dame le prince a choisie, celle qui a souri ou celle qui a froncé le sourcil, je vous dirai qui est sorti du cachot : la dame ou le tigre.
Aux dernières nouvelles, les cinq étrangers n'avaient encore pris aucune décision à ce sujet.
HOTELIERS.
Il y,a des gens qui ont le sens moral singuliùj'e ment oblitéré.
Vous savez qu'il s'est formé depuis quelque temps déjà des sociétés dont le but, très louable, quand il est bien comx)ris, est de faire la guerre à la vente des boissons enivrantes, et vous n'ignorez pas non plus qu'elles ne sont arrivées jusqu'à x^résent qu' à des résultats négatifs.
Je ne discute pas, je constate, je déplore même cet insuccès, mais ce que vous ne savez i)as encore, sans doute, c'est qu'une de ces sociétés x>o^^ssée par un excès de zèle — je ne veux pas qualifier plus durement le procédé — en est venue à exciter^ies gens au vice pour mieux leur prouver que ce qu' ils faisaient était illégal.
Lycurgue ordonnait que les ilotes pris de vin fussent exposés aux regards des enfants pour dé goûter ceux-ci du hideux spectacle que donne l'homme ivre, mais la société à laquelle je fais allusion agit autrement, elle pousse les enfants à acheter eux-mêmes du whiskey, puis les force à dénoncer celui qui leur a vendu
L'opération se fait parfois même avec un rafinement de ... . ruse qui étonne de la part de gens animés de si bonnes intentions.
Sacliant que l'hôtelier connaît les règlements de la loi des licences et qu'il se gardera bien de vendre à des mineurs, on choisit des jeunes gens paraissant plus vieux que leur âge, on les excite à se présenter chez lui, munis d'une bouteille nSnuscule, et à demander pour quelques cents de boisson, de manière à vraiment faire croire qu'il s'agit de j)réparer une potion quelconque destinée à un malade.
Aussitôt en possession de l'eau de feu obtenue, pour ainsi dire, sous de faux prétextes, les petits malheureux s'en vont triomphalement trouver leurs mandants qui s'empressent de dénoncer l' hôteliers coupable d' avoir cédé, le ijlus souvent, à un bon mouvement.
C'est un joli métier que l'on fait faire à ces jeunes gens, et s'ils profitent des leçons qu' on leur donne, il pounait très bien se faire qu'ils finissent un jour dans une position élevée, à dix pieds de terre et au bout d' une corde !
De mouchard et menteur à voleur et assassin, il n'y a qu'un pas — un peu grand peut-être — mais un pas que l'on franchit facilement.
Une foie la dénonciatio/i faite sous les plus grands serments du monde, et sans rougir, la cause se