LE CANT
Voici que de nouveau nos amis les Anglais de la province d’Ontario, en général, et de Toronto, en particulier, recommencent à prendre des airs de Croquemitaine, et font mine de vouloir nous avaler tous crus, et, vraiment, si nous ne nous mettions pas en travers, ces Tartarins du Nouveau-Monde nous auraient déjà digérés depuis longtemps.
Les petites représentations qu’ils donnent de temps en temps, sous forme d’assemblées de pro testation contre les e1"piètements de la race française en Canada, sont de telle nature qu'elles pourraient avoir une certaine influence sur des personnes qui n’en connaîtraient pas les organisateurs, et ceux-ci en sont arrivés, l'excitation aidant, à se donner des airs si terribles qu'ils peuvent à peine se regarder entr'eux et qu'ils se font peur les uus aux autres.
Ce résultat est assez curieux et c’est à peu près le seul qu’ils obtiendront, à part le ridicule qu’ils s’attirent et dans lequel ils se draperont, si cela leur fait plaisir, mais ce qu’il y a de plus intéres sant c'est de rechercher la cause réelle de cette agitation intempestive,