‹ Entree de clownsChapitre 15 sur 17 · LE PERROQUET INCRÉDULE · texte numérisé non relu

LE PERROQUET INCRÉDULE

Les pénitents gris ont beau chanter à tue-tête :

iMudate,,.

Patrice et Pépin des Grillons ne les entendent pas, ils ne les voient pas; ils n'aperçoivent que Nanette et Lalie, que le commencement de leurs seins nouveaux sous une ruche légère.

M. le curé arrive enfin devant le reposoir et s'agenouille.

Le perroquet, immobile sur son perchoir, très calme depuis que la procession défile, paraît s'inléresser beaucoup à la cérémonie en train de se dérouler devant lui; il écoute gravement, sans ouvrir le hoc , le pieux cantique entonné par ces demoiselles, un petit « allegro » assez entraînant et polisson :

Je sens sa présence !

Le ciel est en moi !

Mon âme en silence S'unit à son roi !

L'amour qui m'embrase Pour vous, mon vainqueur, De sa douce extase Inonde mon cœur !

Au refrain [con ardoré) :

Amour, amour, amour à Jésus!

ENTRE! DE CLOTNS

Les jeunes filles, au milieu des nuages d'encens, fanccnt au ciel, d'une voix chaude, vibrante, le suprême cri.

Alors, dans le profond silence de la foule pros-

tornéo, recueillie, le perroquet, d'un gosier enroué, cavemeux, prononça :

— Tas de cliameaux !

Ce fui un scandale, un ahurissement général ;

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